mardi 12 avril 2016

Manifestation nationale à Rennes le 30 avril pour le droit d'asile

La dégradation des conditions de l'asile en Europe est tragiquement illustrée par les conditions faites aux réfugié-e-s à sa frontière Sud et l'accord honteux passé avec la Turquie. 

Les gouvernants européens continuent d’entretenir le mythe de l’invasion et d’alimenter ainsi la montée de l’extrême droite et de ses violences anti-migrant-e-s. La question migratoire est devenue centrale pour l'Europe. Le risque est grand de nouvelles tensions nationalistes et racistes. 

La situation des migrant-e-s, des demandeurs d’asile en particulier, s’est précarisée : des milliers de mort-e-s dans la Méditerranée, des bidonvilles comme à Calais, l’enfermement de masse dans des camps, des barbelés et des murs dans toute l’Europe, etc. 

La politique migratoire reste désespérément restrictive. En France, la nouvelle loi sur l’asile contient des dispositions limitatives du droit d’asile : procédures accélérées, suppression de recours administratifs, évaluation très partielle de la vulnérabilité du demandeur, contrôle renforcé de l’hébergement, baisse de l’allocation pour certains demandeurs, élargissement du pouvoir de contrôle de l’OFPRA. 

À Rennes, la préfecture expérimente de nouvelles stratégies juridiques pour expulser ou précariser les demandeurs d'asile... Avant une généralisation de ces pratiques dans tous les départements ! 




DROIT D’ASILE EN DANGER : SOS !

Les milliers de migrant-e-s noyé-e-s dans la Méditerranée : STOP !

L’Europe forteresse qui rejette les migrant-e-s : STOP !

Le troc de migrant-e-s organisé entre la Turquie et l’Europe : STOP !

Les bidonvilles comme ceux de la « jungle » de Calais : STOP !

Le retour des barbelés, des murs et des frontières en Europe : STOP !

Les camps d’enfermement en Grèce, Hongrie, Turquie, etc. : STOP !

Les demandeurs d’asile qu’on se renvoie entre pays européens : STOP !

L’usage des empreintes digitales pour « tracer » 
les demandeurs d’asile depuis leur pays d’origine : STOP !

JOURNÉE NATIONALE POUR LE DROIT D’ASILE
Samedi 30 avril à Rennes


10 h – 13 h : 
Rencontre nationale 
des organisations de soutien aux migrant-e-s de toute la France

15 h – 17 h : 
MANIFESTATION NATIONALE 
POUR LE DROIT D’ASILE
dans les rues de RENNES 
avec la participation de structures venues de toute la France

Rendez-vous 15 h, Esplanade Charles De Gaulle


18 h – 23 h : Apéritif, discussions, concert.

Programme musical

La Belle Bleue
Norwenn Korbell
Marhan Timbuctu
Weld el 15



lundi 11 avril 2016

Conférence de sensibilisation sur la situation des Migrants



Vous voulez vous engager auprès des migrants ? Mais vous ne savez pas comment faire? Vous n’avez pas les contacts ? Ou vous voulez simplement vous renseignez sur la situation des migrants en France ?
La commission Aide et intégration de l’association Igr Entr'aides ainsi que l’Association Vox Juris ont la solution. Nous avons l’honneur de vous inviter à une conférence de sensibilisation sur la situation des Migrants le mardi 19 avril 2016 à l’IGR.

Au programme : une intervention de 3 associations venant en aide aux migrants :
- Un toit c'est un droit Rennes
- Utopia 56
- Aidons les réfugiés - Brest
Suivi de questions réponses et d’un pot d’échange avec les intervenants.

En attendant, vous pouvez déjà agir pour les migrants. Vox Juris organise une collecte à la Fac de Droit, le mardi 19 Avril de 9h à 17h pour l'association UTOPIA 56 qui achemine le matériel jusqu'au camp de Grande-Synthe.

jeudi 31 mars 2016

INFO DE DERNIERE MINUTE : SOIREE DAZIBAO ANNULEE

En des raison des échauffourées en centre-ville durant 
la manifestation contre la loi El Khomri, 
la préfecture vient de décider d'annuler la soirée DAZIBAO. 

mardi 29 mars 2016

Soirée DAZIBAO le 31 mars

Organisées par le CRIJ Bretagne, les soirées Dazibao sont des soirées gratuites destinées aux jeunes. Elles  sont construites autour  d’une programmation musicale sur scène, d’espaces ludiques et d’espaces d’informations et de découvertes. 

Le programme de la soirée du 31 mars


La prochaine soirée Dazibao se déroulera le jeudi 31 mars de 21 h à 2 h dans l'ancienne Caserne de Gendarmerie de la rue Guillaudot (centre-ville de Rennes) pour une soirée "Merci de Déranger !" autour de la thématique des Libertés : l’occasion de s’exprimer, de s’informer et de faire la fête autrement.

Deux thématiques seront abordées autour de la situation des migrants :
La liberté de circuler : échanges sur l'actualité locale, nationale et européenne. 
Le droit au logement en raison de la date fatidique du 31 mars qui marque chaque année la fin de la trêve hivernale.

Plusieurs organisations seront présentes autour d'espace de projection vidéo, d'exposition photo,  d'animations, d'échanges : Le MRAP 35, Utopia 56, Un toit c'est un droit, Le DAL 35, la Fondation Abbé Pierre et la présentation du projet d’Albane autour de « dessinons nos rêves en exil » sur ses rencontres avec les migrants dans différents pays. 

Le théme des libertés sera plus largement abordé au cours de cette soirée avec un débat-mouvant géant animé par la SCOP le Contre-Pieds : Liberté d’Expression, Liberté de Circuler, Liberté à disposer de son Corps, Liberté de Consommer autrement, Liberté de s’amuser tout simplement. Il y aura également la création d'un fanzine participatif, une zone de gratuité, une disco-soupe, du futsal, le Genepi et sa reproduction taille réelle d’une cellule, démonstration et initiation de break dance...
 
Côté scène 

Black Crom (rap)

Weld El 15  (rap engagé)*

Billy Ze Kick (électro cosmique whizz)

Bout’40 (ragga sound system) 

La Folie des Glandeurs (flamenco-punk). 


* Weld El 15 : Un combat en musique



Alla Edine Yacoubi, alias Weld El 15, est un rappeur tunisien qui doit son succès à son identité musicale et son combat pour la liberté d'expression. 
Il a débuté à 15 ans et s’est rapidement imposé sur la scène locale. Sa carrière professionnelle commence en 2009. Son rôle d'animateur dans une émission de rap sur Radio Libre à Tunis en 2011 et sa collaboration artistique avec des rappeurs étrangers contribue à sa notoriété au-delà du Magreb. 

Symbole de la jeunesse tunisienne

Weld El 15 est arrêté le 21 février 2012 pour consommation de cannabis. Il est emprisonné pendant 9 mois. Durant sa détention, il écrit "Boulicia Kleb" (les policiers sont des chiens), une chanson contre les méthodes des forces de l’ordre qui lui vaudra une nouvelle condamnation à 2 ans de prison ferme en première instance. La peine est commuée à 6 mois avec sursis en appel, mais le soulagement est de courte durée. Après avoir interprété un extrait de cette chanson lors d’un festival à Hammamet en 2013, il est condamné à nouveau par contumace à 21 mois de prison ferme. Weld El 15 entre dans la clandestinité, mais après 4 mois de cavale, il décide de se rendre à son procès. Il est condamné à 4 mois de prison ferme avant d’être relaxé en appel.
Suite à ce long feuilleton judiciaire très médiatisé, le rappeur devient le symbole de la jeunesse déçue du Printemps arabe et porte-paroles du combat pour la liberté d’expression.  Il est sélectionné pour le prix Sakharov en 2014 qui honore les défenseurs des libertés fondamentales. Il reçoit le soutien de nombreux artistes internationaux. 

Un nouveau départ ?

C’est alors que des politiciens français lui proposent de venir en France. Avec Mustapha Fakhfakh, un autre rappeur tunisien, Weld El 15 débarque à Saint Malo en février 2015 muni d’un visa « compétence et talents », un sésame que des milliers d’artistes étrangers rêvent d’obtenir. Un contrat est signé pour 5 ans avec une maison de production rennaise. L’avenir sourit enfin aux 2 musiciens qui fourmillent de nouveaux projets artistiques. 
Dès leur première présentation au guichet de la préfecture d’Ille et Vilaine, le ton est donné : tentative d’intimidation et menaces de la part du chef de service des étrangers. Weld El 15 et Mustapha comprennent rapidement que le pays des droits de l’Homme est devenu une terre hostile aux étrangers. Ils déposent leur demande de titre de séjour, puis attendent …Un an s’écoule, la préfecture ne répond toujours pas, malgré l’intervention de nombreux élus.

Maltraité en France comme en Tunisie

Alors qu’ils ont quitté la Tunisie pour composer librement en France, Weld El 15 et son ami se retrouvent aujourd’hui sans-papiers, privés de tous leurs droits, contraints de vivre dans la plus grande précarité. Tous leurs projets artistiques sont arrêtés en attendant que la préfecture d'Ille et Vilaine daigne répondre à leur demande. Ils se sentent trahis, humiliés et surtout révoltés contre l'administration française qui les invite à venir en France, puis refuse de leur délivrer un titre de séjour acquis de plein droit avec le visa que ces mêmes autorités leur ont délivré. 

En Tunisie comme en France, Weld El 15 ne sera jamais réduit au silence. Nous vous invitons à venir les écouter sur scène à Rennes le 31 mars dans la cadre d'une soirée Dazibao consacrée aux Libertés :

lundi 14 mars 2016

2 réunions publiques à Rennes le 16 mars : Calais où en sommes nous? Comment est-il possible d'agir?



Des réfugiés survivent à Calais et à la Grande Synthe dans des conditions indignes. 

Où en sommes-nous ? Comment est-il possible d’agir ?

Yann, cofondateur de l’association Utopia 56, Hélène, Marion ... tous bénévoles à Calais, témoigneront le mercredi 16 mars à Rennes de leur expérience et proposeront des possibilités concrètes d’actions. 

L’association Utopia 56, mise en place depuis l’automne dernier, est implantée sur Lorient, Quimper, Rennes, Lille et Boulogne-sur-Mer. Elle facilite et encadre la venue de bénévoles à Calais :



2 réunions publiques d’information à Rennes le mercredi 16 mars 

16 h 00 au Blosne - Salle Volclair - 21 Boulevard Volclair – Métro Blosne

20 h 30 à la Maison Internationale de Rennes -  7 quai Chateaubriand – Métro République

Cet événement est organisé en lien l’association Tous Pour La Syrie et avec le soutien du MRAP 35. 

samedi 30 janvier 2016

Rapport d'activité 2015 de Un toit c'est un droit

Rapport d'activité 2015 de l'Association Un Toit c'est Un Droit







Week-end du 7-8 février nouvelle maison à Villejean

Maison petite mais bien isolée, 1 grande pièce en bas avec petit coin cuisine et salle de bain, 2 chambres en haut
Une famille congolaise avec 8 enfants s’y installe. Nous officialisons le 16 février. Ils y sont toujours.


34 associations nationales ont lancé un appel à une nuit de la solidarité avec les sans-abris le jeudi 12 février.

Kevin accroche une banderole sur la grue, Galaz fait un graph, soupe chaude…
(À Rennes, l'association « Un toit c'est un droit » appelle à un rassemblement à partir de 18 h place de la Mairie très peu de monde)

Lundi 16 février 2015 : réunion inter assoc/mairie

Horaires d'ouverture abri de nuit insuffisants, localisation, inconfort total. Point sur COORUS : intéressant mais insuffisant.

Mardi 17 février à 19h45 au cinéma l'Arvor


Le MRAP 35 et "Un toit, c'est un droit" ont animé un débat à l'issue de la projection du film "Spartacus et Cassandra".


L'association « Un toit c'est un droit » invite toutes les personnes préoccupées par la situation des sans-abris à venir discuter à la MIR (7 quai Chateaubriand à Rennes) le 19 février à partir de 20h. Décision d’organiser manifestation 28 mars avec votation citoyenne.


20 Février une nouvelle maison nous accueille à Betton

Une maison située sur la commune de Betton réquisitionnée par une vingtaine de migrants.
Mercredi 25 février, officialisation car VALLS vient à Betton le 27 février. Par la suite, ce squat va devenir une convention avec la mairie de Betton.



A l'occasion de la venue du ministre du logement, nous avons participé à un rassemblement à 11h au métro Clémenceau pour dénoncer le mal-logement.


Comme chaque année le 31 mars sonne la fin de la trêve hivernale, la reprise des expulsions et la diminution du nombre de places en hébergement d'urgence (115), déjà très insuffisant (73 % de réponses négatives en janvier).
Un collectif d'association, parmi lesquelles "Un toit, c'est un droit", La Fondation Abbé Pierre et le DAL 35, organise une journée d'actions contre le mal-logement le samedi 28 mars

11 h place Sainte Anne : votation citoyenne pour réaffirmer que le droit à l'habitat est un droit fondamental : pas d'expulsion sans relogement, respect du caractère inconditionnel du droit à l'hébergement, augmentation des places en CADA...

12 h place de la Mairie : pique-nique solidaire

15 h, place de la Mairie : manifestation en centre-ville

16 h 30 retour place de la mairie où était dressé "Un village des exclus" (campement éphémère)

17 h, "Au pire tu traces", un docu-fiction théâtral autour des jeunes en errance présenté par "la Compagnie Caravane"

Mercredi 1 avril 2015 fermeture de l'Abri de Nuit

Ce matin, une quinzaine d'adhérents et de sympathisants de « Un toit c'est un droit » et du DAL se sont retrouvés à 5 h du matin devant l'abri de nuit pour protester contre son démantèlement aujourd'hui, du fait de la fin de la trêve hivernale. Après une courte occupation, ils ont été expulsés par les forces de l'ordre vers 6 h.


« En une semaine, 10 enfants ont connu la rue. »

Le jeudi 9 avril évacuation de Quineleu

Le 9 avril s'est déroulée l'évacuation "négociée" de l'immeuble situé 23 rue Quineleu, occupé depuis le 8 janvier 2014 successivement par plusieurs familles. Le DAL et Un toit c'est un Droit vont gérer chacun une convention pour les familles évacuées du squat.


Le vendredi 10 avril, ouverture de Chartres

Des demandeurs d'asile majoritairement somaliens, ont officialisé l'ouverture d'un nouveau lieu situé 112 rue de la Chaussairie, au lieu-dit "La Belle Épine", sur la commune de Chartres de Bretagne.

Philippe Bonnin, maire de la commune, est venu sur place rencontrer les occupants. Après quelques échanges avec les demandeurs d'asile, il les a autorisés à se maintenir provisoirement dans les lieux à condition de ne pas accueillir pour l'instant de nouveaux occupants convention d'occupation a été signée avec "Un toit, c'est un droit". Le maire a fait rétablir l'eau et l'électricité dans la maison.


Jeudi 23 avril Ciné débat à L'Arvor


le MRAP 35, un Toit c’est un droit, la L.D.H, la Fondation Abbé Pierre et la FNARS (La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion) ont organisé la projection du film "L'Abri" de Fernand Melgar (Suisse - 2015 - 1h41) le jeudi 23 avril au cinéma l'Arvor.

A l’issue de la projection, rencontre sur le thème: « l’hébergement d’urgence : un droit fondamental bafoué»

Jeudi 30 avril, réunion des familles à Villejean

Quelles solutions pour les personnes déboutées qui doivent quitter leur logement ? les familles, et aussi quelques personnes seules, ont répondu à l'invitation: 37 personnes, représentant 26 foyers, et 40 enfants. Chacune avec son histoire et son angoisse.


Le mardi 5 mai 2015 à 19h00 - Moi je suis avec la mariée

2 autres séances sont programmées :
Le mercredi 6 mai 2015 à 20h20 - Cinéma Vers Le Large à Dinan (22) Le jeudi 7 mai 2015 à 20h20 - Salle de l’Odyssée à Dol-de-Bretagne

30 avril : début de l'affaire MARYVONNE




A la boîte noire = 40 m3.

Appel à rénion inter-assoc le 2 juin

A 18 h 30 dans les locaux de la Fondation Abbé Pierre, boulevard Beaumont. → on était tout seul, mais on a rédigé une lettre de demande d'audience à Mme APPERE, restée sans réponse à ce jour.



L'action prévue mercredi 10 juin pour dénoncer les conditions de scolarisation des enfants de migrants a été perturbée par l'actualité le squat de Thorigné a été expulsé le matin ), mais elle a cependant réuni de nombreuses familles étrangères.

Jeudi 2 juillet évacuation Noyal Châtillon.

Après concertation avec les autorités (gendarmerie, huissier, 115), rendez-vous était pris le lundi 22 juin pour acter le fermeture de la maison : squat entièrement vidé et nettoyé, personnes prêtes à partir, attendant sagement sur le trottoir avec leurs maigres bagages. Tout était donc prêt ... sauf le relogement, les autorités affirmant qu'il n'avait pas lieu d'être, "les personnes quittant le lieu de leur plein gré" ! Une seule famille, avec 2 enfants en bas âge et un papa nécessitant des soins médicaux journaliers était hébergée par le 115. Devant cette situation ubuesque, et n'ayant aucune autre solution, les personnes décidaient de rester dans la maison. Dix jours dans une maison vidée de tous meubles, sans eau, sans électricité, par un temps de canicule !
Jeudi 2 juillet a pris fin l'expulsion à rebondissements de la maison de Noyal-Chatillon occupée depuis plus d'un an par des sans-abris

1o juin  octobre : Somaliens ( cf ci-dessous)

6 juillet : réunion inter assoc/mairie


Cette réunion se déroule juste après l'évacuation du campement somalien du Vieux-Saint-Etienne. M. Bourcier déclare : " il n'y aura pas de campement à Rennes cet été." Le soir même, le campement des Gayeulles s'installe et y restera jusqu'en octobre.

SAMEDI 26 SEPTEMBRE Manifestation de soutien aux migrants


12 novembre : AG ouverte à Carrefour 18

Un quarantaine de personnes, dont des migrants et des représentants de plusieurs orgas ont participé à cette réunion. Une nouvelle réunion a été programmée pour la semaine suivante pour organiser une action commune autour du CADA toujours vide à la Poterie. Mais le lendemain avaient lieu les attentats de Paris, et la proclamation de l'Etat d'Urgence nous a amenés à annuler cette réunion.

15 novembre une nouvelle maison à Bécherel

Un propriétaire privé signe une convention. Une maison de 3 niveaux pour 3 familles soit 12 personnes. Le 18 novembre, elles emménagent. Depuis la vie suit son cours et tout se passe plutôt bien.

premier Décembre

Les occupants du 44 Avenue du Canada quittent les lieux dans une grande tristesse. La convention avec le secours populaire se termine. L'appartement a été vendu. La famille sera hébergée à Bourgbarré.


Décembre

Pour finir l'année en action, nous sommes sollicités par un groupe de demandeurs d'asile afghans. Hébergement solidaire, accompagnement à Coallia, appel au 115, accompagnement à l'ADSAO, au resto social, visite à l'accueil de nuit après plusieurs témoignages de tension entre SDF français et migrants….

Les SOMALIENS

10 juin 2015 : Le squat de Thorigné-Fouillard est évacué laissant une vingtaine de demandeurs d'asile somaliens sans solution de relogement. Ils passent leur première nuit d'errance au "40 m cube», un squat désaffecté d'où ils sont chassés dès le lendemain matin.

Les 18 Somaliens se sont donc retrouvés à la rue avec leurs maigres bagages. Accompagnés par "Un toit, c'est un droit", ils se sont rendus à la préfecture où un rassemblement de soutien avait lieu contre l'expulsion d'une famille mongole, puis ils ont rejoint la place de la Mairie où une seconde action était prévue pour dénoncer les conditions de scolarisation des enfants de migrants.

En fin de journée, le groupe s'est réfugié au "40 m cube", un squat abandonné par ses occupants, dont l'expulsion est déjà prononcée. Une nuit au chaud, mais dès le lendemain matin, la police municipale leur demande de partir.

11 juin 2015 : Un camp de fortune est dressé dans l'urgence au cœur de Rennes devant le théâtre du Vieux Saint Etienne.

13 juin 2015 : Les demandeurs d'asile somaliens sont tous relogés dans le dispositif hôtelier par les services de l'Etat, pour une durée indéterminée. Le campement est démontré... Après 15 jours de mise à l'abri, ils sont remis à la rue.

Samedi 13 juin, après 2 nuit au cœur du centre-ville de Rennes, les services de l'Etat se déplacent sur le campement et demandent à tous les Somaliens de se présenter à la PADA (plate-forme d'accueil des demandeurs d'asile) pour leur faire des propositions de relogement selon leur situation administrative. La préfecture semble découvrir qu'ils sont tous demandeurs d'asile, soit en cours de procédure, soit dans l'attente d'une convocation au service asile pour entamer leurs démarches. Le soir même, ils sont tous relogés via le 115, majoritairement dans des hôtels, le représentant de la DDCSPP s'engageant à ce que ce dispositif soit pérenne. Le campement est démonté.

29 juin 2015 : Nouveau camp de fortune dressé devant le théâtre du Vieux Saint Etienne.

3 juillet 2015 : La police évacue manu militari le campement et confisque le matériel. Les demandeurs d'asile somaliens tentent alors d'investir un squat à Chartres de Bretagne où quelquescompatriotes ont trouvé refuge depuis avril 2015, mais la gendarmerie s'y oppose. Philippe Bonnin, maire de Chartres de Bretagne, leur ouvre une salle municipale pour les accueillir durant le week-end.

6 juillet 2015 : Après des négociations infructueuses avec la Ville de Rennes et la préfecture, un nouveau campement est implanté dans le parc des Gayeulles.

24 juillet 2015 :

La Ville de Rennes, propriétaire de la parcelle occupée dans le parc des Gayeulles, saisit la juridiction administrative et demande l'expulsion de tous les occupants : Audience au TA le 4 septembre 2015 à 10 h

13 août 2015 :

Dans la nuit du 12 au 13 août, 3 demandeurs d'asile somaliens sont victimes d'une agression vers 4h : "2 tentes ont été lacérées pour y introduire un liquide irritant et nauséabond, type lacrymogène, provoquant de vives brûlures au niveau des yeux et des irritations sur tout le corps" selon le PV de la police. Les 3 victimes ont été très choquées par cet acte lâche et haineux en plein sommeil, qui rappelle l'agression raciste déjà subie l'été dernier par les migrants qui occupaient alors un terrain à Cleunay. Une plainte a été déposée.


vendredi 28 Août :


Belle participation à ce pique-nique solidaire.

Vendredi 4 septembre 2015 :



"Un toit, c'est un droit" a été contacté lundi 7 septembre par le responsable de la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations) qui avouait être bien embêté par la décision du juge administratif de ne rendre son délibéré que dans 1 mois pour les demandeurs d'asile somaliens qui campent aux Gayeulles.


Pour la Préfecture d'Ille et Vilaine, comme pour la Ville de Rennes, c'était plié d'avance, le juge rendrait sa décision dans les 48h et n'accorderait aucun délai.

Ben non... Ce sursis accordé par le TA n'arrange pas la préfecture qui avait prévu une mise à l'abri par le 115 à partir du mardi 8 septembre.

mardi 15 septembre 2015 :


lundi 5 octobre:


Du 19 au 23 octobre :

6 Somaliens dont l'hébergement n'a pas été prolongé trouvent refuge à Carrefour 18. Puis ils trouveront un abri en hébergement solidaire, qui va se prolonger très longtemps pour certains.



mardi 19 janvier 2016

AG annuelle de UTUD le 28 janvier à 18h30 à la MIR

L'association "Un toit c'est un droit" est heureuse de vous inviter à son AG annuelle


le Jeudi 28 janvier prochain à la MIR (7 quai Chateaubriand), à 18h30.

Nous ferons le point sur la situation de l'hébergement des sans-abris à Rennes et sur les perspectives d'actions.
Le droit au logement, qui est un droit fondamental, n'est pas respecté par l'État qui en a pourtant la charge.
De nombreuses familles ont quitté ou doivent quitter les logements gérés par Coallia....
D'autres sont logés à l’hôtel et doivent errer dehors toute la journée....

Ce sera aussi l'occasion de préciser nos modalités d'organisation afin que chacun puisse trouver sa place dans l'association, notamment pour les nouveaux adhérents qui nous ont rejoints récemment.

Nous vous invitons également, si ce n'est déjà fait , à adhérer à l'association. Le principe d'une cotisation minimum de 5 euros a été retenu.

Durant cette assemblée générale, nous renouvellerons le CA. N'hésitez pas à nous faire part de votre candidature. Nous avons besoin de vous.

Comptant sur votre présence.

Solidairement

Rennes, Un Toit C'est un Droit !
Contact :  untoitundroit35@gmail.com

Comment adhérer, c'est ici

Manifestation à Rennes le 23 janvier contre l'état d'urgence

APPEL À MANIFESTER
APPEL À SE RASSEMBLER

Sur la base de nombreux appels qui sont publiés et discutés par les organisations ouvrières et démocratiques, par des collectifs et des individus, par des intellectuels et différents mouvements, nous nous rassemblerons et nous manifesterons à Rennes

le samedi 23 janvier 2016 à 14 heures
sur la dalle Kennedy à Villejean (métro Kennedy)

Contre l'état d'urgence
pour nos libertés, contre les lois sécuritaires et l'État policier.

Contre les assignations et la déchéance de nationalité

Contre les interventions militaires
en Syrie et ailleurs, dont les populations civiles sont toujours les victimes.

Pour nos revendications et nos luttes

Parce que l'état d'urgence a pour conséquence de nous isoler, de nous museler.
Parce que pendant l'état d'urgence tous les plans de licenciements restent actifs, toutes les contre-réformes sont toujours à l’œuvre, toutes les menaces sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes sont accentuées, tous les actes racistes sont encouragés.

état d'urgence ou pas, rassemblons-nous
et défendons nos libertés

samedi 23 janvier 2016

à 14 heures : sur la dalle Kennedy à Villejean (métro Kennedy)
témoignages,

à 15 heures : départ en manifestation vers le centre ville,
prises de paroles.
-------------------------------------------------------------------------------
Premiers signataires (19 janvier 2016) : Acrimed 35, AL 35, Attac 35, CADTM, CNT 35,
Collectif antifasciste rennais, Ensemble ! 35, La Sociale-FA, MJCF 35, Mouvement de la Paix, NPA 35, PG 35, Parti pirate, SDAS-FO 35, Solidaires 35, Solidaires étudiant-e-s Rennes, Sud-éducation- 35, Un toit c'est un droit.          

mardi 15 décembre 2015

Un Somalien malade menacé d'expulsion vers la Hongrie

B. été présenté lundi 14 décembre devant le TA pour contester son renvoi en Hongrie et son placement en rétention. 

Le parcours migratoire de B. en Europe

B. est arrivé en Hongrie en juin 2013. Après 3 mois d'enfermement dans un centre pendant sa demande d'asile, il a obtenu un titre de séjour de 10 ans. 

Une vidéo édifiante sur les conditions d'accueil pour les demandeurs d'asile en Hongrie

https://www.amnesty.org/fr/press-releases/2015/09/hungary-deplorable-images-in-asylum-seekers-reception-centre/

Les conditions de vie pour les réfugiés étant déplorables en Hongrie, B. a décidé de continuer son périple migratoire vers l'Allemagne. Il est renvoyé en Hongrie en décembre 2013.

Après quelques semaines, il tente cette fois sa chance en France. Il rend ses empreintes illisibles afin de ne pas être refoulé en Hongrie et fait une nouvelle demande d'asile à Rennes. 
En France, les conditions d'accueil sont également difficiles pour les demandeurs d'asile, notamment les célibataires jugés "non vulnérables" par la préfecture. B. fait partie du groupe de Somaliens contraints de dormir durant tout l'été dans un camp de fortune aux Gayeulles. 


Victime d'un malaise, B. est hospitalisé en urgence le 20 octobre 2015. Un diabète de niveau 1 est diagnostiqué. Il est insulinodépendant et doit subir 4 injections par jour.  Il reste plus d'un mois au CHU. A sa sortie, il lui faut un hébergement stable pour stocker au frais ses médicaments et suivre son traitement. Il est pris en charge au foyer ADSAO. 

Fatigué par toutes les démarches administratives et affaibli par la maladie (importante perte de poids), il se rend seul à la préfecture de Rennes et accepte de donner ses empreintes. La borne Eurodac révèle plusieurs identités sous lesquelles il a fait des demandes d'asile en Hongrie, en Allemagne et en France...La préfecture contacte les autorités hongroises qui confirment que B. est titulaire d'une carte de séjour valide jusqu'en 2023. Il est arrêté au guichet et placé en rétention. 

L'audience au TA

L'audience devant le TA a été très technique. Etant titulaire déjà titulaire d'un titre de séjour, il ne s'agit pas d'une réadmission dans le cadre du règlement Dublin, mais d'une remise aux autorités hongroises. Les nombreuses insuffisances relevées par l'avocate dans la procédure n'ont pas suffi à convaincre le juge qui a confirmé l'enfermement de B., afin de procéder à son renvoi vers la Hongrie malgré son état de santé.

La Hongrie n'est pas un pays sous-développé, il existe un traitement contre le diabète, mais pour les réfugiés l'accès aux soins est très aléatoire . Renvoyer B. en Hongrie serait criminel !

Bulhan sera présenté devant le JLD (6e étage cité judiciaire) 
mardi 15 décembre à 14h30 

Dernière minute : B vient d'être libéré par la préfecture 
avant l'audience devant le JLD. 


mardi 3 novembre 2015

AG ouverte le 12 novembre à Carrefour 18

Nous vous convions à participer à notre prochaine AG ouverte le 


Jeudi 12 novembre à 20h à Carrefour 18*

Cette réunion sera l'occasion de faire le point et d'échanger sur :

La situation des Somaliens, les squats, les conventions, la période hivernale...

Venez nombreux, nous avons besoin de vous !