dimanche 22 février 2015

Rassemblement à Rennes pour la venue de la ministre du logement

http://www.ouest-france.fr/visite-rennes-sylvia-pinel-ministre-du-logement-attendue-lundi-3201620

Sylvia Pinel, ministre du logement 

A l'occasion de la venue du ministre du logement 
lundi 23 février à Rennes, 
nous appelons à un rassemblement à 11h au métro Clémenceau pour dénoncer le mal-logement. 




mardi 17 février 2015

Exposition/ débat "avec les sans papiers". Pacé

Un toit c'est un droit vous invite à aller voir cette exposition, dont une majorité des photos ont été prises dans les squats gérés par l'association.

vendredi 13 février 2015

Soirée ciné débat Spartacus et Cassandra

Le MRAP 35 et "Un toit, c'est un droit" animeront un débat à l'issue de la projection du film "Spartacus et Cassandra" 

Mardi 17 février à 19h45 au cinéma l'Arvor



Spartacus, jeune Rrom de 13 ans et sa soeur Cassandra, 10 ans sont recueillis dans le chapiteau-squat de Camille, une drôle de fée trapéziste qui prend soin d’eux, leur offre un toit et leur montre le chemin de l’école. Mais le cœur des enfants est déchiré entre l’avenir qui s’offre à eux… Et leurs parents qui vivent encore dans la rue.

La bande annonce : https://vimeo.com/114113253

La soirée solidaire en images







mardi 3 février 2015

Réunion publique le 19 février à 20 h à la MIR 


L'association « Un toit c'est un droit » invite toutes les personnes préoccupées par la situation des sans-abris à venir discuter à la MIR (7 quai Chateaubriand à Rennes) le 19 février à partir de 20h.


Ce sera l'occasion de faire un retour sur la situation rennaise depuis cet été et de travailler sur l'organisation d'actions d'interpellation des autorités pour la fin de la trêve hivernale fin mars.

Nuit solidaire du 12 février



34 associations nationales ont lancé un appel à une nuit de la solidarité avec les sans-abris le jeudi 12 février.


À Rennes, l'association « Un toit c'est un droit » appelle à
un rassemblement à partir de 18 h place de la Mairie.

Ce sera l'occasion d'une distribution de tracts pour informer la population et l'inviter à manifester pour le respect du droit fondamental à un logement.

Tous les modes d'expression seront les bienvenus : musique, jonglage, graphe, etc.
Nous comptons sur vous pour venir nombreux et faire circuler l'information autour de vous.

Un toit c'est un droit !




mercredi 14 janvier 2015

Le point sur les squats menacés d'expulsion

L'audience pour le squat de La Mézière, initialement prévue le 12 décembre 2014, avait été reportée à la demande de l'avocat de la Communauté du Val d'Ille, propriétaire de la maison. 
Les occupants sont convoqués
 vendredi 16 janvier à 9h devant  le Tribunal d'Instance (5e étage cité judiciaire). 

Le TA a rendu sa décision pour le squat de la maison éclusière : aucun délai accordé, le squat est en sursis...

Le juge du Tribunal d'Instance rendra sa décision pour les squats de Chantepie et Thorigné-Fouillard le 23 janvier 2015. 

mardi 13 janvier 2015

Le squat de la maison éclusière vu par Alter1fo.com



Au bord du canal Saint Martin, le squat de la dernière chance

© OuestFrance (08 Juillet 2014)
Avec les rires des enfants jouant dans la cour, le linge étendu sur quelques fils de fortunes et l’odeur de café encore chaud, la vie semble avoir repris ses droits à la maison éclusière, près du canal Saint Martin. Le lieu appartenant au Conseil Régional était inhabité depuis bientôt deux ans.
Mais derrière cette première impression plutôt bucolique se cache un univers moins rose. En effet, quatre familles migrantes en situation de demande d’asile cohabitent dans ce bâtiment. Toutes ont été contraintes de quitter précipitamment leurs pays d’origine laissant derrière elles une  partie de leur vie passée: famille, travail, souvenirs…La maison éclusière est l’ un des derniers squats ouverts par l’association hyperactive et militante « un toit c’est un droit » depuis juin 2014. La vie à l’intérieure n’y est finalement qu’en sursis : entre attente et espoir.
Pour rappel, il y a pile un an, le squat de l’Eglise Saint-Marc à Villejean était évacué. Une solution de relogement avait alors été trouvée pour beaucoup de migrants mais pour une durée limitée : jusqu’à fin mars pour les célibataires, fin juin pour les familles et puis après… rien.  « Certains migrants ne rentraient pas dans le dispositif. Mais on avait la garantie que les familles avec des enfants scolarisés seraient à l’abri jusqu’en juin », indiquait alors à l’époque Carole Bohanne, de l’association Un Toit c’est un droit.
Fin juin 2014, certaines familles se retrouvent de nouveau sans solution d’hébergement. Après l’organisation d’ un campement sauvage place de la mairie pour dénoncer leur retour à la rue, l’association « un toit c’est un droit » a ouvert le squat de la maison éclusière pour y reloger les familles les plus vulnérables, celles avec des enfants en bas âge et qui arrivent au bout de leur parcours administratif (expiration du délai pour leur demande d’asile, notamment).
Pourtant, l’association l’affirme « l’illégalité n’est pas une finalité ». Dès qu’elle en a la possibilité, des conventions avec des communes sont mises en place : exemple à Bruz où des logements vacants sont mis à sa disposition. Mais il s’agit trop souvent d’exceptions.
Issus de la République Démocratique du Congo, d’Arménie, du Kurdistan ou bien encore de Libye, ils sont donc en tout une vingtaine à cohabiter dans cette petite demeure : salle de bain et cuisine en commun, les chambres et le salon transformés en appartements.
Carole Bohanne, de l’association « Un Toit c’est un droit » : « Aujourd’hui, les familles ne subissent pour l’instant aucune mesure d’éloignement mais elles sont en bout de course… leurs demandes d’asile arrivent bientôt à échéance. Elles sont dans une phase de recours auprès de la cour nationale du droit d’Asile »
Si la situation des migrants est particulièrement tendue à Rennes, c’est que depuis 2008 et la régionalisation de l’accueil des étrangers, la ville détient la seule borne Eurodac de Bretagne qui enregistre les empreintes digitales des demandeurs d’asile. Cette borne a pour objet de contribuer à déterminer l’État membre qui est responsable de l’examen d’une demande d’Asile. Rennes est donc un passage obligé pour les migrants arrivés en Bretagne : Rennes a connu par exemple une hausse des demandes de plus de 60 % entre 2009 et 2010.  Les places en centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) au nombre de 399 places réparties sur 3 sites en Ille-et-vilaine en 2013 sont vite saturées.
Une deuxième borne Eurodac serait en projet en Bretagne même si la préfecture ne nous l’a ni infirmée, ni confirmée malgré nos relances. M. Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur répondait d’ailleurs sur le sujet à Nathalie Apperé, le 9 octobre 2014, qu’il serait « plus efficace de mettre en place, comme cela est prévu dans le projet de loi sur l’asile, un hébergement plus directif, afin d’éviter que les demandeurs d’asile ne se concentrent dans certaines villes, comme Rennes…plutôt que de multiplier les bornes Eurodac.»
©sp35.org  Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes –
©sp35.org Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes 
Les conditions d’accueil des migrants à la préfecture de Rennes sont régulièrement dénoncées par les associations et les collectifs qui leur viennent en aideDepuis quelques années, la politique de la préfecture d’Ille-et-Vilaine à Rennes s’est considérablement durcie selon l’association « Un Toit c’est un droit » qui n’hésite pas à dire que celle-ci se comporte comme une « fabrique de sans papier » : 
Carole Bohanne, de l’association « Un Toit c’est un droit » : « A Rennes, l’arrivée de Hollande s’est accompagnée d’un nouveau secrétaire général à la préfecture, Claude Fleutiaux (parti depuis juin 2014) qui a durci les conditions d’accueil des migrants. Aujourd’hui, il y a plus d’expulsion, moins de régularisation et la préfecture de Rennes est devenue une fabrique de sans papiers : des gens qui avaient leurs papiers en 2012, qui étaient parfaitement intégrés, qui travaillaient les ont perdus …»
© Ouest-France 27 décembre 2014
***
Au 31, rue Armand-Rébillon, la vie s’organise tant bien que mal, la cohabitation fonctionne parfaitement même dans ces conditions sommaires. Les familles ont d’ailleurs connu bien pire à leur arrivée en France : la rue, les squats, les hébergements d’urgences du 115, les refus….
Carole Bohanne, de l’association « Un Toit c’est un droit » : « Dilara(1) de nationalité Kurde de Géorgie a été placée en centre de rétention après un contrôle au niveau de la gare. : cela a été un traumatisme de plus ajouté à son histoire personnelle. Elle a assisté la-bas à l’expulsion d’une famille tchétchène particulièrement violente. Elle a finalement été libérée in-extrémis. Ensuite, c’est son propre fils (ndlr : majeur) qui a été arrêté et qui a failli être expulsé. Seul. »
Carole conclura par une malicieuse boutade « Avoir des pièces séparées, l’eau chaude et le chauffage, c’est un peu un squat de luxe ». Pirouette pour dédramatiser sans doute la lettre d’EDF reçue le jour de notre visite menaçant de couper l’électricité prochainement.
Des étudiants de l’association Igr Entr’Aides viennent aussi régulièrement leur rendre visite et proposent certaines animations aux enfants notamment des cours de Français. Pour la nourriture et autres besoins de première nécessité, le secours populaire et les restos du cœur se montrent toujours disponibles.
Anouch(1) (Arménienne) : « Nous connaissions les autres familles depuis Saint Marc, nous sommes devenus amis. Tout se passe bien, nous nous aidons par exemple quand quelqu’un n’a pas eu le temps de préparer à manger, nous lui offrons un peu de notre repas. Mon souhait serait de rester ici en France, à Rennes, j’aime cette ville, mes enfants aussi. »
Malgré une certaine routine qui s’installe, l’accalmie sera de courte durée puisqu’une décision du tribunal vient d’ordonner l’évacuation du squat. Le Conseil Régional, propriétaire de la bâtisse, semble vouloir respecter la trêve hivernale en accordant un sursis supplémentaire. En 2012, Nathalie Appéré déclarait son insatisfaction « de la politique d’immigration de l’ancien gouvernement », tout en interpellant Manuel Valls (encore ministre de l’Intérieur à l’époque)  « sur les nécessaires évolutions de la politique de l’asile et ses conséquences particulières sur le territoire rennais ».
Nathalie Appéré : « Il faut bien faire la différence entre la politique de l’immigration et la politique de l’asile. Toute personne doit trouver accueil et asile, c’est dans les gènes du pays des Droits de l’homme… »
Lors du dernier conseil municipal en décembre 2014, l’association a renouvelé son souhait de voir la municipalité rennaise souscrire à leur proposition de conventionnement, permettant la mise à disposition de bâtiments publics ou privés inoccupés, palliant ainsi certaine défaillance et manquement de l’Etat.
(1) Prénom modifié volontairement.

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Sur alter1fo.com, nous nous intéresserons cette année aux questions relatives à l’exil qu’il soit choisi ou bien subi. Nous tenterons d’aller à la rencontre de ces personnes migrantes pour comprendre  leurs parcours, leurs périples, leurs souhaits et à travers eux, les migrations qui ont eu lieu au fil du temps à Rennes. Derrière les statistiques sur l’immigration que nos politiques aiment à manipuler se cachent bien souvent des drames humains et des vies bouleversées : réalité complexe et cruelle pour celui ou celle qui ne souhaite qu’une vie meilleure. 
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plusd1fo
©Ofpra Rapport d’activité 2013
©Ofpra
Rapport d’activité 2013

vendredi 19 décembre 2014

Rassemblement à République, samedi 20 décembre, de 14 h à 17 h, pour réclamer le droit à un logement digne pour tous.

L'association "Un toit c'est un droit" appelle à un rassemblement à République, samedi 20 décembre, de 14 h à 17 h, pour réclamer le droit à un logement digne pour tous.
Une distribution de tracts est prévue. Nous demandons à chacun de venir avec une boîte en carton que nous transformerons sur place en maison avec des marqueurs.
Des grapheurs rennais viendront exprimer leur soutien en direct.
Merci de faire circuler l'information.
rassemblement à République, samedi 20 décembre, 14h00





mardi 16 décembre 2014

Question posée au Conseil Municipal de Rennes le 15/12/14

Madame la Maire,


Depuis des années, la saturation de l'hébergement d'urgence et ses conséquences sont évoquées lors des séances du conseil municipal.
Même s'il ne s'agit pas de sa compétence, la collectivité locale est de plus en plus sollicitée pour faire face aux carences de l'Etat qui ne remplit plus ses obligations légales.

Les associations comme la nôtre ne cessent de vous rappeler les difficultés auxquelles doivent faire face les personnes sans-abri sur votre territoire, notamment les migrants.

Vous avez initié dès 2010 le dispositif COORUS qui abrite 95 personnes, mais qui est aujourd'hui en panne, malgré le souhait de communes de Rennes Métropole de mettre à disposition de nouveaux logements.

Depuis l'établissement du campement de Cleunay cet été, vous avez décidé d'héberger à l'hôtel les familles avec enfants refoulées du 115. C'est chaque soir, plus d'une soixantaine de personnes pour lesquelles la Ville de Rennes financent des nuitées d'hôtel.
Si l’hébergement en hôtel comme solution transitoire peut avoir un sens pour compenser la saturation des dispositifs d’accueil de migrants, il est inadapté sur le long terme et représente un coût exorbitant pour la Ville de Rennes.

Alors que 5 squats sont menacés d'expulsion, ce sont près de 140 personnes dont 50 enfants qui risquent de grossir les rangs des exclus du 115 et se présenter à vos services. Combien de temps comptez-vous encore maintenir ce dispositif dans de telles conditions ?
Comme le préconise le rapport du Samu Social de Paris, il est urgent de trouver des alternatives à l'hébergement hôtelier qui nuit aux familles et enrichit des marchands de sommeil avec l'argent public.

Nous vous avons adressé récemment une proposition écrite de conventionnement, qui permettrait la mise à disposition de bâtiments publics ou privés inoccupés, accordant un droit de jouissance précaire aux occupants selon des modalités à définir entre les différents partenaires.

Nous vous demandons donc publiquement de répondre rapidement et favorablement à notre demande d'audience, afin d'étudier cette proposition, à moins que vous ne préfériez voir apparaître de nouveaux squats sur votre territoire...

Un toit, c'est un doit – le 15/12/14



lundi 15 décembre 2014

Une famille à rue




Cela se passe à Rennes, vendredi 12 décembre 2014 à 6 h du matin...

Cette famille soudanaise, bien connue des services sociaux, dort depuis plusieurs nuits à l'Abri de Nuit, rabaptisé Le Phare, rue Le Mordant à Rennes.

Cette famille ne correspond pas à la problématique habituelle des migrants à la rue. Elle est titulaire du statut de réfugiés et n'est pas sans ressources. Mais elle ne trouve pas de logement.

Mal conseillée, cette famille a quitté le logement qu'elle occupait à Brest pour venir à Rennes.
Sa demande de logement social à Rennes est déposée depuis longtemps mais n'aboutit pas, une demande de relogement prioritaire a été formulée et rejetée, en raison de  la taille de la famille, du montant important de leurs allocations et de leur départ de Brest.

On lui dit que le montant des ses allocations lui permet de trouver un logement dans le parc privé. Elle a fait de nombreuses recherches en ce sens, qui n'aboutissent jamais en raison de son absence de garanties : pas de salaire, pas de caution… Cette question pourrait se résoudre assez rapidement, la Fondation Abbé Pierre s'engageant à se porter garante pour elle.

Mais le problème ne va tout de même pas se résoudre en 24 h. Présente à Rennes depuis le mois d'août, elle a aujourd'hui épuisé toutes les solutions d'accueil chez des amis. Ces 8 enfants scolarisés et leur grande sœur jeune majeure malade n'ont plus chaque nuit que  les transats du  Phare pour se reposer quelques heures, et ne doivent pas subir plus longtemps les conséquences des mauvais choix de leur mère.  En ce début d'hiver, il est urgent de leur trouver une solution transitoire décente, le temps qu'aboutissent les démarches que la famille et les associations qui la suivent désormais s'engagent à reprendre au plus vite.



Audience du 12 décembre et futures audiences

Audience le 12 décembre devant le Tribunal Administratif suite à la demande d'expulsion par le Conseil Régional  de la maison éclusière du canal Saint Martin à Rennes, où 4 familles dont 10 enfants ont trouvé refuge : 

En raison de l'absence d'avocat, les membres de "Un toit, c'est un droit" ont  demandé à intervenir avant l'audience mais le magistrat a refusé. Par contre il a donné la parole aux migrants, qui ont pu courageusement exprimer leurs difficultés de logement.
Le rapporteur public comme l'avocat du Conseil Régional ont été brefs, puisqu'il n'y avait pas de défense...
Le délibéré sera rendu vendredi 19 décembre 2014. 

Le JT de TV Rennes du 12/12/14 s'ouvre sur un reportage sur le squat du Canal :

http://www.tvr.bzh/programmes/tvr-soir-le-jt-1418412600


A la demande de l'avocat de la Communauté du Val d'Ille, l'audience pour le squat de la Mézière a été reportée au 16 janvier.

Rappel vendredi 19 décembre à 9 h devant le Tribunal d'Instance (5e étage cité judiciaire) :

Squat Chantepie ferme

Squat Thorigné-Fouillard

mercredi 10 décembre 2014

4 squats menacés d'expulsion au cœur de l'hiver

Malgré les nouvelles dispositions de loi ALUR qui prévoit, que « la trêve hivernale pour tous sera la règle », 4 squats sont menacés d'expulsion au cœur de l'hiver :


2 squats sont convoqués devant la justice le vendredi 12 décembre

1. Les occupants d'une maison située à la Mézière appartenant à l’Établissement Public Foncier de Bretagne, dont la Communauté de communes du Val d'Ille a la jouissance.


Cette maison est occupée depuis le 11 octobre 2014 par une trentaine de personnes (dont la moitié de mineurs) de la communauté rom de Roumanie. C'est le 4e squat pour ces familles qui vivent dans une grande précarité depuis 2 ans sur notre territoire.
 
Audience devant le Tribunal d'Instance (5e étage cité judiciaire) vendredi 12 décembre à 9 h.


2. Les occupants de la maison éclusière du Canal Saint Martin à Rennes, appartenant au Conseil Régional de Bretagne. 


Cette maison est occupée depuis le 6 juillet 2014 par 4 familles, soit une vingtaine de personnes (dont la moitié d'enfants scolarisés à Rennes), évacuée du squat de Saint Marc.

Audience devant le Tribunal Administratif de Rennes* vendredi 12 décembre à 9 h.

*Cette audience a lieu devant le TA car cette maison est considérée comme appartenant au domaine public. Pour des raisons exceptionnelles de délai,cette audience se déroulera sans avocat. Besoin de soutien !

2 autres squats sont convoqués devant le Tribunal d'Instance le vendredi 19 décembre à 9h

3. Les occupants d'une ancienne ferme appartenant un propriétaire privé située dans la zone d'activités des Loges à Chantepie.


Cette maison est occupée depuis le 1er août 2013 par une trentaine de personnes (dont 10 enfants) de la communauté rom de Roumanie.

4. Les occupants d'une maison située à Thorigné-Fouillard et appartenant à Rennes Métropole.


Cette maison est occupée depuis le 13 mai 2011 par une trentaine de personnes célibataires, provenant majoritairement de pays en guerre.


Nous appelons à un large soutien pour ces 4 audiences afin d'empêcher l'expulsion sans relogement de plus d'une centaine de personnes, dont de nombreux enfants.

Pas d'expulsion sans relogement !
Des logements pour tous !

mardi 25 novembre 2014

2 évènements à ne pas manquer

1. Projection / Débat 

Dans le cadre de la solidarité internationale, la MIR et "Un toit, c'est un droit" présente le samedi 29 novembre à 20h à la MIR (7 quai Cateaubriant) "Rennes, ville refuge", un documentaire de Brigitte Chevet réalisé pour Arte en 2013.
PROJÉCTION-DÉBAT "Rennes, ville refuge", documentaire (2013) de Brigitte CHEVET
 
La critique TV de Télérama du 12/10/2013 : Tchétchènes, Arméniens, Mongols... les demandeurs d'asile arrivent de plus en plus nombreux en Ille-et-Vilaine, département réputé, au sein des filières de migration, pour sa plate-forme d'accueil.
A Rennes, les centres d'hébergement sont débordés, et des habitants se mobilisent pour accueillir des familles chez eux ; les Restos du coeur sont le théâtre de tensions vives entre Français en difficulté et étrangers — trop de familles à nourrir. Dense et hyperactif, le réseau associatif multiplie les actions coups de poing, alerte les autorités et squatte des lieux publics pour y loger les migrants sans toit. Souhaitant privilégier un accueil « décent » et organisé, la municipalité, socialiste, se heurte aux associations et procède chaque fois à l'évacuation de ces squats. Une élue avoue avoir durci son discours au fil des années, au contact de la réalité du terrain. Comment garder ses idéaux de gauche quand un accueil inconditionnel des demandeurs d'asile se révèle impossible ?
Avec intelligence et mesure, la réalisatrice Brigitte Chevet confronte la révolte des militants associatifs, aux prises avec des histoires individuelles intolérables, au pragmatisme des politiques. Elle dresse le constat d'une situation inextricable. L'exemple rennais devient alors le symbole d'un système d'asile « à bout de souffle », comme le qualifiait récemment le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
 
Un an plus tard, le contexte local a évolué... 
En présence de la réalisatrice, le débat qui suivra sera l'occasion de faire  le point sur les conditions d'accueil à Rennes avec les militants et des migrants qui témoigneront de leur vécu. 

2. Marchés du Monde

"Un toit, c'est un droit" et les migrants participeront à cet évènement qui se déroulera dimanche 30 novembre de 11h à 19h à la Halle Martenot :

Une quarantaine d’associations internationales proposeront des objets d'artisanat, des vêtements, des bijoux, des produits culinaires d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Europe. L’occasion de trouver des cadeaux originaux, de participer à des ateliers de réalisation d’objets traditionnels, de goûter des plats aux milles saveurs, de voir des expositions et des spectacles de danses et chants du monde, tout au long de cette journée où convivialité rime avec solidarité.


 

mardi 18 novembre 2014

2013 -2014 : la situation du logement et du non-logement


Le logement sur le plan national 

Dans un contexte général de dégradation de la situation sociale et économique, la part du logement dans le budget des familles est devenue de plus en plus importante : pour un ménage sur 2, cela représente plus de 18, 5 % des dépenses et, pour 1 locataire sur 5 dans le privé … plus de 40 % !

  • Les promesses de constructions de logements sociaux (150 000 par an) et de cités universitaires (40 000 sur 5 ans) n'ont pas été tenues. Malgré une augmentation annoncée de 5 000 places en 2013, le nombre de places en CADA reste encore très insuffisant : 31, 5 % des demandeurs d'asile n'y ont pas accès.
  • La très « maigre » loi sur la régulation des loyers (Alur, janvier 2014) avant même d'avoir été mise en place a été remise en cause (cf : amendements de juillet 2014 sur la possibilité de « simplification » par ordonnances). Toutefois ses circulaires d'application concernant la non-expulsion pendant la trêve hivernale semblent s'appliquer maintenant aux squats.
  • Depuis 15 ans, aucune utilisation de la loi sur la réquisition des bâtiments vides d'octobre 45

Les conséquences directes en sont un renforcement de la paupérisation, une augmentation du nombre de logements indignes et insalubres et de plus en plus de gens à la rue. Avec la politique d'austérité choisie par le gouvernement, cette dégradation ne pourra que s'accentuer à l'avenir d'autant que, avec les transferts de charges sur les collectivités locales et les baisses de subventions, celles qui menaient encore jusqu'ici une politique sociale locale acceptable auront de plus en plus de mal à continuer (ex : la ville de Rennes va être contrainte de faire 500 000 euros « d'économies » cette année).

Le logement en Bretagne  (d'après une enquête de la Fondation Abbé Pierre)

  • 1 Breton sur 10 vit au-dessous du seuil de pauvreté (- de 924 euros par mois)
  • Le surendettement a progressé de 30 % en 5 ans
  • 75 000 logements sont jugés indignes et 27 000 insalubres (d'après les critères de la loi du 24/03/2014)

C'est symptomatique du manque criant de logements sociaux dans une région qui accueille 26 000 habitants supplémentaires par an. S'il n'y a pas (encore !) d'explosion des expulsions c'est parce que les gens rognent sur tout : électricité, chauffage, santé, loisirs. Si c'est moins dramatique que dans certaines autres régions, c'est très loin d'être brillant !

La population à la rue sur le plan national  (d'après le baromètre de la FNARS ; NB : sont comptabilisés les appels décrochés uniquement)

  • + 10 % de demandes d'hébergement d'urgence en un an dans 37 départements, et ce malgré une augmentation de 15 % des places au 115
  • Ceux qui ont appelé pour la première fois sont majoritairement des hommes seuls, français et de moins de 25 ans. Au fil des années, le public est de plus en plus jeune.

C'est bien la preuve que la crise s'étend et touche la jeunesse de plein fouet (générations sacrifiées par le chômage). Il y a fort à parier que le traitement réservé aux publics à la rue, jugés aujourd'hui marginaux, touchera demain d'autres couches de la population. Ces publics méritent donc une attention particulière : ils sont, toutes catégories confondues, des sortes « d'échantillons-tests » du traitement réservé à l'ensemble de la population demain … si celle-ci l'accepte aujourd'hui !

Qui sont les gens à la rue qui appellent le 115 ?

  • 9 % de femmes seules
  • 9 % d'étrangers de l'UE
  • 35 % d'hommes seuls
  • 36 % de Français
  • 49 % de familles (+ 15%)
  • 49 % d'étrangers hors UE


Comment sont traités les appels à l'aide ?

  • 61 % globalement de réponses négatives par le 115
  • 72 % des appels des familles ne sont pas satisfaits (+ 23 % en un an)
  • 49 % des demandes faites par des Français ne reçoivent pas de réponses positives
  • + 12 % d'hébergement en hôtels en un an
  • 66 % des demandes faites par des étrangers de l'UE ne reçoivent pas de réponses positives et 68 % s'ils sont hors UE (+ 4 % en un an)


Faute d'une politique sociale à la hauteur, l'État engraisse de plus en plus de marchands de sommeil. Contrairement à ce qui est dit par l'extrême droite, la population française n'est donc pas moins bien traitée que la population étrangère. Les places au 115 sont très insuffisantes et pas adaptées aux familles. Celles-ci sont donc tentées d'appeler à longueur de journée (quand les jeunes hommes célibataires abandonnent eux plus « facilement ») : les appels des familles sont donc en nette augmentation (+ 22%) par rapport à l'ensemble des appels or les familles sont majoritairement étrangères. L'augmentation de leurs appels ne signifie pas que les étrangers seraient plus nombreux et « prendraient la place des Français » dans les foyers : soyons vigilants sur l'interprétation qui peut être faite de certaines données.

La population à la rue en Bretagne

  • L'Ille-et-Vilaine est dans le peloton de tête pour les refus d'hébergement d'urgence liés au manque de places.
  • Idem pour le nombre de personnes toujours pas hébergées malgré plusieurs demandes
  • Si la proportion globale du nombre de refus par rapport au nombre d'appels baisse dans le 35 c'est parce que seuls les appels décrochés comptent : pas assez de travailleurs sociaux, moins d'appels décrochés … bons % pour le Ministère ! (Là encore, attention aux interprétations ...)

Sur l'Ille-et-Vilaine : (d'après bilan SIAO) 

 

  • Malgré une augmentation du nombre de demandes (+ 8,5 % en 1 an, + 22,08 % en 2 ans), le nombre d'appels traités a baissé (- 5,35 % en 1 an).
  • Des chiffres qui sont particulièrement parlant : 3 703 personnes différentes, soit 2 650 ménages différents ont fait une demande en 2013, dont 650 enfants, 105 ayant moins de deux ans.....
  • Répartition des demandes et de l'hébergement réalisé :


Demandes faites
Hébergement réalisé
Public hors UE
54,5 % des demandes
(contre 48,79 % en 2012)
53,42 % du public hébergé
Public français
33,68 % des demandes
(contre 36,88 en 2012)

Hommes seuls
41,43 % des demandes
(contre 48,20 % en 2011)
Hommes et femmes seuls : 50 %
Familles avec enfants
40,93 % des demandes
(contre 32,99 % en 2011)
(entre 2011 et 2013 :+ 24 % de couples avec enfants, + 32 % de femmes seules avec enfants)
44,8 % du public hébergé
Enfants de moins de 17 ans
21;34 % des demandes
(contre 15,59 en 2011)


  • 73,63 % des demandeurs français sont seuls
  • 61,11 % des femmes seules avec enfants sont hors UE
  • 45,15 % de réponses négatives (dont 67,69 % pour manque de places)
  • Total des places toute l'année 2013-2014: 223 (ou 201?) + 4 pendant trêve hivernale + 84 si grands froids
  • Taux d'occupation des structures : 96 % (sachant que certaines ont des taux très bas : 3,8 % HAP Cancale, 16,4 % Emmaüs Hédé, etc)
  • Estimation : + ou – 400 personnes à la rue à Rennes
  • Indignité de l'abri de nuit : Nous savons seulement que pour répondre à ces 54,85 % de demandes négatives, un abri de nuit sera ouvert de 23 h à 6 h 30, dans un lieu difficilement accessible, offrant 30 places de repos ... sur des transats...

Pourquoi ne les voit-on pas toutes dans la rue ?

  • Hébergement par des compatriotes (surpopulation dans les logements)
  • Squats (+ ou – 200 personnes)
  • Hébergement solidaire
  • Suite aux pressions des associations et avec l'appui des élus Changez la Ville, hébergement en hôtel par la mairie, depuis le mois d'août, pour les familles sans OQTF : rien pour les familles avec OQTF, rien pour les célibataires, hébergement mouvant d'où des difficultés de scolarisation, à la rue dans la journée, impossibilité de cuisiner, problèmes de santé, coût élevé pour la mairie (alors qu'objectivement, c'est de la responsabilité de l'État).
  • Pour rappel, le dispositif rennais COORUS est toujours bloqué à 95 places (alors que des besoins existent et que d'autres communes seraient candidates) : la préfecture n'a toujours pas versé la participation promise par l'État et reste hostile au dispositif.

En conclusion

La FNARS parle elle-même de « situation humanitaire dramatique ». 
Elle demande :

  • un moratoire immédiat de la fermeture prévue de certains centres au niveau national
  • la mobilisation du parc privé et public
  • une loi de programmation pour les logements très sociaux
Les associations demandent :

  • l'hébergement inconditionnel et dans la continuité pour tous
  • l'augmentation du nombre de places en CADA et 115
  • un lieu d'accueil de jour
  • l'application de la loi de réquisition
  • au minimum dans l'immédiat, la mise en place avec les autorités locales d'un système de conventionnement pour mettre temporairement les gens à l'abri dans des logements inoccupés (et éventuellement voués à une démolition ultérieure)

Cette année à l'entrée de l'hiver, contrairement aux autres années, le plan hivernal n'a pas été publié.

Un toit c'est un droit, ne nous habituons pas à l'inacceptable !