jeudi 24 avril 2014

Rennes : Deux nouveaux appartements vides de la Ville de Rennes réquisitionnés




Le 15 de la rue de Quineleu s’agrandit. De nouvelles familles se sont installées depuis le 21 avril 2014 dans 2 appartements vacants. L'association Un Toit c'est un Droit les accompagnera dans leurs démarches à venir.
Des photos et une vidéo ont été publiées pour preuve d'occupation.



Dans cet immeuble voué à la démolition de la Ville de Rennes il y a maintenant 8 appartements occupés. 5 d'entre-eux le sont depuis le 8 janvier 2014. Le Tribunal leur a accordé un délai d'occupation jusqu'au 2 juin prochain.


Le sixième appartement est occupé depuis le 28 février 2014.

samedi 19 avril 2014

Aménagement de la réquisition de Noyal-Chatillon.


Ouvrir un squat n'est pas un choix …

Fin de la trêve hivernale début avril : une semaine d'errance pour une vingtaine de personnes parmi lesquelles des familles avec de jeunes enfants et une femme enceinte. Plusieurs structures et organisations ouvrent leurs portes, le temps d'une nuit ou deux, par souci d'humanité. 
Le lundi 7/04, nous retournons une ultime fois à la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des personnes (DDCSPP) pour tenter de trouver des hébergements d'urgence. Devant le refus de l'autorité préfectorale, l'association « Un toit c'est un droit » décide d'officialiser la réquisition d'une maison promise à la démolition à Noyal-Chatillon, déjà occupée par quelques migrants depuis 2 jours.

Les migrants posent leurs bagages et la solidarité s'organise

25 personnes habitent cette maison depuis le 7 avril. Une pièce par famille, une pièce pour les femmes seules et une pièce pour les hommes célibataires. 7 enfants, dont 6 de moins de 6 ans.

Première priorité, sécuriser les lieux : Ramassage des objets potentiellement dangereux et grand nettoyage de printemps.

Deuxième étape, aménagement du lieu de vie pour y apporter un minimum de confort matériel : livraison de ouvertures puis de matelas. Dès les premiers jours, de généreux donateurs apportent l'aide alimentaire et le soutien logistique. La lumière fut puis l'eau courante et la chaleur humaine...



Grâce à la solidarité, les migrants s'installent et redonnent vie à cette maison vacante et vandalisée.

Rennes Métropole a fait livrer 3 containers à poubelles. Le lieu est maintenant sécurisé et les conditions d'hébergement sont précaires mais dignes. Combien de temps cette trêve va t-elle durer pour les migrants ? 


«  Pour le temps qu'on sera là, maintenant on a le devoir de le rendre beau, ce lieu » …

Alors on désherbe, on débroussaille, on taille le rosier.
Le jardin se pépare à accueillir une « chasse à l'oeuf solidaire » organisée lundi de Pâques par les camarades de la CGT Education pour les enfants du squat.

Hostile à cette installation, le nouveau maire de Noyal Chatillon a exprimé son souhait de voir au plus vite partir les migrants. Il a été clair « Ne rien attendre de la municipalité ». Alors on fait sans...



lundi 7 avril 2014

Retour sur une longue semaine d'actions, et nouvelle réquisition.


Samedi 29/03 : Occupation de l'abri de nuit pour exiger son maintien et l'extension des horaires. Evacuation policière et contrôle d'identité au poste pour un militant.

Dimanche 30/03 : Fermeture et démontage de l'abri de nuit. 

Lundi 31/03 : Rassemblement d'une soixantaine de sans-abris à la DDCSPP pour réclamer des places d'hébergement d'urgence. Accueil d'une vingtaine d'entre eux par la MIR pour une nuit.

Mardi 1/04 : Tentative d'occupation de l'université de Rennes 2 pour exiger des places au 115 , menace d'expulsion policière, départ "volontaire" des migrants : une seule famille obtiendra un relogement pour la nuit. Accueil de la vingtaine de sans-abris dans le local de campagne de la liste "Changez la ville" pour la nuit.

Mercredi 2/04 : Aucune proposition de relogement. La CGT éducation opuvre son local pour la nuit, organise un repas et publie un communiqué.

Jeudi 3/04 : Même situation. Accueil très chaleureux par le CRIJ pour la nuit.

Vendredi 4/04 : Rassemblement silencieux des sans-abris devant la mairie pendant le conseil municipal d'installation de la nouvelle équipe. De nouvelles familles à la rue rejoignent le groupe en errance. Accueil pour la nuit par la FSU et repas. 

Samedi 5/04 : Toujours rien. La FSU décide d'assurer le gîte et le couvert pour une nuit supplémentaire. 

Dimanche 6/04 : Encore et toujours rien ! C'est le PCF qui ouvre ses portes pour une nouvelle nuitée. 

Lundi 6/04 : De nouvelles familles à la rue ! Signalement à la DDCSPP pour enfance en  danger : 4 familles à la rue avec 8 enfants de moins de 5 ans et 1 femme enceinte de 6 mois au bord de l'épuisement.

Face à l'indifférence des pouvoirs publics et à la détresse des personnes à la rue, les migrants, soutenus par l'association "Un Toit, c'est Un Droit", officialisent la réquisition d'une maison vide à Noyal Chatillon-Sur-Seiche ouverte depuis le 5 avril 2014. 



Ouvrir un squat n'est pas une finalité.
Nous revendiquons la primauté de l’accueil inconditionnel de toutes les personnes à la rue !!!

jeudi 3 avril 2014

Famille avec enfant scolarisé à la rue : Le Secrétaire Général ne tient pas ses promesses !


Parmi les familles à la rue depuis la fin de la trêve hivernale, une famille serbe avec un fils scolarisé en lycée Mendès France ayant vécu au squat de Saint Marc.

Avant l'évacuation de l'église St Marc, des accords ont été passés entre la préfecture d'Ille et Vilaine et l'évêché. Le secrétaire général s'engageait notamment à héberger jusqu'à la fin juin les familles avec enfants scolarisés.

Le secrétaire ne tenant pas ses engagements vis à vis de l'évêque, nous avons décidé de rendre public ce courrier avant que de nouvelles familles subissent le même sort !
 

mercredi 2 avril 2014

Fin de la trêve hivernale : Actions en cours.


Dès lundi 31 mars, une soixantaine de migrants se sont retrouvés à la rue à Rennes suite à la fin de la trêve hivernale.
Après avoir sollicité vainement les services de l'Etat, une vingtaine de migrants, dont 6 enfants scolarisés à Rennes, ont trouvé refuge pour la première nuit à la Maison Internationale de Rennes.

Même situation mardi 1er avril au soir. La décision est prise de tenter de passer la nuit dans une salle de l'Université de Rennes 2, avec le soutien du Collectif de Soutien aux Personnes Sans Papiers.  : Accueil chaleureux des étudiants et rapports tendus avec le chef de la sécurité et le président de Rennes 2 qui annoncent une évacuation policière.



Après négociation avec la préfecture, une nuit d'hôtel est accordée à une famille de demandeurs d'asile dont les 3 enfants sont scolarisés à Rennes.
Les militants décident de quitter les lieux avant l'intervention des forces de l'ordre pour ne pas mettre en danger les migrants. Ils passeront cette seconde nuit dans le local de "Changez la ville" mis à disposition par les nouveaux élus pour la nuit.

Mercredi 2 avril, le scénario se reproduit. Cette fois c'est la CGT Educ qui ouvre son local pour accueillir une vingtaine de migrants et alerte dans un communiqué sur la gravité des conditions de vie des élèves étrangers scolarisés.

La solidarité se construit de jour en jour, des étudiants, des élus, des voisins se mobilisent. Ces gestes significatifs de soutien doivent en inspirer d'autres pour que cette cette situation indigne cesse.
Qui prendra le relais demain et après-demain ?
Combien d'actions allons nous devoir engager afin que toutes les personnes trouvent des solutions d'hébergement dignes et pérennes ?
Il est temps d'exprimer encore et toujours notre désapprobation de la politique actuelle.

dimanche 30 mars 2014

PARTENARIAT ENTRE LA VILLE DE BRUZ ET L’ASSOCIATION UN TOIT C’EST UN DROIT


La ville de Bruz possède deux maisons individuelles mises à disposition depuis le 19 février 2014 pour l’accueil de familles accompagnées par l’association « Un Toit c’est Un Droit ».

La ville de Bruz s’engage à mettre les logements à disposition gratuitement et à prendre à sa charge les consommations de fluides (eau, gaz et électricité).

La ville se charge également par le biais de son service social de mettre en relation les familles avec les services compétents en matière d’accompagnement et à assurer la veille nécessaire.

La mise à disposition des maisons est formalisée par la signature d’un contrat d’occupation à titre précaire de trois mois éventuellement renouvelable une fois.

L’association s’engage à proposer à la ville des familles dans une situation administrative pouvant faire l’objet d’une résolution à court ou moyen terme. La domiciliation permettant à la famille de
faire valoir ses droits et mettre en place les démarches nécessaires en vue de sa régularisation et son accès à une situation de droit commun. L’association accompagne à cet effet les familles 
vers 
l’obtention d’un titre de séjour.

L’association se porte garant du respect des conditions d’accueil tant au niveau de l’entretien des lieux que des relations avec le voisinage et l’extérieur.

En cas de non respect des conditions prévues, l’association contribue à la restitution des lieux et au départ de la famille.

samedi 29 mars 2014

Occupation de l'abri de nuit et expulsion.


L'abri de nuit. 4 pièces pouvant recevoir 26 personnes entre 11h du soir et 5 h matin.
Un lieu spécialement adapté pour les femmes enceintes et mineurs ne trouvez-vous pas ?

Fin de trêve hivernale oblige, dès lundi des dizaines de personnes vont être remises à la rue.

Afin de lancer un cri d'alarme, l'association "Un Toit, c'est un Droit" occupait depuis 5h ce matin l'abri de nuit, où 18 personnes ont trouvé refuge cette nuit, dont de nombreux mineurs.
Ce lieu sera démonté demain, alors que des dizaines de migrants ont déjà reçu un courrier de fin de prise en charge au 31 mars.

Comme chaque année, nous dénonçons la gestion au thermomètre de l'hébergement d'urgence et nous demandons à Rennes :

La réquisition de bâtiments vides, plus adaptée et moins onéreuses que les nuitées d'hôtel (l'abri de nuit est situé près de l'ex Agence Régionale de Santé, bâtiment appartenant à l'Etat vacant depuis des mois)

L'ouverture permanente des 26 places disponibles à l'Hôtel Dieu,

Le maintien de l'Abri de Nuit dans de meilleures conditions matérielles et des horaires étendus (21h/7h).

Vers 9h00 la police nationale a procédé à l'expulsion des militants.


Lien sur l'abri de nuit : 


mercredi 26 mars 2014

Rennes : Un étrange ABRI DE NUIT mis en place par la DDCSPP


Nous avons appris par la presse début janvier, l'ouverture d'un "abri de nuit" mis en place par la DDCSPP, (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations),de façon expérimentale du 20 décembre 2013 au 31 mars 2014 :


Peu accueillant, ce lieu, "géré" par la société Epiwest, est situé dans l'enceinte de l'OFII (près de l'Agence Régionale de Santé désaffectée toujours vide et surveillée), à 600 m de la 1ère station de métro.
4 modules (algéco) reliés entre eux et un bloc sanitaire, d'une capacité d'accueil de 27 places où les personnes peuvent se reposer sur des transats de minuit à...5h !

Voici le lien vers la convention signée entre les partenaires :

Malgré l'emplacement de cette structure, les conditions d'accueil spartiates, les horaires drastiques et les réticences du 115 à orienter les personnnes vers ce lieu inadapté, l'abri de nuit a fini par trouver son public. Il a accueilli des familles, des femmes enceintes, des enfants, une jeune fille trisomique avec ses parents…

"Favoriser un accueil digne" ???

Lors d'une rencontre le 13 février 2014, les professionnels de l'urgence s'inquiétaient des conditions d'accueil de ce lieu : "Il paraît peu adapté de mettre les gens dehors à 5h, alors que le métro ne circule pas. Les écoutants du 115 formulent leurs réticences à orienter les familles et les femmes compte tenu de la fermeture du lieu. La question de sécurité des personnes est ainsi abordée. Les personnes sont en effet livrées à elles-mêmes à 5h dans un lieu peu passager et éloigné du centre-ville."
Ils préconisaient que "l'enveloppe dédiée à l'ouverture de l'Hôtel Dieu (prévue dans le cadre du niveau orange du plan grand froid) puisse être en partie affectée à l'accueil de nuit, afin de permettre une ouverture plus importante (22h / 8h)."
Alors que Elie Robert, directeur de la société Epi West, reconnait que les personnes accueillies "sont épuisées et fragilisées", les horaires d'accueil sont restés inchangés.

samedi 22 mars à 5h, un couple et une enfant malade quittent l'abri de nuit

Le 31 mars, alors que tous les services sociaux ( le 115, Coallia, le SAO, la DDSCPP…) préviennent que les crédits qui ont permis de mettre les plus fragiles à l'hôtel sont épuisés et que dès la semaine prochaine ces personnes n'auront d'autre solution que d'appeler le 115 déjà saturé, l'Abri de Nuit va être démonté au moment où il aurait été utile plus que jamais.
Dans une "pseudo-circulaire" du 11 mars 2014, Manuel Valls exhorte tous les préfets à laisser dormir dehors les sans-papiers. A quelques jours de la fin de la trêve hivernale, ces consignes sont illégales et inhumaines.
Pour que cessent ces traitements dégradants infligés à des personnes fragilisées parfois par des mois d'errance, nous exigeons le respect de l'inconditionnalité de l'hébergement d'urgence et des conditions d'accueil dignes pour tous, été comme hiver, de jour comme de nuit.

Nous demandons :
  • La réquisition de bâtiments vides, plus adaptée et moins onéreuses que les nuitées d'hôtel,
  • L'ouverture permanente des 26 places disponibles à l'Hôtel Dieu,
  • Le maintien de l'Abri de Nuit dans de meilleures conditions matérielles et des horaires étendus (21h/7h).


Un Toit, c'est Un Droit

jeudi 20 mars 2014

Une nouvelle procédure d'expulsion engagée par la Ville de Rennes



Après avoir subi 3 expulsions en 18 mois, des familles roms de Roumanie ont trouvé refuge depuis le 14 février 2013 dans un immeuble vacant appartenant à la Ville de Rennes situé 9 rue du Docteur Aussant.

La Ville de Rennes demande l'expulsion des occupants sans délai, alors qu'elle ne justifie d'aucune urgence à récupérer son bien. Cet immeuble doit être rasé pour faire place à une cinquantaine de logements dans le cadre de l'aménagement de la ZAC Maurepas - Gayeulles prévu sur 15 ans.

Cette réquisition abrite une trentaine de personnes, dont des malades et de jeunes enfants.

L'association "Un Toit, c'est Un Droit" appelle à venir soutenir les familles Roms le vendredi 21 mars à 9h00 devant le tribunal d'instance de Rennes.



Ce même jour sera rendue la décision concernant les appartements de la rue Quineleu, réquisitionnés par 25 migrants.

lundi 3 mars 2014

Manifestation du 1er Mars 2014


Quelques 300 personnes ont manifesté samedi 1er Mars 2014

PLUS JAMAIS D’ENFANTS RAFLÉS AU PETIT MATIN ET EXPULSÉS !

HONTE À CEUX QUI ORDONNENT DE TELS ACTES !















Les organisations signataires, associations, syndicats, partis, vous remercient


Organisations signataires de l’appel :

MRAP Ille et Vilaine, RESF 35, LDH Rennes, AFPS, Conseil des migrants, Un Toit c’est Un Droit, CIMADE- Rennes, Mouvement de la Paix, DAL 35, ATMF 35, Québriac Migrants, FSU 35, CGT éduc, Sud Éducation 35, CNT 35, Ensemble !, CADTM, PCF 35, PG 35, EELV, UDB Pays de Rennes, NPA 35

Un sixième appartement réquisitionné rue de Quineleu



Depuis le 27 février 2014, une famille a trouvé un toit pour s'abriter dans un appartement de la Ville de Rennes rue de Quineleu. Celui-ci était vide depuis plusieurs années.
L'association Un Toit c'est Un Droit a décidé d'accompagner les nouveaux occupants et a publié des photos et vidéos pour certifier que l'appartement est bien occupé depuis plus de 48 heures. Passé ce délai la Ville de Rennes ne peut expulser la famille sans procédure judiciaire. 


Concernant les 5 autres appartements réquisitionnés depuis début janvier 2014, le Tribunal d'Instance de Rennes, lors de l'audience du 28 février dernier, a renvoyé sa décision au 23 mars. 


https://www.facebook.com/lePetitSauvageon/media_set?set=a.10203251002786546.1073741849.1553473683&type=1

http://www.flickr.com/photos/95154554@N04/sets/72157641665369553/







mercredi 26 février 2014

Pas d'expulsion sans relogement !



Depuis le 22 janvier 2014, un vingtaine de personnes soutenues par l'association "Un Toit, c'est Un Droit" ont réquisitionné 5 appartements appartenant à la Ville de Rennes et gérés par l'AIVS (Agence Immobilière à Vocation Sociale).

Situés dans le secteur gare sud, ces logements étaient restés vacants en attendant le permis de démolition. L'immeuble abrite encore quelques familles accompagnées par l'AIVS.

La Ville de Rennes a constaté l'occupation et demandé l'expulsion des occupants sans délai.
L'audience aura lieu vendredi 28 février à 9h devant le Tribunal d'Instance de Rennes (5e étage de la Cité judiciaire).

Un Toit, c'est Un Droit appelle à venir soutenir les occupants de la rue Quineleu menacés d'expulsion.

Pas d'expulsion sans relogement !



mardi 25 février 2014

APPEL À MANIFESTER SAMEDI 1ER MARS à 15h Place de la Mairie à RENNES


Plus jamais ça ! Plus jamais d’enfants expulsés !


Le 18 février, sur ordre de la Préfecture de Rennes, on a connu l’inacceptable : la gendarmerie est allée chercher au petit matin une famille de 5 enfants dont un bébé de 10 mois. Une première en Ille et Vilaine !

Destination pour cette famille déboutée du Droit d’asile, dont le dernier recours n’était pas encore jugé ? l’aéroport de St Jacques de la Lande et un avion affrété spécialement pour les conduire à Roissy où ils devaient embarquer dans un autre avion. Destination finale pour cette famille ? Moscou où nul ne savait ce qui les attendait. Mais, Jeux olympiques aidant, on veut sans doute croire que la Russie de Poutine est la patrie des Droits de l’Homme.

Et si l’on parlait un peu des Droits de l’enfant en France ?
Ces enfants qui vivent en France, depuis plus de 6 ans… qui vont à l’école ou au collège… Le dernier est né en France…
Que dit la Convention des Droits de l’Enfant que la France a ratifiée ?
Article 2-1. Les Etats parties s’engagent à respecter les droits qui sont énoncés dans la présente Convention et à les garantir à tout enfant.
Article 3-1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale.
On y trouve aussi le droit inaliénable à l’éducation pour tous les enfants. Et on en affiche une version simplifiée dans toutes les écoles.

Peut-on dire que la Préfecture d‘Ille et Vilaine a respecté l’article 3, comme la France s’y est engagée ? Et le traumatisme de cet arrachement, l’interruption de leur scolarité, est-ce l’intérêt supérieur de ces enfants ?

On avait déjà connu en France dans les années 2000 de tels actes. La condamnation des associations et des citoyens avait obligé le pouvoir d’alors à y renoncer.
On se souvient que de telles pratiques avaient été condamnées par des élu-e-s. Des engagements avaient été pris qu’elles ne se reproduiraient plus, par ceux-là même qui les ordonnent ou les cautionnent aujourd’hui.

La mobilisation des associations a permis cette fois-ci encore que ce mauvais coup n’aboutisse pas. Cette famille est libre, mais pour combien de temps ?

Et combien d’autres sont promises au même sort ? Déjà, le 22 janvier, une famille avec deux enfants de 10 et 11 ans, assignée à résidence à Dinan (22), avait été expulsée par avion privé au départ de l'aéroport de Rennes Saint-Jacques vers la Belgique.

Les organisations signataires, associations, syndicats, partis, vous appellent à venir dire haut et fort

PLUS JAMAIS D’ENFANTS RAFLÉS AU PETIT MATIN ET EXPULSÉS !

HONTE À CEUX QUI ORDONNENT DE TELS ACTES !

Organisations signataires de l’appel :

MRAP Ille et Vilaine, RESF 35, LDH Rennes, AFPS, Conseil des migrants, Un Toit c’est Un Droit, CIMADE- Rennes, Mouvement de la Paix, DAL 35, ATMF 35, Québriac Migrants, FSU 35, CGT éduc, Sud Éducation 35, CNT 35, Ensemble !, CADTM, PCF 35, PG 35, EELV, UDB Pays de Rennes, NPA 35


lundi 24 février 2014

Le squat rue de l’Étang du Diable fermé et dévasté



Ouvert depuis le 13 mai 2013, le squat de la rue de l’Étang du Diable à Saint-Grégoire abritait depuis cette date plusieurs familles. Sous le coup d'une expulsion imminente les occupants ont choisi de quitter les lieux et de chercher un autre refuge.
Chose faite depuis le 14 février et leur implantation dans un bâtiment de la Ville de Rennes à Maurepas.
La Ville de Rennes a fait constater par huissier l'occupation et a engagé une nouvelle procédure d'expulsion. 



jeudi 20 février 2014

Assemblée Générale statutaire de l'association « Un Toit c'est Un Droit ».



Chers amis,

Le lundi 24 MARS à 19 h à la MIR, salle au 2 ième étage (7 quai Chateaubriand, Rennes) se tiendra l'Assemblée Générale statutaire de l'association « Un Toit c'est Un Droit ».

Ce sera l'occasion de porter un regard critique et constructif sur les activités menées dans l'année et de définir les orientations générales pour 2014 (sera fait également le bilan financier).

Si vous êtes préoccupés par la question des sans-abris et/ou si vous avez été nos compagnons de route (merci à vous !) c'est l'occasion de venir débattre et de renouveler (ou de prendre) votre adhésion.

La réunion se terminera par un petit pot de l'amitié.

mercredi 29 janvier 2014

Bilan de l'évacuation de l'église Saint Marc



Rennes, le 23 janvier 2014.


Après plus de 8 mois d'occupation, les 150 migrants qui occupaient l'église Saint Marc ont été évacués mardi 14 janvier.

Grâce au soutien du secours-catholique, 92 personnes ont été relogées par le préfecture d'Ille et Vilaine jusqu'à la fin mars pour les personnes sans enfants, et jusqu'à la fin juin pour les familles avec enfants scolarisés. Ce sursis concerne aussi les exécutions d'expulsion du territoire, sauf pour les personnes "Dublin" (réadmissibles dans un autre pays européen), avec ou sans enfant scolarisé. Ces engagements ont été pris par le secrétaire général envers l'évêque.

Exclues de ce dispositif, 2 familles roumaines se sont vu proposer uniquement une nuit à l'hôtel, à condition qu'elles acceptent de se présenter dès le lendemain à l'OFII pour le retour volontaire en Roumanie...Offre légitimement déclinée, ces familles étant en France depuis plusieurs années. Ces deux familles sont aujourd'hui à la rue avec 3 jeunes enfants. C'est le cas aussi de quelques autres migrants, craignant une expulsion du territoire, qui ont refusé les conditions proposées par la préfecture.

En soutien à un Un Toit c'est Un Droit, la coordination solidaire des moyens humains et matériels du Secours Catholique, du Secours populaire et de la Communauté Emmaus, ont permis une évacuation dans des conditions dignes sans intervention des forces de l'ordre.

Cependant nous dénonçons une fois de plus, le choix de la préfecture de privilégier des offres de relogement inadaptées et onéreuses à l'hôtel ou en gîtes, plutôt que la réquisition de bâtiments vides.

10 jours après la fermeture du squat de Saint Marc, le secours-catholique avec le CCFD/Terre solidaire et Un Toit c'est Un Droit continuent d'accompagner les migrants face à leurs nouvelles difficultés : déplacements, scolarisation, cuisine à l'hôtel, réception du courrier...Des aménagements restent possibles par la préfecture.



Après avoir annoncé avant l'évacuation du squat que ses engagements ne concernaient ni les Roumains, ni les "Dublin", le secrétaire général a maintenant décidé que les familles ayant des enfants uniquement scolarisés en maternelle ne seraient hébergées et protégées de l'expulsion que jusqu'à la fin mars.



Nous restons vigilants afin que les garanties obtenues par le secours-catholique soient respectées par la préfecture d'Ille et Vilaine, dont nous ne cessons de dénoncer les pratiques.


Un Toit, c'est Un Droit.

mercredi 22 janvier 2014

Officialisation de 5 appartements réquisitionnés rue de Quineleu à Rennes




Beaucoup d'agitation dans l’univers des squats Rennais. 5 appartements abritent désormais 24 personnes de diverses nationalités.
L'immeuble appartient à la Ville de Rennes mais la gestion des appartements est confiée à l'AIVS (Agence Immobilière à Vocation Sociale). Cependant de nombreux logements demeuraient vacants depuis plusieurs semaines puisque dans le cadre du projet d'agrandissement de la gare l'immeuble devrait être rasé. L'AIVS a relogé les précédents occupants des logements vides concernés ailleurs mais cet immeuble abritent toujours 5 familles dépendantes de l'agence.
L'occupation des appartements délaissés par l'AIVS s'est faite en 2 temps. 3 d'entre-eux sont occupés depuis plus d'une semaine tandis que les 2 derniers le sont depuis 3 jours.
Lundi 20 janvier 2014 la police municipale a constaté pour la première fois l'occupation des appartements. Une deuxième fois le mardi 21 janvier.
Aujourd'hui, mercredi 22 janvier, un officier des Renseignements Généraux, la police municipale, des personnes employées dans les services sociaux et techniques de la Ville de Rennes, et une représentante de l'AIVS sont venus sur place faire différents constats en présence d'une dizaine de militants ou proches de l'association Un Toit c'est un Droit. Les identités des nouveaux occupants ont été relevées et les appartements visités.
L'association Un Toit c'est un Droit accompagnera juridiquement et matériellement les occupants tant que ceux-ci ne seront pas relogés durablement. L'AIVS, de son côté, semble vouloir trouver une alternative positive et nous nous en félicitons.



  • Liens photos :

http://www.flickr.com/photos/organize/?start_tab=one_set72157639986074673
http://www.flickr.com/photos/organize/?start_tab=one_set72157639679461664

  • Liens vidéos

https://www.facebook.com/photo.php?v=10202987104469253&set=vb.1553473683&type=3&theater
https://www.facebook.com/photo.php?v=10202910786641355&set=vb.1553473683&type=3&theater


mardi 21 janvier 2014

Urgence 15 rue de Quineleu à Rennes


Demain matin à partir de 9h00 deux familles avec des enfants en bas âge risquent d'être expulsées sans aucune procédure d'un appartement qu'elles occupent depuis 2 jours.
Ce lieu était préalablement squatté depuis plusieurs jours par un sans domicile fixe qui a aimablement cédé sa place au profit des familles.

La police municipale est venue ce soir annoncer qu'elle reviendrait demain accompagnée de responsables municipaux en vue d'une expulsion qui de fait serait illégale.
Nous avons de nombreux témoins pouvant attester que l'appartement est ouvert depuis plusieurs jours.
Cet immeuble est voué à la démolition pour cause d’extension de la gare. Plusieurs appartements sont squattés avec l'aide de l'association Un Toit c'est Un Droit.

Nous appelons chacun à venir nous accompagner et s'opposer pacifiquement à l'expulsion pour qu'enfin la Ville de Rennes n'expulse plus sans proposition de relogement durable.

Rendez-vous dès 9 h ce mercredi 22 janvier 15 rue Quineleu.

Merci à tous.

Officialisation de 2 nouvelles réquisitions soutenues par l'Association Un Toit c'est Un Droit

L'association Un Toit c'est un Droit a décidé d'accompagner 2 nouveaux squats situés sur la commune de Chantepie.
Les deux maisons concernées appartiennent à  la municipalité et demeuraient inutilisées depuis quelques années. Plusieurs familles vivent là depuis le 17 décembre 2013. La police municipale a constaté l'occupation des lieux.






 Liens : Lieux en activité  - Rapide historique des lieux occupés





mercredi 15 janvier 2014

Le squat de l'Eglise Saint-Marc est fermé. Photos, liens média et remerciements.


L'évacuation des migrants de l'église Saint-Marc a eu lieu... Dieu merci dans le calme et avec beaucoup d'organisation et de dignité pour que tous ceux qui se sont présentés à la préfecture soient relogés par celle-ci dans l'immédiat. Merci au personnel pour son professionnalisme.
Merci au Secours Catholique pour la collaboration dans la préparation et la réalisation de cet événement.
Merci au Secours Populaire pour l'efficacité de la livraison des bagages à chaque famille au sortir de la préfecture.
Merci à l'association Emmaüs pour son aide à débarrasser les locaux à Saint-Marc.
Merci à toutes les personnes qui ont été présentes ce mardi matin à Saint-Marc puis à la préfecture.

Reste à voir maintenant l'accompagnement pour la suite... et dans la durée.

dimanche 12 janvier 2014

Mobilisation et demande de soutien suite à l'évacuation du squat de l'église St Marc

Chers amis,

Mardi 14 janvier, à 7 h du matin, les résidents du squat de l'église St Marc sont convoqués à la préfecture. Dans la foulée, le squat sera muré et les migrants dispersés sur tout le département dans des hébergements type gîtes ruraux.
Ils auront bien sûr besoin d'un soutien moral dans ces moments difficiles mais aussi d'une aide matérielle (transport des bagages jusqu'à la préfecture, etc).
Ceux d'entre vous qui connaissent certains migrants pourront bien sûr passer dans la journée du lundi pour proposer leur aide (stockage éventuel de certaines choses, etc), sinon il serait important, si cela vous est possible, d'être présents sur place le matin du 14 à partir de 6 h.
Nous avons fixé un rendez-vous à 18 h au métro République avec les migrants qui se retrouveraient sans solution d'hébergement de la part de la préfecture, le soir du 14. Il sera important d'être nombreux avec eux à ce moment-là.

Merci d'avance.

Urgence Logement


Bonjour,

Nous avons été alertés par le corps médical sur la situation d'une dame congolaise déboutée de sa demande d'asile et mise en demeure de quitter le logement CADA qu'elle occupe actuellement. Cette dame doit impérativement être opérée rapidement (pronostic vital engagé) mais la préfecture envisage de la placer en assignation à résidence à la Guerche de Bretagne à sa sortie de l'hôpital, ce qui l'empêcherait de suivre ses soins post­opératoires, sauf si « les associations luitrouvaient un lieu d'hébergement au domicile d'une famille rennaise ». Cette dame vit seule avec un enfant qui est interne (et ne rentre donc chez lui que le week­end). Nous cherchons désespérément un lieu d'hébergement sur Rennes pour une durée d'environ un mois.

Merci de faire tourner l'info et de nous signaler toute proposition éventuelle.Restant à votre disposition pour toute demande de renseignement.

L'association « Un Toit c'est Un Droit ».

jeudi 9 janvier 2014

Le squat de l'Eglise Saint Marc sera évacué le mardi 14 janvier.

Rennes, le jeudi 9 janvier 2014.                                


Le squat de l'Eglise Saint Marc sera évacué le mardi 14 janvier.

Après des mois d'errance et de lutte depuis l'expulsion du squat de Pacé en novembre 2012, une cinquantaine de migrants soutenus par l'association "Un Toit, c'est Un Droit", réquisitionnait l'Eglise Saint Marc le 25 avril 2013. Face à l'indifférence des pouvoirs publics malgré une série d'occupations de gymnases d'école et de centre sociaux, les migrants ont trouvé refuge dans ce lieu de culte désaffecté.

L'archevêché, propriétaire des lieux, a d'emblée déclaré « Pas question d’expulser les migrants. L’église doit remplir ses missions de solidarité habituelle. »

Rassurés les migrants ont enfin posé leurs bagages et se sont appropriés le lieu pour quelques mois de répit, pendant que les expulsions continuaient : Rue de Chateaugiron, Contour Saint Aubin, Saint Jacques de la Lande, Rue de Lorient, La Mézière...

Aujourd'hui près de 150 personnes occupent l'Eglise Saint Marc, dont 50 enfants.

Dès l'été les négociations ont débuté entre l'association "Un toit, c'est un droit" et le secours-catholique en lien avec la Préfecture d'Ille et Vilaine. Les 2 organisations sont tombées d'accord sur 2 exigences : des relogements pour tous et pas de tentative d'éloignement du territoire avant la fin de l'année scolaire.

Après négociation, les engagements pris par le secrétaire général auprès de l'évêque sont les suivants :

Les personnes seront relogées au minimum jusqu'à la fin de la période hivernale et aucune mesure d'éloignement ne sera mise en oeuvre avant cette date.

Les familles avec enfants scolarisés bénéficieront d'un logement stable jusqu'à la fin de l'année scolaire et aucune mesure d'éloignement ne sera mise en oeuvre avant cette date.

Comme après l'expulsion du squat de Pacé, la Préfecture a choisi d'orienter les migrants vers des gîtes ruraux éloignés de Rennes. La destination ne sera connue que le 14 janvier, jour de l'évacuation, où les migrants sont invités à se présenter dès 7h du matin à la préfecture pour être conduits en bus vers les différents lieux qui leur seront attribués.

Les objectifs ne sont que partiellement atteints, car  ces propositions de relogement ne concernent pas tous les migrants de Saint Marc. Certains ont été exclus par la préfecture selon leur situation administrative. Une quarantaine de personnes risquent à nouveau de se retrouver à la rue au coeur de l'hiver ? Alors que le caractère inconditionnel du 115 est sans cesse remis en cause par la Préfecture, nous rappelons au secrétaire général ses engagements dans Ouest-France le 12 novembre 2013 (lien :  http://www.ouest-france.fr/la-prefecture-renforce-lhebergement-durgence-1713789 ). "Nous avons totalement réorganisé les services de l'hébergement d'urgence en Ille et Vilaine. Personne ne restera dehors. C'est l'honneur de la République".

Un Toit, c'est Un Droit.


vendredi 22 novembre 2013

Communiqué de Presse de la Cimade 35


Rennes, le 19 novembre 2013

La Préfecture d’Ille et Vilaine menace l’État de Droit


     Des pratiques inacceptables, inhumaines et dégradantes sur l’accueil, le séjour et les expulsions des étrangers offensent la République. Elles sont quotidiennes à la préfecture de Rennes.
     Le 8 novembre 2013, les services préfectoraux d’Ille et Vilaine ont demandé la condamnation de la Cimade pour recours abusif, dans le cadre de sa mission d’aide à l’exercice effectif des droits auprès des personnes retenues au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Rennes St Jacques de la Lande. La Cimade n’a pourtant fait que respecter l’objet de cette mission définie par le Ministre de l'Intérieur : accueil, information et soutien des étrangers enfermés dans les CRA pour leur permettre une mise en œuvre effective de leurs droits. La Cimade voit dans la remise en cause de sa mission par les services préfectoraux d’Ille et Vilaine une tentative d’intimidation inacceptable et une atteinte aux droits des personnes retenues.
      Les services préfectoraux nient tout autant les droits des étrangers incarcérés en Ille et Vilaine : l’usage est de ne répondre à aucune demande émanant de personnes détenues, et ce au mépris d’une circulaire conjointe du Ministre de l’Intérieur et de la Garde des Sceaux en date du 25 mars 2013.
      Les conditions d’accueil en préfecture à Rennes se dégradent inexorablement pour atteindre un niveau qui déshonore la République Française. Ces conditions d’accueil sont méprisantes pour le public étranger qui a besoin d’accéder aux services préfectoraux pour le renouvellement d’un récépissé, d’une carte de séjour ou pour demander l’asile. Les horaires permettant l’accès au guichet se réduisent de mois en mois et se transforment en un parcours du combattant. Ces personnes ont souvent attendu des heures sous la pluie et dans le froid, quelquefois vainement jusqu’à l’heure de la fermeture, alors qu’elles font la queue depuis la nuit précédente.
      Nous constatons que les étrangers accompagnés d’un avocat ou d’un membre d’une association de défense des droits des étrangers ont un peu plus de chance d’être entendus. Ce qui ne les met pas à l’abri d’un traitement méprisant des services préfectoraux. Les refus opposés au guichet, pourtant sévèrement condamnés par le Conseil d’État, sont monnaie courante.
     La Cimade demande que cessent ces pratiques indignes du premier représentant local de l’État. Nous demandons le respect du droit des personnes étrangères et de leurs soutiens quand ils s’adressent aux services préfectoraux d’Ille et Vilaine, conformément à ce que prévoient la Loi et les règlements en la matière.

Contacts presse :
Mickael Garreau : 07.86.83.99.41.
Maryvonne Le Naour : 06.12.04.77.23.

mardi 19 novembre 2013

L'association "Un Toit, c'est Un Droit" invite à Rennes jeudi 21 novembre la juriste Claire Rodier


Dans le cadre de la Semaine de la SSI (semaine de la solidarité internationale),l'association "Un Toit, c'est Un Droit" invite à Rennes jeudi 21 novembre la juriste Claire Rodier pour échanger autour de son dernier livre "Xénophobie business". Elle nous dévoilera la face cachée de l'immigration et le juteux marché des frontières :

http://www.elwatan.com/economie/le-marche-juteux-de-la-surveillance-des-frontieres-18-11-2013-235429_111.php

Claire Rodier est juriste et militante au Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s), co-fondatrice du réseau euro-africain Migreurop (Réseau européen et africain de militants et chercheurs dont l’objectif est de faire connaître et de lutter contre la généralisation de l’enfermement des étrangers et la multiplication des camps, dispositif au cœur de la politique d’externalisation de l’Union européenne).
Elle s’intéresse aux politiques d’asile et d’immigration en Europe et a publié, seule ou en collaboration, plusieurs ouvrages sur ces sujets.


Dernières publications :
- Xénophobie business – A quoi servent les contrôles migratoires, La Découverte, 2012 ;
- Atlas des migrants en Europe,(collaboration), Armand Colin, 2012 ;
- Immigration, fantasmes et réalités (avec Emmanuel Terray), La Découverte, 2008.


"La face cachée de l'immigration" par Claire Rodier jeudi 21 novembre à 17 h 30 à l'espace JARRY à la Maison Internationale de Rennes.

lundi 18 novembre 2013

Cette semaine à Rennes s'ouvre la Semaine de la Solidarité Internationale (SSI), organisée par la Maison Internationale de Rennes ( MIR).



Cette semaine à Rennes s'ouvre la Semaine de la Solidarité Internationale (SSI), organisée par la Maison Internationale de Rennes ( MIR). Plusieurs événements concernent plus particulièrement le thème des MIGRATIONS.

1- Du mardi 19 au dimanche 29 novembre, espace Jarry (MIR) : exposition photos MIGRANTS HOMELESS : sélection de photographies retraçant le parcours, à Rennes, de personnes en demande d'asile, sans domicile depuis plusieurs mois.  Exposition de photos de Jeoffrey Guillemard d'Un Toit c'est un Droit
Vernissage le mercredi 20 novembre à 18 h 30.

2- Jeudi 21 novembre de 19 à 22 h - Carrefour 18 : TABLES du MONDE ( 5 € réservation au 06 31 82 41 65) Soirée festive de rencontre et témoignages autour d'un repas partagé dans un esprit de rencontre et d'ouverture à l'autre, migrants étrangers et français.

3- jeudi 21 novembre  17 h 30 espace JARRY MIR : la face cachée de l'immigration. Autour de cette question, Claire RODIER, juriste au GISTI, nous dévoilera les ressort de l'immigration, les enjeux de négociations entre états et les rôles joués par les hommes politiques.

4- Dimanche 24 novembre, 11h à 17 h Halle Martenot : MARCHES du MONDE
40 associations engagées aux quatre coins de la planète, vous donnent rendez-vous pour une journée interculturelle, festive, et conviviale…
L'association Un toit c'est Un Droit y participera avec les migrants de Saint-Marc, et aimerait un peu d'aide. Si vous souhaitez y participer avec eux, merci d'indiquer à Armelle sur quel créneau horaire. ( armelle.bounya@gmail.com - 06 17 09 58 46)

5-
 lundi 25 novembre, 19 à 21 h 30, espace ouest-France : je n'ai pas choisi de partir. Témoignage de Jean Willy à partir de son livre " je n'ai pas choisi de partir", et débat avec la salle sur l'expérience de la migration, l'accueil, l'accès aux droits.

Programme complet : http://www.bretagne-solidarite-internationale.org/agenda/ille-et-vilaine/rennes-maison-des-mondes-ssi-2013.html

dimanche 17 novembre 2013

Rennes : Communiqué de Presse de la FNARS




La FNARS Bretagne(Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale) ses délégations départementales et la FNARS d’Ille et Vilaine expriment leur vive inquiétude en ce début de période de plan hivernal 2013-2014 dénommé désormais « Prévention et gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid pour l’hiver 2013-2014 »

La situation au regard des propositions d’action, nous laisse perplexe quant à leur pertinence et leur adaptabilité aux territoires.

Malgré la pérennisation des places d’urgence de niveau 1 et 2 des périodes hivernales antérieures pérennisation relevant soit de création, soit de redéploiement, les capacités d’accueil ne seront pas en mesure de répondre positivement aux demandes de mises à l’abri. En effet, le taux de réponse négative faute de places disponibles, enregistré par le 115 au mois de septembre était par exemple de 57.88 % en Ille-et-Vilaine et 71.7 % dans le Morbihan.

La croissance des demandes se caractérise par une évolution de leur nature et des besoins : Demandeurs jeunes, familles, familles monoparentales avec de jeunes enfants, personnes en grande souffrance physique et/ou mentale, que ces demandes proviennent de personnes migrantes ou de notre territoire.

Dans le cadre de la présentation du plan hivernal 2013-2014 au delà des mesures visant à faire face aux demandes de mise à l’abri et de protection des personnes de quelque origine qu’elles soient, un cadre relatif aux personnes migrantes a été posé. Ce cadre qui s’appuie sur des affectations des populations selon la nature de leur statut et des droits associés entraine de facto une orientation vers des établissements dédiés ou des services relevant d’une dotation du ministère de l’intérieur. Ce cadre évoqué n’est pas sans poser question aux associations et aux professionnels chargés de l’accueil et de l’accompagnement, puisqu’aucune modalité ni procédure n’ont été proposées.

Les missions de nos associations portant sur l’accueil, l’hébergement et l’insertion s’inscrivent dans des principes, relevant d’un cadre législatif (art 345-1 et suivants du Code de l’Action Sociale et des Familles) dont les services de l’état doivent être les garants.

Ces principes maintes fois rappelés à nos ministres par notre fédération et le collectif des associations unies reposent sur l’accueil inconditionnel, la continuité de séjour, le non-abandon et une aide apportée aussi longtemps que nécessaire jusqu’à une orientation digne et pérenne visant un accès au logement, ces principes ont toujours guidé nos actions. « Toute personne en détresse, quelle que soit sa situation administrative, doit ainsi pouvoir être accueillie sans discrimination. »

Fort de ces engagements et de notre motivation nous ne pouvons que constater, au seuil de cette période, que les conditions de mise en œuvre et les moyens accordés dans le cadre de la veille sociale sont aujourd’hui, au delà de leur inadéquation avec les besoins constatés, source d’inquiétude des professionnels sur leurs modes d’intervention et la protection des personnes et de profonde interrogation pour nos associations sur la capacité à mettre en œuvre le volet hébergement /logement du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale.

Dans quelques jours, se tiendra à Rennes une rencontre régionale sous l’égide de monsieur le Préfet de Région et de monsieur François Chérèque, chargé par monsieur le Premier Ministre de la mission de suivi et d’animation territoriale de ce plan.
Nos interrogations y seront reprises et nous veillerons à rappeler lors de nos interventions l’exigence de lisibilité des politiques publiques dans leur mise en œuvre et leurs capacités à mobiliser tous les acteurs.

Le Président de la FNARS Bretagne.

La Fondation Abbé Pierre déplore également la situation et le manque de visibilité des mesures annoncées et soutient les associations adhérentes à la FNARS.


Manifestation du 16 Novembre 2013