vendredi 19 décembre 2014

Rassemblement à République, samedi 20 décembre, de 14 h à 17 h, pour réclamer le droit à un logement digne pour tous.

L'association "Un toit c'est un droit" appelle à un rassemblement à République, samedi 20 décembre, de 14 h à 17 h, pour réclamer le droit à un logement digne pour tous.
Une distribution de tracts est prévue. Nous demandons à chacun de venir avec une boîte en carton que nous transformerons sur place en maison avec des marqueurs.
Des grapheurs rennais viendront exprimer leur soutien en direct.
Merci de faire circuler l'information.
rassemblement à République, samedi 20 décembre, 14h00





mardi 16 décembre 2014

Question posée au Conseil Municipal de Rennes le 15/12/14

Madame la Maire,


Depuis des années, la saturation de l'hébergement d'urgence et ses conséquences sont évoquées lors des séances du conseil municipal.
Même s'il ne s'agit pas de sa compétence, la collectivité locale est de plus en plus sollicitée pour faire face aux carences de l'Etat qui ne remplit plus ses obligations légales.

Les associations comme la nôtre ne cessent de vous rappeler les difficultés auxquelles doivent faire face les personnes sans-abri sur votre territoire, notamment les migrants.

Vous avez initié dès 2010 le dispositif COORUS qui abrite 95 personnes, mais qui est aujourd'hui en panne, malgré le souhait de communes de Rennes Métropole de mettre à disposition de nouveaux logements.

Depuis l'établissement du campement de Cleunay cet été, vous avez décidé d'héberger à l'hôtel les familles avec enfants refoulées du 115. C'est chaque soir, plus d'une soixantaine de personnes pour lesquelles la Ville de Rennes financent des nuitées d'hôtel.
Si l’hébergement en hôtel comme solution transitoire peut avoir un sens pour compenser la saturation des dispositifs d’accueil de migrants, il est inadapté sur le long terme et représente un coût exorbitant pour la Ville de Rennes.

Alors que 5 squats sont menacés d'expulsion, ce sont près de 140 personnes dont 50 enfants qui risquent de grossir les rangs des exclus du 115 et se présenter à vos services. Combien de temps comptez-vous encore maintenir ce dispositif dans de telles conditions ?
Comme le préconise le rapport du Samu Social de Paris, il est urgent de trouver des alternatives à l'hébergement hôtelier qui nuit aux familles et enrichit des marchands de sommeil avec l'argent public.

Nous vous avons adressé récemment une proposition écrite de conventionnement, qui permettrait la mise à disposition de bâtiments publics ou privés inoccupés, accordant un droit de jouissance précaire aux occupants selon des modalités à définir entre les différents partenaires.

Nous vous demandons donc publiquement de répondre rapidement et favorablement à notre demande d'audience, afin d'étudier cette proposition, à moins que vous ne préfériez voir apparaître de nouveaux squats sur votre territoire...

Un toit, c'est un doit – le 15/12/14



lundi 15 décembre 2014

Une famille à rue




Cela se passe à Rennes, vendredi 12 décembre 2014 à 6 h du matin...

Cette famille soudanaise, bien connue des services sociaux, dort depuis plusieurs nuits à l'Abri de Nuit, rabaptisé Le Phare, rue Le Mordant à Rennes.

Cette famille ne correspond pas à la problématique habituelle des migrants à la rue. Elle est titulaire du statut de réfugiés et n'est pas sans ressources. Mais elle ne trouve pas de logement.

Mal conseillée, cette famille a quitté le logement qu'elle occupait à Brest pour venir à Rennes.
Sa demande de logement social à Rennes est déposée depuis longtemps mais n'aboutit pas, une demande de relogement prioritaire a été formulée et rejetée, en raison de  la taille de la famille, du montant important de leurs allocations et de leur départ de Brest.

On lui dit que le montant des ses allocations lui permet de trouver un logement dans le parc privé. Elle a fait de nombreuses recherches en ce sens, qui n'aboutissent jamais en raison de son absence de garanties : pas de salaire, pas de caution… Cette question pourrait se résoudre assez rapidement, la Fondation Abbé Pierre s'engageant à se porter garante pour elle.

Mais le problème ne va tout de même pas se résoudre en 24 h. Présente à Rennes depuis le mois d'août, elle a aujourd'hui épuisé toutes les solutions d'accueil chez des amis. Ces 8 enfants scolarisés et leur grande sœur jeune majeure malade n'ont plus chaque nuit que  les transats du  Phare pour se reposer quelques heures, et ne doivent pas subir plus longtemps les conséquences des mauvais choix de leur mère.  En ce début d'hiver, il est urgent de leur trouver une solution transitoire décente, le temps qu'aboutissent les démarches que la famille et les associations qui la suivent désormais s'engagent à reprendre au plus vite.



Audience du 12 décembre et futures audiences

Audience le 12 décembre devant le Tribunal Administratif suite à la demande d'expulsion par le Conseil Régional  de la maison éclusière du canal Saint Martin à Rennes, où 4 familles dont 10 enfants ont trouvé refuge : 

En raison de l'absence d'avocat, les membres de "Un toit, c'est un droit" ont  demandé à intervenir avant l'audience mais le magistrat a refusé. Par contre il a donné la parole aux migrants, qui ont pu courageusement exprimer leurs difficultés de logement.
Le rapporteur public comme l'avocat du Conseil Régional ont été brefs, puisqu'il n'y avait pas de défense...
Le délibéré sera rendu vendredi 19 décembre 2014. 

Le JT de TV Rennes du 12/12/14 s'ouvre sur un reportage sur le squat du Canal :

http://www.tvr.bzh/programmes/tvr-soir-le-jt-1418412600


A la demande de l'avocat de la Communauté du Val d'Ille, l'audience pour le squat de la Mézière a été reportée au 16 janvier.

Rappel vendredi 19 décembre à 9 h devant le Tribunal d'Instance (5e étage cité judiciaire) :

Squat Chantepie ferme

Squat Thorigné-Fouillard

mercredi 10 décembre 2014

4 squats menacés d'expulsion au cœur de l'hiver

Malgré les nouvelles dispositions de loi ALUR qui prévoit, que « la trêve hivernale pour tous sera la règle », 4 squats sont menacés d'expulsion au cœur de l'hiver :


2 squats sont convoqués devant la justice le vendredi 12 décembre

1. Les occupants d'une maison située à la Mézière appartenant à l’Établissement Public Foncier de Bretagne, dont la Communauté de communes du Val d'Ille a la jouissance.


Cette maison est occupée depuis le 11 octobre 2014 par une trentaine de personnes (dont la moitié de mineurs) de la communauté rom de Roumanie. C'est le 4e squat pour ces familles qui vivent dans une grande précarité depuis 2 ans sur notre territoire.
 
Audience devant le Tribunal d'Instance (5e étage cité judiciaire) vendredi 12 décembre à 9 h.


2. Les occupants de la maison éclusière du Canal Saint Martin à Rennes, appartenant au Conseil Régional de Bretagne. 


Cette maison est occupée depuis le 6 juillet 2014 par 4 familles, soit une vingtaine de personnes (dont la moitié d'enfants scolarisés à Rennes), évacuée du squat de Saint Marc.

Audience devant le Tribunal Administratif de Rennes* vendredi 12 décembre à 9 h.

*Cette audience a lieu devant le TA car cette maison est considérée comme appartenant au domaine public. Pour des raisons exceptionnelles de délai,cette audience se déroulera sans avocat. Besoin de soutien !

2 autres squats sont convoqués devant le Tribunal d'Instance le vendredi 19 décembre à 9h

3. Les occupants d'une ancienne ferme appartenant un propriétaire privé située dans la zone d'activités des Loges à Chantepie.


Cette maison est occupée depuis le 1er août 2013 par une trentaine de personnes (dont 10 enfants) de la communauté rom de Roumanie.

4. Les occupants d'une maison située à Thorigné-Fouillard et appartenant à Rennes Métropole.


Cette maison est occupée depuis le 13 mai 2011 par une trentaine de personnes célibataires, provenant majoritairement de pays en guerre.


Nous appelons à un large soutien pour ces 4 audiences afin d'empêcher l'expulsion sans relogement de plus d'une centaine de personnes, dont de nombreux enfants.

Pas d'expulsion sans relogement !
Des logements pour tous !

mardi 25 novembre 2014

2 évènements à ne pas manquer

1. Projection / Débat 

Dans le cadre de la solidarité internationale, la MIR et "Un toit, c'est un droit" présente le samedi 29 novembre à 20h à la MIR (7 quai Cateaubriant) "Rennes, ville refuge", un documentaire de Brigitte Chevet réalisé pour Arte en 2013.
PROJÉCTION-DÉBAT "Rennes, ville refuge", documentaire (2013) de Brigitte CHEVET
 
La critique TV de Télérama du 12/10/2013 : Tchétchènes, Arméniens, Mongols... les demandeurs d'asile arrivent de plus en plus nombreux en Ille-et-Vilaine, département réputé, au sein des filières de migration, pour sa plate-forme d'accueil.
A Rennes, les centres d'hébergement sont débordés, et des habitants se mobilisent pour accueillir des familles chez eux ; les Restos du coeur sont le théâtre de tensions vives entre Français en difficulté et étrangers — trop de familles à nourrir. Dense et hyperactif, le réseau associatif multiplie les actions coups de poing, alerte les autorités et squatte des lieux publics pour y loger les migrants sans toit. Souhaitant privilégier un accueil « décent » et organisé, la municipalité, socialiste, se heurte aux associations et procède chaque fois à l'évacuation de ces squats. Une élue avoue avoir durci son discours au fil des années, au contact de la réalité du terrain. Comment garder ses idéaux de gauche quand un accueil inconditionnel des demandeurs d'asile se révèle impossible ?
Avec intelligence et mesure, la réalisatrice Brigitte Chevet confronte la révolte des militants associatifs, aux prises avec des histoires individuelles intolérables, au pragmatisme des politiques. Elle dresse le constat d'une situation inextricable. L'exemple rennais devient alors le symbole d'un système d'asile « à bout de souffle », comme le qualifiait récemment le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
 
Un an plus tard, le contexte local a évolué... 
En présence de la réalisatrice, le débat qui suivra sera l'occasion de faire  le point sur les conditions d'accueil à Rennes avec les militants et des migrants qui témoigneront de leur vécu. 

2. Marchés du Monde

"Un toit, c'est un droit" et les migrants participeront à cet évènement qui se déroulera dimanche 30 novembre de 11h à 19h à la Halle Martenot :

Une quarantaine d’associations internationales proposeront des objets d'artisanat, des vêtements, des bijoux, des produits culinaires d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Europe. L’occasion de trouver des cadeaux originaux, de participer à des ateliers de réalisation d’objets traditionnels, de goûter des plats aux milles saveurs, de voir des expositions et des spectacles de danses et chants du monde, tout au long de cette journée où convivialité rime avec solidarité.


 

mardi 18 novembre 2014

2013 -2014 : la situation du logement et du non-logement


Le logement sur le plan national 

Dans un contexte général de dégradation de la situation sociale et économique, la part du logement dans le budget des familles est devenue de plus en plus importante : pour un ménage sur 2, cela représente plus de 18, 5 % des dépenses et, pour 1 locataire sur 5 dans le privé … plus de 40 % !

  • Les promesses de constructions de logements sociaux (150 000 par an) et de cités universitaires (40 000 sur 5 ans) n'ont pas été tenues. Malgré une augmentation annoncée de 5 000 places en 2013, le nombre de places en CADA reste encore très insuffisant : 31, 5 % des demandeurs d'asile n'y ont pas accès.
  • La très « maigre » loi sur la régulation des loyers (Alur, janvier 2014) avant même d'avoir été mise en place a été remise en cause (cf : amendements de juillet 2014 sur la possibilité de « simplification » par ordonnances). Toutefois ses circulaires d'application concernant la non-expulsion pendant la trêve hivernale semblent s'appliquer maintenant aux squats.
  • Depuis 15 ans, aucune utilisation de la loi sur la réquisition des bâtiments vides d'octobre 45

Les conséquences directes en sont un renforcement de la paupérisation, une augmentation du nombre de logements indignes et insalubres et de plus en plus de gens à la rue. Avec la politique d'austérité choisie par le gouvernement, cette dégradation ne pourra que s'accentuer à l'avenir d'autant que, avec les transferts de charges sur les collectivités locales et les baisses de subventions, celles qui menaient encore jusqu'ici une politique sociale locale acceptable auront de plus en plus de mal à continuer (ex : la ville de Rennes va être contrainte de faire 500 000 euros « d'économies » cette année).

Le logement en Bretagne  (d'après une enquête de la Fondation Abbé Pierre)

  • 1 Breton sur 10 vit au-dessous du seuil de pauvreté (- de 924 euros par mois)
  • Le surendettement a progressé de 30 % en 5 ans
  • 75 000 logements sont jugés indignes et 27 000 insalubres (d'après les critères de la loi du 24/03/2014)

C'est symptomatique du manque criant de logements sociaux dans une région qui accueille 26 000 habitants supplémentaires par an. S'il n'y a pas (encore !) d'explosion des expulsions c'est parce que les gens rognent sur tout : électricité, chauffage, santé, loisirs. Si c'est moins dramatique que dans certaines autres régions, c'est très loin d'être brillant !

La population à la rue sur le plan national  (d'après le baromètre de la FNARS ; NB : sont comptabilisés les appels décrochés uniquement)

  • + 10 % de demandes d'hébergement d'urgence en un an dans 37 départements, et ce malgré une augmentation de 15 % des places au 115
  • Ceux qui ont appelé pour la première fois sont majoritairement des hommes seuls, français et de moins de 25 ans. Au fil des années, le public est de plus en plus jeune.

C'est bien la preuve que la crise s'étend et touche la jeunesse de plein fouet (générations sacrifiées par le chômage). Il y a fort à parier que le traitement réservé aux publics à la rue, jugés aujourd'hui marginaux, touchera demain d'autres couches de la population. Ces publics méritent donc une attention particulière : ils sont, toutes catégories confondues, des sortes « d'échantillons-tests » du traitement réservé à l'ensemble de la population demain … si celle-ci l'accepte aujourd'hui !

Qui sont les gens à la rue qui appellent le 115 ?

  • 9 % de femmes seules
  • 9 % d'étrangers de l'UE
  • 35 % d'hommes seuls
  • 36 % de Français
  • 49 % de familles (+ 15%)
  • 49 % d'étrangers hors UE


Comment sont traités les appels à l'aide ?

  • 61 % globalement de réponses négatives par le 115
  • 72 % des appels des familles ne sont pas satisfaits (+ 23 % en un an)
  • 49 % des demandes faites par des Français ne reçoivent pas de réponses positives
  • + 12 % d'hébergement en hôtels en un an
  • 66 % des demandes faites par des étrangers de l'UE ne reçoivent pas de réponses positives et 68 % s'ils sont hors UE (+ 4 % en un an)


Faute d'une politique sociale à la hauteur, l'État engraisse de plus en plus de marchands de sommeil. Contrairement à ce qui est dit par l'extrême droite, la population française n'est donc pas moins bien traitée que la population étrangère. Les places au 115 sont très insuffisantes et pas adaptées aux familles. Celles-ci sont donc tentées d'appeler à longueur de journée (quand les jeunes hommes célibataires abandonnent eux plus « facilement ») : les appels des familles sont donc en nette augmentation (+ 22%) par rapport à l'ensemble des appels or les familles sont majoritairement étrangères. L'augmentation de leurs appels ne signifie pas que les étrangers seraient plus nombreux et « prendraient la place des Français » dans les foyers : soyons vigilants sur l'interprétation qui peut être faite de certaines données.

La population à la rue en Bretagne

  • L'Ille-et-Vilaine est dans le peloton de tête pour les refus d'hébergement d'urgence liés au manque de places.
  • Idem pour le nombre de personnes toujours pas hébergées malgré plusieurs demandes
  • Si la proportion globale du nombre de refus par rapport au nombre d'appels baisse dans le 35 c'est parce que seuls les appels décrochés comptent : pas assez de travailleurs sociaux, moins d'appels décrochés … bons % pour le Ministère ! (Là encore, attention aux interprétations ...)

Sur l'Ille-et-Vilaine : (d'après bilan SIAO) 

 

  • Malgré une augmentation du nombre de demandes (+ 8,5 % en 1 an, + 22,08 % en 2 ans), le nombre d'appels traités a baissé (- 5,35 % en 1 an).
  • Des chiffres qui sont particulièrement parlant : 3 703 personnes différentes, soit 2 650 ménages différents ont fait une demande en 2013, dont 650 enfants, 105 ayant moins de deux ans.....
  • Répartition des demandes et de l'hébergement réalisé :


Demandes faites
Hébergement réalisé
Public hors UE
54,5 % des demandes
(contre 48,79 % en 2012)
53,42 % du public hébergé
Public français
33,68 % des demandes
(contre 36,88 en 2012)

Hommes seuls
41,43 % des demandes
(contre 48,20 % en 2011)
Hommes et femmes seuls : 50 %
Familles avec enfants
40,93 % des demandes
(contre 32,99 % en 2011)
(entre 2011 et 2013 :+ 24 % de couples avec enfants, + 32 % de femmes seules avec enfants)
44,8 % du public hébergé
Enfants de moins de 17 ans
21;34 % des demandes
(contre 15,59 en 2011)


  • 73,63 % des demandeurs français sont seuls
  • 61,11 % des femmes seules avec enfants sont hors UE
  • 45,15 % de réponses négatives (dont 67,69 % pour manque de places)
  • Total des places toute l'année 2013-2014: 223 (ou 201?) + 4 pendant trêve hivernale + 84 si grands froids
  • Taux d'occupation des structures : 96 % (sachant que certaines ont des taux très bas : 3,8 % HAP Cancale, 16,4 % Emmaüs Hédé, etc)
  • Estimation : + ou – 400 personnes à la rue à Rennes
  • Indignité de l'abri de nuit : Nous savons seulement que pour répondre à ces 54,85 % de demandes négatives, un abri de nuit sera ouvert de 23 h à 6 h 30, dans un lieu difficilement accessible, offrant 30 places de repos ... sur des transats...

Pourquoi ne les voit-on pas toutes dans la rue ?

  • Hébergement par des compatriotes (surpopulation dans les logements)
  • Squats (+ ou – 200 personnes)
  • Hébergement solidaire
  • Suite aux pressions des associations et avec l'appui des élus Changez la Ville, hébergement en hôtel par la mairie, depuis le mois d'août, pour les familles sans OQTF : rien pour les familles avec OQTF, rien pour les célibataires, hébergement mouvant d'où des difficultés de scolarisation, à la rue dans la journée, impossibilité de cuisiner, problèmes de santé, coût élevé pour la mairie (alors qu'objectivement, c'est de la responsabilité de l'État).
  • Pour rappel, le dispositif rennais COORUS est toujours bloqué à 95 places (alors que des besoins existent et que d'autres communes seraient candidates) : la préfecture n'a toujours pas versé la participation promise par l'État et reste hostile au dispositif.

En conclusion

La FNARS parle elle-même de « situation humanitaire dramatique ». 
Elle demande :

  • un moratoire immédiat de la fermeture prévue de certains centres au niveau national
  • la mobilisation du parc privé et public
  • une loi de programmation pour les logements très sociaux
Les associations demandent :

  • l'hébergement inconditionnel et dans la continuité pour tous
  • l'augmentation du nombre de places en CADA et 115
  • un lieu d'accueil de jour
  • l'application de la loi de réquisition
  • au minimum dans l'immédiat, la mise en place avec les autorités locales d'un système de conventionnement pour mettre temporairement les gens à l'abri dans des logements inoccupés (et éventuellement voués à une démolition ultérieure)

Cette année à l'entrée de l'hiver, contrairement aux autres années, le plan hivernal n'a pas été publié.

Un toit c'est un droit, ne nous habituons pas à l'inacceptable !





vendredi 7 novembre 2014

Un nouveau squat et 2 nouvelles procédures d'expulsion...

Sans attendre l'évacuation policière, la quarantaine de personnes (dont la moitié de mineurs), qui occupait un bâtiment communal à Maurepas a quitté les lieux à la date butoir fixée par la justice. Malgré les promesses de la Ville de Rennes, aucun diagnostic social n'a été établi avant le départ de ces familles pour étudier d’éventuelles solutions de relogement.


Ces familles roms de Roumanie occupent depuis le 11 octobre une maison située à la Mézière appartenant à l’Établissement Public Foncier de Bretagne, dont la Commauté de communes du Val d'Ille a la jouissance.
C'est le 4e squat pour ces familles qui vivent dans une grande précarité depuis 2 ans sur notre territoire.

La Communauté du Val d'Ille a porté plainte à la gendarmerie contre cette occupation illégale et demande une expulsion sans délai avec une astreinte de 2000 € par jour de retard, alors qu'elle ne justifie d'aucun projet à court terme sur ce bâtiment.

L'assignation en référé est prévue le 21 novembre à 9h15 devant le Tribunal d'Instance de Rennes. 


Un second squat occupé par les familles roms est également menacé d'expulsion. 

 Ouvert depuis le 1er août 2013, une trentaine de personnes occupe cette ancienne ferme vacante depuis des années située dans la zone d'activités des Loges à Chantepie. Tous les enfants sont scolarisés sur la commune. 
Après plus d'un an d'occupation, le propriétaire privé demande l'expulsion du bâtiment.Toutes les familles sont également convoquées devant le Tribunal d'Instance de Rennes le 21 novembre à 9h15.  

Ces 2 audiences sont reportées au vendredi 12 décembre à 9h.


lundi 3 novembre 2014

L'AG statutaire annuelle de l'association "Un toit c'est un droit" se tiendra :

le mercredi 19 novembre à 20 h à la MIR (7 quai Chateaubriand, Rennes)
A l'entrée de l'hiver et juste après la réunion de concertation associations-Mairie de Rennes, ce sera l'occasion de faire le point sur l'année écoulée, la situation présente, les diverses démarches engagées et les actions prévues.

Ce sera aussi l'occasion de renouveler le Conseil d'Administration de l'association.

Comptant sur votre présence.

vendredi 17 octobre 2014

Le squat de Noyal Chatillon menacé d'expulsion


France 3 - Marc-André Mouchère
 
 http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2014/10/17/le-squat-de-noyal-chatillon-menace-d-expulsion-573382.html

34 personnes dont 10 enfants ont trouvé refuge dans cette maison vouée à la démolition. Il s'agit de demandeurs d'asile et les hébergements d'urgence sont à cours de solutions. Soutenus par l'association "Un toit c'est un droit" ils sont à l'audience du Tribunal d'Instance de Rennes ce matin.

La maison de Noyal Chatillon vouée à la démolition © association Un toit c'est un droit

Assignés au Tribunal d'Instance

Depuis 9 heures ce matin 5 familles de demandeurs d'asile sont en audience avant expulsion. Il s'agit pour elles de savoir dans quels délais elles risquent de se retrouver à la rue avec leurs enfants à l'arrivée de l'hiver.

 Hébergements saturés

C'est un problème récurrent dénoncé par les associations qui défendent le droit au logement et les demandeurs d'asile. On se souvient du squat de Pacé puis du squat de l'église Saint Marc à Rennes. Une partie de ces migrants sont ballotés ainsi d'un squat à l'autre dans des conditions souvent insalubres et précaires. Ils viennent du Kosovo, d'Arménie, d'Albanie ou du Nigéria. Certains sont en cours de demande d'asile, ou en recours contre une éventuelle reconduite à la frontière.

L'Association "Un toit c'est un droit" espère un délai d'expulsion suffisament long pour trouver de meilleures solutions d'hébergement.

Alors que l'avocat du propriétaire demandait une expulsion sans délai (48 h), 

le juge a mis la décision en délibéré pour le 7 novembre.

jeudi 16 octobre 2014

L'hébergement des familles à l'hôtel, un désastre sanitaire et social

Nous dénonçons régulièrement le choix de l'hébergement hôtelier privilégié par l’État, comme par la collectivité locale notamment à Rennes, pour mettre à l'abri les familles.

Une enquête du samu social de Paris publiée le 1er octobre confirme que cette solution est inadaptée et onéreuse et qu'il est urgent de développer de nouvelles alternatives pour l’accueil des familles :
http://www.samusocial-75.fr/wordpress2/wp-content/uploads/2014/10/ENFAMS-rapport-final.pdf























mercredi 8 octobre 2014

Communiqué de presse

Le 7 octobre 2014

Lundi 6 octobre vers 10h, un homme a fait irruption dans la préfecture d'Ille et Vilaine brandissant
une barre de fer et menaçant de s'immoler avec un bidon d'essence. « Il a été neutralisé par un
policier qui lui a tiré une balle dans la jambe » (Ouest-France du 6/10/14).

Comme l'a reconnu le Préfet, le « forcéné » n'était pas un « clandestin », mais un ressortissant
congolais qui tentait vainement de renouveler son titre de séjour de 10 ans depuis le mois d'août.
De tels faits étaient tristement prévisibles...
Depuis des mois, les associations ne cessent de dénoncer les conditions d'accueil à la préfecture
d'Ille et Vilaine.
Les files d'attente ont miraculeusement disparu depuis le 1er mai, l'administration préfectorale
obligeant les étrangers à prendre un rendez-vous uniquement par internet avant de se présenter
au guichet. Cependant les humiliations, les abus de pouvoir et l'arbitraire préfectoral subsistent,
encouragés par une législation qui laisse une marge de manoeuvre à l'administration et au bon
vouloir du chef de service.
Le MRAP 35 a saisi depuis des mois le Défenseur des droits, en tant que médiateur de la
République, pour dénoncer ces dysfonctionnements.

Cette maltraitance institutionnelle est génératrice de tensions et de souffrances qui peuvent
conduire à des comportements irrationnels chez des personnes fragilisées maintenues dans une
vulnérabilité et une précarité intolérables.
Il est difficile de ne pas faire le lien entre la déconsidération dont font l’objet les étrangers et le
manque de moyens alloués aux services qui en ont la charge, et ce n'est pas l'embauche d'un
vigile supplémentaire qui permettra de mettre un terme au traitement indigne dont sont victimes les
personnes étrangères.

Signataires : MRAP 35 – RESF 35 – EELV Rennes – Front de Gauche Rennes – Un toit, c'est un
droit – Bienvenue ! - LDH Rennes – Cimade Rennes.

jeudi 2 octobre 2014

Audience pour l'expulsion du squat de Noyal Chatillon

34 personnes, dont 10 enfants, sont assignées devant le tribunal d'instance de Rennes vendredi 17 octobre à 9h.
Ils occupent depuis le 5 avril 2014 une maison vouée à la démolition sur la commune de Noyal Chatillon.  


Ces personnes sont aujourd'hui menacées d'expulsion et risquent de se retrouver à la rue dans quelques semaines.

Venez les soutenir devant la cité judiciaire dès 8h30 vendredi 17 octobre

Pas d'expulsion sans relogement !

Réunion publique le 15 octobre 2014

L'association "Un toit c'est un droit" vous invite à sa réunion publique de rentrée 

le 15 octobre à 18 h 30 à la MIR (7 quai Chateaubriand, Rennes)

Nous ferons le point sur la situation des sans-abris durant l'été et à la rentrée et discuterons de nos actions à venir (notamment par rapport à la ville de Rennes).
L'hiver va arriver et il est indispensable d'anticiper ...
Ce sera aussi l'occasion d'affiner nos modalités d'organisation afin que chacun puisse trouver sa place dans l'association, notamment pour les nouveaux adhérents qui nous ont rejoints à l'occasion du campement de Cleunay.

Comptant sur votre présence.

Initiative des riverains de Cleunay



Témoignage sur le campement de migrants à Cleunay/Rennes 11 juillet-31 août 2014

Le 25 août 2014, le tribunal administratif de Rennes a rendu un avis d'expulsion des migrants du campement de Cleunay, au motif de  trouble à l'ordre public.
Nous, habitants du quartier de Cleunay à Rennes, voulons par cette lettre témoigner que Non, il n'y a pas eu trouble à l'ordre public.
Ce campement n'était pas dans le passage, éparpillé, mais dans un coin, ses occupants attentifs à ne pas gêner. Ils faisaient attention à leur environnement, les lieux ont été rendus aussi propres que quand ils sont arrivés.
Nous ne nous sommes pas sentis envahis, les migrants étant plutôt discrets, cherchant à s'intégrer sans s'imposer, ni imposer quoi que ce soit aux habitants du quartier.
Et ceux qui sont allés à leur rencontre peuvent témoigner de la gentillesse de leur accueil. On pouvait y aller sans craintes, avec les enfants, et pour ceux qui le souhaitaient, chercher à comprendre leurs parcours et leurs difficultés.
L'accueil des migrants, le traitement des sans-papiers, l’occupation de l'espace public, tous ces sujets sont difficiles et ce courrier n'a aucune prétention à y répondre, dans un sens ou un autre.
Cette lettre est un témoignage, factuel, du vécu des voisins du campement : Non, il n’y a pas eu de trouble à l’ordre public.

Si vous souhaitez vous associer à ce témoignage, vous pouvez le signer dans les lieux suivants : Antipode/MJC Cleunay 2 rue André Trasbot, Centre Social de Cleunay 49 rue Jules Lallemand, Maison des Familles 2 allée Joseph Gémain.
Le document final sera transmis aux pouvoirs publics et aux associations de soutien.