lundi 31 août 2015

Succès de la soirée de solidarité


Belle affluence pour le pique-nique de solidarité envers les demandeurs d'asile somaliens en sursis avant l'expulsion du campement des Gayeulles :

Rappel : Audience devant le Tribunal Administratif de Rennes vendredi 4 septembre à 10 h

La réponse de la préfecture d'Ille et Vilaine sur la situation administrative des demandeurs d'asile somaliens des Gayeulles :

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/migrants-de-rennes-la-reponse-de-la-prefecture-795953.html

jeudi 27 août 2015

Pique-nique solidaire en soutien aux demandeurs d'asile somaliens


"Un toit, c'est un droit" propose un pique-nique/ barbecue solidaire sur le campement des Gayeulles (le lieu sera fléché à partir du parking du REC près du camping municipal). 

     vendredi 28 Août  à partir de 19h
                   
Selon vos goûts et vos envies n'hésitez pas à venir avec un plat salé ou sucré à partager avec les migrants (barbecue à disposition).

Ils comptent tous sur votre présence.

mardi 18 août 2015

La Ville de Rennes demande l'expulsion du campement des Gayeulles

Plus personne ne peut désormais faire seulement semblant d’ignorer la situation catastrophique que vivent les migrants, et, avec un peu d’efforts, on arrive même à en analyser les causes et la part de l’Occident. Pourtant, au nez de ceux qui réchappent de la traversée mortifère des Sud, de la route éreintante et dangereuse des Balkans, des divers culs-de-sac et impasses hérissées de murs et d’obstacles, les portes de l’Europe entière claquent. De Calais à Vintimille en passant par Paris, la France s’arcboute sur une diagonale du refus et de l’exclusion qui traverse aussi Rennes. Ici, le CRA se remplit et se vide au rythme d’arrivées nombreuses et tardives, de formalités expédiées dans l’urgence et de migrants expulsés sans délais. Un désespéré  s’est mutilé, mais pour ceux dont la mutilation est juste mentale et qui se taisent à l’unisson, il est important de récapituler les derniers faits d’été qui déshonorent la capitale bretonne.

10 juin 2015 : Le squat de Thorigné-Fouillard est évacué laissant une vingtaine de demandeurs d'asile somaliens sans solution de relogement. Ils passent leur première nuit d'errance au "40 m cube», un squat désaffecté d'où ils sont chassés dès le lendemain matin.

11 juin 2015 : Un camp de fortune est dressé dans l'urgence au cœur de Rennes devant le théâtre du Vieux Saint Etienne.

13 juin 2015 : Les demandeurs d'asile somaliens sont tous relogés dans le dispositif hôtelier par les services de l'Etat, pour une durée indéterminée...  Après 15 jours de mise à l'abri, ils sont remis à la rue.

29 juin 2015 : Nouveau camp de fortune dressé devant le théâtre du Vieux Saint Etienne.

3 juillet 2015 : La police évacue manu militari le campement et confisque le matériel.
Les demandeurs d'asile somaliens tentent alors d'investir un squat à Chartres de Bretagne où quelques compatriotes ont trouvé refuge depuis avril 2015, mais la gendarmerie s'y oppose. Philippe Bonnin, maire de Chartres de Bretagne, leur ouvre une salle municipale pour les accueillir durant le week-end.

6 juillet 2015 : Après des négociations infructueuses avec la Ville de Rennes et la préfecture, un nouveau campement est implanté dans le parc des Gayeulles.





24 juillet 2015 : La Ville de Rennes, propriétaire de la parcelle occupée dans le parc des Gayeulles, saisit la juridiction administrative et demande l'expulsion de tous les occupants :

Audience au TA le 4 septembre 2015 à  10 h

13 août 2015 : Dans la nuit du 12 au 13 août, 3 demandeurs d'asile somaliens sont victimes d'une agression vers 4h : "2 tentes ont été lacérées pour y introduire un liquide irritant et nauséabond, type lacrymogène, provoquant de vives brûlures au niveau des yeux et des irritations sur tout le corps" selon le PV de la police.
Les 3 victimes ont été très choquées par cet acte lâche et haineux en plein sommeil, qui rappelle l'agression raciste déjà subie l'été dernier par les migrants qui occupaient alors un terrain à Cleunay. Une plainte a été déposée.


 Tentes lacérées


C'est le même scénario qu'en 2014. Un campement de fortune est dressé début juillet au coeur de Rennes pour faire face à l'urgence. Les migrants y survivent dans des conditions très précaires et sont victimes d'une agression. La seule réponse des pouvoirs publics est une demande d'expulsion sans solution de relogements.

Pour soutenir ces hommes lâchement agressés dans leur sommeil, pour refuser cette haine rampante qui fait le lit d’autres haines et exiger des conditions d'hébergement dignes pour tous, un pique-nique est organisé

 le vendredi 28 août à partir de 19 H au Parc des Gayeulles. 

C’est un été ensoleillé qui s’achève dans une torpeur inquiétante. Mais c’est surtout un sale été, un été meurtrier qui nous fait appréhender l’automne et l’hiver qui suivront en Europe, en France, en Bretagne aussi.

mardi 7 juillet 2015

Les demandeurs d'asile somaliens érigent un nouveau campement au parc des Gayeulles

Après avoir été expulsés manu militari du campement de fortune réinstallé lundi 29 juin au Vieux St Etienne, les demandeurs d'asile somaliens ont été hébergés le week-end dernier par le maire de Chartres de Bretagne qui n'a pas hésité à leur ouvrir une salle municipale. 


Lundi 6 juillet l'évacuation du campement et ses conséquences ont été évoquées lors d'une réunion inter-associations qui s'est tenue à la mairie de Rennes.
Aucune solution ne s'est dégagé des débats.  La Ville de Rennes renvoie la responsabilité de hébergement des demandeurs d'asile à l'État en précisant qu' "aucun campement ne sera toléré cet été à Rennes"...


Malgré cette menace, les migrants et leurs soutiens ont décidé de rétablir un campement, à proximité du camping des Gayeulles, sur le terrain de foot (Bus 3 direction St Laurent - arrêt Gayeulles piscine - prendre le chemin qui longe la piscine). 


 AM

vendredi 3 juillet 2015

L'actualité de la semaine

Les demandeurs d'asile somaliens de retour à la rue 

Après 15 jours de mises à l'abri, les demandeurs d'asile somaliens expulsés  le mercredi 10 juin du squat de Thorigné ont été remis à la rue lundi 29 juin.
Selon les services de l'Etat, "ils ne font pas partie du public vulnérable", autrement dit ils peuvent dormir dehors comme la majorité des célibataires exclus de tous les dispositifs d'accueil d'urgence !

Avec le soutien de "Un toit, c'est un droit", le groupe d'une vingtaine de Somaliens a dressé un nouveau campement de fortune devant le théâtre du Vieux st Etienne dans des conditions très précaires (pas d'accès à l'eau, pas de sanitaire...) malgré les fortes chaleurs.

Dernière minute : Le campement vient d'être détruit et évacué par la police 
à la demande de la Ville de Rennes  
Nous donnons rdv lundi 6 juillet à 14h place de la mairie 
à tous les soutiens pour envisager de nouvelles actions 




Squat de Noyal-Chatillon : une expulsion en 2 temps

Jeudi 2 juillet a pris  fin l'expulsion à rebondissements de la maison de Noyal-Chatillon occupée depuis plus d'un an par des sans-abris.

Après concertation avec les autorités (gendarmerie, huissier, 115), rendez-vous était pris le lundi 22 juin pour acter le fermeture de la maison : squat entièrement vidé et nettoyé, personnes prêtes à partir, attendant sagement sur le trottoir avec leurs maigres bagages. Tout était donc prêt ... sauf le relogement, les autorités affirmant qu'il n'avait pas lieu d'être, "les personnes quittant le lieu de leur plein gré" ! Une seule famille, avec 2 enfants en bas âge et un papa nécessitant des soins médicaux journaliers était hébergée par le 115. Devant cette situation ubuesque, et n'ayant aucune autre solution, les personnes décidaient de rester dans la maison. Dix jours dans une maison vidée de tous meubles, sans eau, sans électricité, par un temps de canicule !

Le 2 juillet, gendarmerie et huissier revenaient sur les lieux, avec un représentant de la préfecture, pour faire les choses "dans les règles", les 6 personnes restant sur place étant convoquées à la préfecture le matin-même. Elles s'y sont donc rendues, espérant ressortir avec, au minimum, une proposition d'hébergement de quelques nuits... et en sont ressorties avec OQTF ou promesse d'OQTF à venir ... sans aucune proposition de relogement !

Ces personnes vont donc s'ajouter au flot des sans-logis : expulsés de squats, sortis de CADA, perspective d'expulsion du dispositif COORUS.

Ainsi va le respect du code de l'action social dans notre douce France !

dimanche 14 juin 2015

Les demandeurs d'asile somaliens, expulsés du squat de Thorigné, sont relogés

Mercredi 10 juin, 8h. L'huissier passe au squat de Thorigné-Fouillard annoncer à ses occupants que la gendarmerie arrive à 9h pour les expulser.

squat de Thorigné-Fouillard ouvert le 13 mai 2011

Ce n'est pas une surprise. Comme 4 autres lieux, ce squat est en sursis depuis la fin de la trêve hivernale. Ouvert depuis le 13 mai 2011, il a vu se succéder des dizaines de Somaliens et quelques Géorgiens qui ont cohabité pendant 4 années. Il restait 18 demandeurs d'asile somaliens quand la maréchaussée est arrivée mercredi. 

La durée de vie d'un squat excède rarement plus d'un an. La commune de Thorigné-Fouillard a été accueillante et tolérante envers ce lieu : remplissage de la cuve de fuel, distribution alimentaire...On ne peut donc pas lui reprocher d'avoir demander l'évacuation de cette maison, propriété de Rennes Métropole, après 4 années de présence sur son territoire. Cependant on peut regretter qu'aucune négociation ait eu lieu préalablement avec la préfecture  pour trouver des solutions de relogement. Rien de prévu, pas même une nuit d'hôtel ! Pour la première fois, aucun représentant de l'Etat était présent lors de l'expulsion. 

Évacuation du squat de Thorigné le 10 juin 2015

Les 18 Somaliens se sont donc retrouvés à la rue avec leurs maigres bagages. Accompagnés par "Un toit, c'est un droit", ils se sont rendus à la préfecture où un rassemblement de soutien avait lieu contre l'expulsion d'une famille mongole, puis ils ont rejoint la place de la Mairie où une seconde action était prévue pour dénoncer les conditions de scolarisation des enfants de migrants.


En fin de journée, le groupe s'est réfugié au "40 m cube", un squat abandonné par ses occupants, dont l'expulsion est déjà prononcée. Une nuit au chaud, mais dès le lendemain matin, la police municipale leur demande de partir. 

Les Somaliens ont trouvé refuge la 1e nuit au 40 m3 (photo Ouest-France)

Après une seconde journée d'errance, la décision est prise d'établir un campement de fortune en centre-ville de Rennes pour alerter les pouvoirs publics sur la situation de ces jeunes hommes, exclus de tous les dispositifs d'accueil, comme tous les migrants célibataires. Des tentes sont dressées devant le théâtre du Vieux St Etienne. Les Rapidement la solidarité s'organise, malgré des conditions très précaires et une météo difficile...

Campement de fortune dressé pour les Somaliens devant le théâtre du Vieux St Etienne


Dès le lendemain, des négociations sont engagées avec la Ville de Rennes, qui renvoie vers la préfecture.  

Samedi 13 juin, après 2 nuit au cœur du centre-ville de Rennes, les services de l'Etat se déplacent sur le campement et demandent à tous les Somaliens de se présenter à la PADA (plate-forme d'accueil des demandeurs d'asile) pour leur faire des propositions de relogement selon leur situation administrative. La préfecture semble découvrir qu'ils sont tous demandeurs d'asile, soit en cours de procédure, soit dans l'attente d'une convocation au service asile pour entamer leurs démarches. Le soir même, ils sont tous relogés via le 115, majoritairement dans des hôtels, le représentant de la DDCSPP s'engageant à ce que ce dispositif soit pérenne. Le campement est démonté. 

Démontage du campement (image Ouest-France)

Nous pouvons nous réjouir de cette issue positive, mais nous déplorons le manque d'anticipation des services de l'Etat, alors que nous n'avons cessé d'alerter depuis des semaines sur l'expulsion programmée des squats. Cette situation risque donc de se reproduire dans les jours à venir et nous n'hésiterons pas à réinstaller un nouveau campement si nécessaire...

vendredi 12 juin 2015

Un nouveau campement de migrants au cœur de Rennes

Les demandeurs d'asile somaliens ont dressé un campement de fortune aux abords du Théâtre du Vieux Saint Etienne.




Nous ignorons combien de temps va être tolérée cette situation dans des conditions précaires. Des négociations sont en cours avec la Ville de Rennes pour tenter de trouver une solution plus digne et pérenne.

En attendant nous demandons une présence militante sur le campement et un soutien matériel.

jeudi 11 juin 2015

Journée d'actions du 10 juin 2015

L'action prévue mercredi 10 juin pour dénoncer les conditions de scolarisation des enfants de migrants a été perturbée par l'actualité, mais elle a cependant réuni de nombreuses familles étrangères.

Photo Julien Ermine 

La journée a débuté par l'expulsion du squat de Thorigné-Fouillard, où une vingtaine de demandeurs d'asile somaliens vivaient depuis plusieurs mois. Cette évacuation, programmée depuis la fin de la trêve hivernale, s'est faite sans anticipation entre Rennes Métropole et la Préfecture et aucune solution de relogement n'a été proposée aux migrants.

Devant l'urgence de la situation, les Somaliens expulsés sont venus rejoindre le rassemblement place de la Mairie. 

Photo Julien Ermine

Le groupe de Somaliens à la rue a finalement passé leur première nuit au 40 m cube, un squat abandonné par ses occupants dont la décision d'expulsion est déjà rendue. Ils ont dû quitter ce lieu dès le lendemain. 


vendredi 5 juin 2015

"Classe sauvage" mercredi 10 juin 2015 place de la Mairie

Un toit, c'est un droit organise mercredi 10 juin à 15 h place de la Mairie à Rennes,

une "classe sauvage" avec les enfants de migrants


pour revendiquer des conditions  d'hébergement dignes et stables permettant une scolarisation correcte et ininterrompue :

Animations pour les enfants
Des écrivains publics (militants et sympathisants) écriront les demandes des enfants et des parents
Signature de pétition

Venez nombreux soutenir cette action !

jeudi 28 mai 2015

Journée de soutien aux migrants rennais



Venez nombreux participer à cette journée familiale et festive qui se déroulera 
le samedi 30 mai à partir de 15h à la Boite Noire (Bus 4 - arrêt Paul Bert)

Le programme 

15 h goûter jeux pour petits et grands autour de crêpes
17 h projection d'un documentaire sur la situation des migrants 
19h concerts avec Malek chanteur militant tunisien,  puis A.Vice(n) avec son spectacle Scorifiction (experience sonore et poétique), Riversound (musique irlandaise), Les Paroles en l'air (chanson punk musette), et enfin Double Shit (métal aphone). Final sur disque de platine.

 Et une tombola surprise...

Vous pourrez également découvrir l'expo photos de Julien Ermine "Avec les sans-papiers" : 




Tous les fonds récoltés au cours de cette journée de soutien seront reversés à l'association "Un toit, c'est un droit" au profit des migrants. 

Contact : 0637338096

samedi 9 mai 2015

Mise au point Squat de la rue Châtillon

Les récents événements sur le squat de la rue de Châtillon et leur surexploitation médiatique nous poussent aujourd'hui à nous exprimer publiquement.

En premier lieu, nous tenons à exprimer notre totale solidarité avec le DAL 35 et à dénoncer avec la plus grande fermeté tout propos haineux tenu à l'égard de qui que ce soit. 


 


Communiqué DAL national


"Squat à Rennes : mise au point du Droit Au Logement

Le DAL a été cité sur des sites internet d’extrême droite, notamment de mouvements identitaires, à la suite de la médiatisation d’un fait divers : le squat d’une maison apparemment vide depuis plusieurs années, propriété d’une octogénaire qui dit vouloir s’y réinstaller.

Depuis quelques jours, le responsable du DAL Rennes est assailli d’appels téléphoniques à ce sujet, chargés d’insultes et de menaces, caractéristiques des pratiques d’extrême droite.

Le DAL ne connaît pas les occupants de cette maison, et ignorait cette occupation avant qu’elle ne devienne une affaire « médiatique », du fait de la situation particulière de la propriétaire et suite à une campagne alimentée par les réseaux d’ultra droite, relayée par la droite locale. L’ancien secrétaire d’État au logement député l’UMP, Marc Daubresse, a même promis de déposer une loi....

Pour mettre un peu d’ordre dans ce débat, la fédération DAL rappelle que le domicile est protégé contre son occupation abusive notamment par l’article 38 de la loi du 5 mars 2007 :

Celui ci permet au Préfet de faire expulser, sans décision de justice et en 2 ou 3 jours, « les personnes qui se son introduits et se sont maintenus dans le domicile d’autrui».

Cet article qui a été introduit par le Sénat pendant l’examen de la loi DALO, n’a pas à voir avec la procédure DALO, ni avec le « délai de 48h » évoqué dans les médias.

Pourquoi l’avocat de cette vieille dame n’a pas demandé au  Préfet d’Ile et Vilaine de mettre en œuvre cette disposition, ou n’a t’ il pas diligenté une procédure urgente, afin que la propriétaire réintègre  rapidement  sa maison?  Il est aussi surprenant  que celle ci n’ait pas donné suite aux aides proposées par la mairie de Rennes, appui juridique et relogement, en attendant l’aboutissement de la procédure, selon un communiqué de la maire de Rennes

Un toit c’est un droit !"



La vraie question posée par cette affaire est celle du droit au logement pour tous. Nous connaissons tous, dans notre entourage, des personnes, même salariées, qui n'ont pas les moyens de se loger.


Le nombre de SDF en France a augmenté de 50 % en 3 ans ! Cette situation intolérable n'épargne aucune génération, même si les jeunes sont les plus touchés. Aujourd'hui, certains sont parfois contraints de dormir dans la rue ou dans leur voiture, quand ils en ont une.


Dans le même temps, des milliers de logements restent vides, leurs propriétaires préférant spéculer sur le prix de l'immobilier. L'ordonnance de 45 prévoit la possibilité de les réquisitionner pour mettre les gens à l'abri, mais elle n'a pas été utilisée depuis plus de quinze ans : Nous ne pouvons tolérer que la protection du patrimoine immobilier soit prioritaire par rapport à celle des personnes !


Que, dans cette situation, des personnes sans toit cherchent des toits sans personne (s) est pour nous quelque chose de légitime, en parfaite adéquation avec l'esprit de la Constitution dont la référence première est le respect des droits fondamentaux.


Instrumentaliser les récents événements pour tenter de remettre en cause la mise à l'abri des personnes en détresse et le loi DALO est inacceptable !
Parallèlement, des lois existent aussi pour protéger la propriété privée : le législateur a prévu des procédures précises pour le garantir.


Dans tous les cas, c'est à la Justice de décider. En aucun cas il ne saurait être permis de faire justice soi-même, ou par des milices interposées. Les procédures légales doivent être respectées, sinon c'est la loi du plus fort et c'est totalement contraire au principe même de démocratie.


Dans l'affaire de la rue de Châtillon, on peut comprendre qu'une dame âgée soit un peu perdue dans les méandres de la justice, malgré les avertissements de la Ville de Rennes . Par contre on peut s'étonner de la promptitude de sa famille à s'exprimer avec autant de clarté devant les caméras et surtout à remercier les milices d'extrême droite pour leur aide !
L'affaire a été présentée dans la presse avec tout le pathos nécessaire pour émouvoir les gens, mais ceci ne suffit à justifier les appels à la haine sur les réseaux sociaux. Force doit rester à la raison, au calme et à la Justice.

Force doit rester également à un autre principe fondamental : le devoir de solidarité. Il faut exiger de toute urgence des mesures contre le mal-logement et faire en sorte qu'il n'y ait plus, dans notre pays, une seule personne à la rue.


lundi 4 mai 2015

Quelles solutions pour les personnes déboutées qui doivent quitter leur logement ?



Depuis quelques mois, l'Association Un Toit c'est Un droit est sans cesse sollicitée par des familles déboutées du droit d'asile, inquiètes à l'idée de devoir quitter leur logement en CADA, HUDA ou autre dispositif. 
Le temps passe, aucune solution satisfaisante ne se dessine, et l'angoisse monte.

L'association a souhaité donner rendez-vous à ces familles, pour leur permettre de mieux connaître notre association, se rencontrer, et essayer d'imaginer des actions collectives pour alerter les autorités et les citoyens sur leur situation.

Jeudi 30 avril, les familles, et aussi quelques personnes seules, ont répondu à l'invitation :  37 personnes, représentant 26 foyers, et 40 enfants. Chacune avec son histoire et son angoisse.
Ces familles ont frappé à toutes les portes sans trouver de solution. Inévitablement, elles vont solliciter le 115 qui ne pourra les satisfaire toutes, puis se tourner vers la mairie de Rennes qui risque aussi d'être débordée. 8 familles étaient absentes de cette réunion, mais sont dans la même situation, et d'autres encore peut-être que nous ne connaissons pas.

Qu'allons-nous faire avec toutes ces personnes en détresse dans les semaines à venir ? Ouvrir des squats, occuper des lieux publics comme au printemps 2012, installer un campement en ville ???


mardi 28 avril 2015

"Moi je suis avec la mariée"



C’est l’histoire d’un voyage de trois mille kilomètres, du nord de l’Italie (Milan) à la Suède, d’un groupe de Palestiniens et de Syriens ayant fui la guerre.
Pour passer les frontières blindées d’une partie de l’Europe, ils imaginent un stratagème : un faux cortège nuptial avec sa mariée et ses invités. Quel policier s’aviserait de perturber la noce en leur demandant leurs papiers d’identité ?

Raconté en prise direct, le voyage se déploie d’un pays à l’autre, se jouant des confins interdits pour devenir un film. « Io sto con la sposa » (Moi, je suis avec la mariée) est une histoire fantastique et pourtant terriblement vraie.

« Une histoire fantastique mais absolument vraie. Un acte courageux de désobéissance civile » 

http://www.focusonsyria.org/fr/moi-je-suis-avec-la-mariee-le-documentaire-de-lannee/

Anime et Tisse, RUSF 35, MRAP35, Tous pour la Syrie,  Carpes, France Palestine Solidarité et Un Toit c’est Un Droit vous invitent à la projection-débat du film documentaire « Moi, je suis avec la mariée », en présence d’un des réalisateurs, Garbiele del Grande :

Le mardi 5 mai 2015 à 19h00 - Amphi L1 (Université Rennes 2) 

Suite à la projection, un échange sera proposé avec le réalisateur et les associations MRAP35, Tous pour la Syrie et Un Toit c’est Un Droit pour aborder la réalisation du film, les politiques migratoires européennes et leurs conséquences ainsi que les moyens d’agir collectivement face à la situation.

2 autres séances sont programmées :

Le mercredi 6 mai 2015 à 20h20 - Cinéma Vers Le Large à Dinan (22)

Le jeudi 7 mai 2015 à 20h20 - Salle de l’Odyssée à Dol-de-Bretagne

samedi 25 avril 2015

Die-in en hommage aux victimes des naufrages en Méditerranée.



Texte lu pendant le die-in place de la mairie en hommage aux victimes des naufrages en Méditerranée.

Ils mourront aussi noyés dans les larmes de crocodiles

Il y a eu, il reste encore, l’océan cannibale et ses îles volcaniques, mirages des vivants.
Je suis devant ; debout sur une rive à deviner ceux qui n’arrivent plus. La route atlantique hérissée de barbelés virtuels s’est faite cul-de-sac mais les hommes n’ont pas renoncé à partir ; ils ont juste changé de mer à traverser, modifier l’itinéraire de leur improbable voyage, échangé un enfer contre un autre.

Malte, Lampedusa, je ne veux pas voir ces photos-là. Pas d’images, pas de sons. Ni voir ni entendre ; je sais déjà et j’en fais quoi ?  Pas ces cadavres anonymes dans les linceuls blancs improvisés, pas ces morts emballés dans des housses mortuaires noires, prêts pour l’autopsie d’un chaos, pas ces rescapés malvenus grelottant dans les couvertures de survie dont l’or métallique, cannibalisé par les projecteurs, rappelle que le soleil ne brille pas pour tout le monde.

 A la seule lecture des articles qui tombent en chute libre, cette lointaine horreur s’est faite mienne. L’impression qu’au lieu d’alerter, de dénoncer, de mettre en garde, de réveiller les consciences assoupies, de documenter le tumulte depuis tant d’années, j’ai participé du désastre.
Mes enfants de papier qui devaient être d’immortels veilleurs tourmentés, des appels à mieux vivre, ont rallié le bord de ce monde ; page après plage, ils regardent à travers le prisme du réel leurs frères de chair se noyer avec eux sans jamais remonter à la surface. Décidément, écrire ne suffit pas ! Juste un nécessaire, rempart sans cesse reconstruit, dressé contre l’indifférence, l’oubli et le mépris.

A quoi me sert-il de la connaitre intimement, Elle, cette jeune africaine, grosse de mille horreurs banales et d’un enfant ? Elle qui pariait sur des jours moins pires à défaut d’être vraiment meilleurs ? A quoi  sert-il que j’ai mis, comme elle dit, « ses mots dans ma bouche » ? A quoi bon le jeu de ces comédiens endossant son  rôle ainsi que celui de ses frères suppliciés afin qu’ils renaissent à chaque représentation, survivent à l’oubli, veilleurs éveillés gesticulant contre l’assoupissement ? Elle est encore là, même si elle est une autre ; Elle est la prochaine qu’on ensevelira dans un linceul de mots compatissants, 4500 signes pour archiver le désastre ; Elle est celle qui, maintenant, met à mort au lieu de mettre au monde au fond d’une barque folle dont personne n’entendra jamais parler ; Elle est l’inconnue, l’inaudible, l’invisible qui ne manquera pas à un appel jamais fait. 

Oui, la question migratoire est cruciale, plus que jamais peut-être car les boucs émissaires sont de plus en plus lourdement chargés et la mondialisation de l’ignominie encore plus forte que celle de « l’indifférence ». 


 En temps de guerres comme en temps de paix, qu’entend-t-on de la souffrance muette des « boucs en partance » devenus boucs en errance puisqu’ils n’arrivent pas, ou si peu, ou si mal car si mal accueillis – centre de rétention administrative, fichage, arrachage d’empreintes, déni de minorité, refus d’asile, files d’attente interminables devant des préfectures dont le service étranger se spécialise dans le non accueil – ; qu’entend-t-on de leur désespoir discret quand seule la mort les rend visibles, un temps très court, dans quelques brèves ? Parfois en partance dès avant naitre ou à l’aube de leur existence, leur odyssée n’a en fait ni début ni fin. Les migrants de tout poil, ces voyageurs de tous sexes avançant en tous sens sont devenus des fardeaux que l’Occident voudrait cantonner derrière ses lisières comme on tentait de maintenir les loups et les ogres au plus profond des noires forêts médiévales. Malheur à celui qui pointe son nez à l’orée de notre monde faussement ouvert.

Le bord du précipice est là, charnière entre un espace terrestre, sables et cailloux caressés d’épines, et un espace maritime tellement surveillé que des pêcheurs refusent de prêter secours aux malheureux qui sombrent : ils risqueraient d’être accusés d'aider des clandestins et tomberaient ainsi sous le coup de la loi inique et carnassière ; un espace tellement surveillé qu’on sait que ce no children’s, no woman’s, no man’s land est devenu le plus grand cimetière marin. Les sirènes ont changé depuis les temps homériques, celles qui entonnent leurs lugubres mélopées ont la peau sombre et des cheveux crépus, tressés-collés sur le crâne, algues brunes qu’elles s’arrachent par poignées. Leurs reflets gris nagent pour l’éternité entre deux eaux n’effrayant que les plongeurs sous-marins car, à la surface, nous ne voyons pas plus les vivants que les morts. 
Un drame un peu plus visible que les précédents et on annonce une « journée de pleurs » ; une journée et des larmes contre plus de vingt mille absents, certainement bien plus. Et combien pour tous ceux à manquer qui sont déjà en marche ? pour les autres naufrages annoncés ? combien de larmes taries avant d’avoir jailli ?  Déjà versées pour solde de tout mécompte ! 

Oui, j’entends parler de corridors humanitaires, de règles sécuritaires, de Frontex, de surveillance aux frontières, de présence militaire et j’imagine les crocodiles qui hantent ces eaux-là en embuscade, vaguement ensommeillés ou veillant prêts à punir, à surgir, à refermer  le piège de leurs mâchoires sur la chair tendre des songes, à ramener le rêveur imprudent sur sa rive, mort ou vif.
Oui, on nous dit les insurrections, les conflits, la faim, le rêve à portée d’antenne parabolique, mais pourquoi ne parle-t-on pas davantage de l’ordre inéquitable du monde qui broie les humains et les met sur les routes du néant seuls ou en hordes déterminées et silencieuses ?

Ces images que je ne veux pas regarder existent et défilent sur les écrans, tournent en boucle, même, avant de s'effacer devant celles d'un autre drame qui ne manquera pas d'arriver. Les sons du sinistre se bousculent à la radio, marche funèbre pour une humanité moribonde. S'indigner, pleurer puis oublier ; passer à autre chose. Notre faculté d'occulter ou de nous accommoder m’est insupportable et je demeure en rage au milieu de mes frères et sœurs rescapés et inconsolés. Nous ne pouvons ignorer que s’ils ne sont pas morts une première fois, ils périront par l’oubli ou noyés dans les larmes des crocodiles, comme leurs semblables infortunés.

Rivage atlantique, Octobre 2013
Nathalie M’Dela-Mounier
(Écrivain)



jeudi 23 avril 2015

POUR QUE LA MÉDITERRANÉE NE SOIT PLUS UN CIMETIÈRE MARIN !

Communiqué - Le 22 avril 2015.

Plus de 1000 personnes ont péri noyées en Méditerranée en quelques jours.
Depuis 2000, ces naufrages ont fait 22 000 victimes selon les estimations, dans l'indifférence quasi-générale une fois l’émotion passée et l’information digérée. 90 % des corps ne seront jamais identifiés. Parmi ces cadavres anonymes, des milliers d'hommes, de femmes, d'enfants fuyant des zones de conflit où les droits humains sont bafoués , fuyant misère et l’absence de perspectives d’avenir auxquelles personne n’est condamné, fuyant une assignation à résidence de fait, inique et inéquitable !
Cette tragédie n'est PAS une fatalité. C'est une guerre qui ne dit pas son nom contre les boucs-émissaires du désordre du monde. L'agence FRONTEX, bras armé de l'Europe forteresse, porte une lourde responsabilité dans ces drames humains.
Une semaine après le drame qui a coûté la vie à 800 migrants, nous appelons à
un rassemblement samedi 25 avril à 15h, place de la mairie à Rennes,
pour protester auprès du gouvernement français et de l'Union Européenne contre la tragique incurie des politiques migratoires européennes.
A l'appel du "Collectif pour une autre politique migratoire" qui se réunira à la même heure à Strasbourg, l’événement prendra la forme d’un « die-in », c’est-à-dire que les participants sont conviés à s’allonger sur le sol pour évoquer la mort, en hommage aux victimes. Les participants sont également invités à porter un brassard noir.
Signatures : Le MRAP 35 – RESF 35 – Un toit, c'est un droit – le Conseil des Migrants – le CCFD – l'APIR (Asso pour intégration des réfugiés) - le CADTM (comité pour annulation de la dette dans le monde) – AFPS Rennes – La Cimade Rennes – EELV Rennes...


Contact : Carole Bohanne 06 48 26 61 40

Concert de soutien pour une famille géorgienne



Concert de soutien au profit de la famille R. , un couple de demandeurs d'asile géorgiens avec 3 enfants âgés de 7 ans, 5 ans et 4 mois. Ils vivent à Saint Pern depuis 2 ans et demi et sont en attente d'une demande de titre de séjour auprès de la Préfecture d'Ille et Vilaine. Ce concert, organisé par leur comité de soutien, est destiné à mobiliser le public sur la situation de cette famille et à récolter des fonds pour l'aider financièrement. 

dimanche 19 avril 2015

Ciné débat à L'Arvor



Film "L'Abri" de Fernand Melgar  (Suisse - 2015 - 1h41)
Jeudi 23 avril à 20h00 au cinéma l'Arvor. 

Un hiver au coeur d’un hébergement d’urgence pour sans-abris à Lausanne. A la porte de ce souterrain méconnu se déroule chaque soir le même rituel d’entrée qui donne lieu à des bousculades parfois violentes. Le personnel a la lourde tâche de « trier les pauvres » : femmes et enfants d’abord, hommes ensuite –de tous horizons, et de plus en plus d’Europe… Alors que la capacité totale de l’abri est de 100 places, seuls 50 « élus » seront admis à l’intérieur et auront droit à un repas chaud et à un lit. Les autres savent que la nuit va être longue.

Regardant à la fois le personnel et les "demandeurs d’asile", sans juger, mais avec une récurrence obstinée et une rigueur aiguë des cadres, Fernand Melgar parvient à dessiner des trajectoires.

Isabelle Danel (Première)

Fernand Melgar filme, bien en face, les deux côtés de la barrière : les travailleurs SDF s'abîmant à vue d'oeil, mais aussi les veilleurs triant les pauvres au pifomètre, la mort dans l'âme.

Mathilde Blottière (Télérama)

A l’issue de la projection, rencontre sur le thème :

 « l’hébergement d’urgence : un droit fondamental bafoué »

Séance mise en place en collaboration avec le MRAP 35, un Toit c’est un droit, la L.D.H, la Fondation Abbé Pierre et la FNARS (La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion).
Prévente des billets à partir du mercredi 22 avril.
Séance unique : Jeudi 23 avril à 20h00 au cinéma l'Arvor.

samedi 11 avril 2015

Évacuation d'un squat et nouvelle réquisition.

Une évacuation réussie


Le jeudi 9 avril s'est déroulé l'évacuation "négociée" de l'immeuble situé 23 rue Quineleu, occupé depuis le 8 janvier 2014 successivement par plusieurs familles.



Après des mois d'occupation, il restait 5 familles dans ce bâtiment qui ont toutes été relogées par la Ville de Rennes, propriétaire du bâtiment, dans 3 lieux différents :
  1. Un pavillon situé au 24 rue Louis Armand pour 2 familles (11 personnes).
  2. Un pavillon situé au 130 Boulevard de Vitré pour 2 familles (11 personnes). 
  3. Un appartement situé au 23 rue de Guyenne pour 1 famille (5 personnes). 
Soit 27 personnes relogées : 16 adultes et 11 enfants. 

Les conditions de relogement des occupants ont été négociées sur la base d'une convention de mise à disposition de ces bâtiments  pour une durée de 6 mois renouvelable une fois. 
L'accompagnement de ces familles est effectué par "Un toit, c'est un droit", le DAL 35 et la Ville de Rennes. 


Une nouvelle réquisition

Le vendredi 10 avril, des demandeurs d'asile majoritairement somaliens, ont officialisé l'ouverture d'un nouveau lieu situé 112 rue de la Chaussairie, au lieu-dit "La Belle Épine", sur la commune de Chartres de Bretagne. 



Philippe Bonnin, maire de la commune, est venu sur place rencontrer les occupants. Après quelques échanges avec les demandeurs d'asile, il les a autorisés à se maintenir provisoirement dans les lieux à condition de ne pas accueillir pour l'instant de nouveaux occupants. Le maire a fait rétablir l'eau dans la maison, en attendant d'étudier une proposition de convention d'occupation avec "Un toit, c'est un droit". 







samedi 4 avril 2015

Lettre ouverte à Nathalie Appéré

Juste après votre élection comme Maire de Rennes, vous avez déclaré qu'il n'y aurait pas d'enfants à la rue à Rennes. Pour faire face à la saturation du 115, vous avez mis en place un système d'hébergement hôtelier, coûteux et complexe, depuis août 2014.
Le mardi 24 mars, la famille H, 7 enfants de 18 ans à 4 mois, a dû quitter le logement qu'elle occupait et s'est retrouvée à la rue. Elle s'est présenté à la permanence mise en place par la mairie... et n'a pas obtenu de solution. Ils se sont présentés à l'Abri de nuit, dispositif ouvert par la préfecture pour la période hivernale pour accueillir les SDF, de 23 h à 6 h du matin, sur des transats tellement inconfortables que les gens préfèrent dormir par terre. Le lendemain, la mère de famille, et les 2 plus jeunes ont été placés à l'hôtel par le 115, le père de famille et les 5 grands ont passé 7 nuits dans cet Abri précaire.
Le jeudi 2 avril, deuxième jour après la fin de la trêve hivernal, la famille R, deux enfants de 6 et 5 ans, n'a pas obtenu de place au 115. Elle s'est présenté à la permanence mise en place par la mairie... et n'a pas obtenu de solution. La famille a dormi dans sa voiture. Le lendemain, "pas de place" au 115, la famille H s'est à nouveau présenté à la permanence mise en place par la mairie... et n'a pas obtenu de solution, sans la moindre explication, sans même être reçue par qui que ce soit. A la veille du week-end de Pâques, elle va encore passer au moins 4 nuits à la rue.
En une semaine, 10 enfants ont connu la rue. La liste est longue des familles qui nous ont informés que leur hébergement va se terminer dans les semaines à venir. Le 115 ne pourra pas répondre à tous. Le système d'hébergement hôtelier mis en place va forcément s'enrayer de plus en plus souvent. Si la personne qui le gère n'est pas disponible, si tous les hôtels sont pleins, si la composition de la famille ou l'état de santé de ses membres ne permet un hébergement à l'hôtel, il y aura des enfants à la rue à Rennes, Madame la maire, et nous ne manquerons pas de vous rappeler vos engagements.
Armelle Bounya - Présidente "Un toit, c'est un droit"
Le 4 avril 2014.


mercredi 1 avril 2015

Mettre les gens à la rue quand il existe des lieux pour les accueillir : un très mauvais poison d'avril tous les ans !

Ce matin, une quinzaine d'adhérents et de sympathisants de « Un toit c'est un droit » et du DAL  se sont retrouvés à 5 h du matin devant l'abri de nuit pour protester contre son démantèlement aujourd'hui, du fait de la fin de la trêve hivernale. Après une courte occupation, ils ont été expulsés par les forces de l'ordre vers 6 h.



Alors que 70 places d'hébergement d'urgence existaient à l'hôtel Dieu (chauffé en permanence, avec ses petites couvertures bien pliées en 4 dans les armoires), l'État a préféré payer une société privée pour « accueillir » les sans-abris dans des préfabriqués durant tout l'hiver. Pas de lits, juste des transats, histoire qu'on ne fasse pas la confusion avec un « hébergement », fut-il d'urgence. Horaires d'ouverture : 22 h-5 h. Il y avait 21 personnes cette nuit à bénéficier de cette mise à l’abri précaire, dont 4 enfants.

Non, non, ce n'est pas un poisson d'avril ! A partir d'aujourd'hui les sans-abris devront, chaque nuit, partir à la recherche de petits coins douillets sur les trottoirs de Rennes, pendant que l'hôtel Dieu restera désespérément vide, bouclé mais chauffé aux frais du contribuable ! Cherchez l'erreur …

Vers 7 h, un représentant de la DDCSPP est venu sur place pour faire le point. À 10 h 30, nous apprenions enfin que, suite à l'occupation de ce matin, la famille serait provisoirement relogée à la Guerche de Bretagne. Toujours rien pour les célibataires.

La fin de la trêve hivernale c'est : la fermeture de l'abri de nuit, la diminution des places en hébergement d'urgence et les expulsions locatives et l’évacuation programmée de 6 squats dans l'agglomération rennaise (environ 150 personnes dont 92 enfants).

Nous invitons l'ensemble des personnes soucieuses du respect des droits fondamentaux à rester vigilantes dans les jours qui viennent pour contraindre l'État à respecter son obligation légale de protection des personnes vulnérables.



vendredi 27 mars 2015

Communiqué inter-associatif

Communiqué- le 26 mars 2015.
 Journée nationale de lutte pour le droit au logement

Comme chaque année le 31 mars sonne la fin de la trêve hivernale pour les sans-abris et les ménages menacés d’expulsion, alors que l'hébergement d'urgence est déjà saturé et laisse chaque soir à la rue plus de 200 personnes à Rennes, sans compter les nombreux SDF qui ont renoncé à appeler le 115 faute de solutions.
Dans un courrier adressé au Premier ministre le 19 mars, un collectif d'associations  de solidarité lance un cri d'alarme : "Le gouvernement n’a toujours pas pris la mesure de la crise liée à la pénurie de logements accessibles aux plus modestes et à la saturation de l’hébergement sur les territoires". Face à l'urgence,  La Ministre du logement a annoncé le 24 mars que 2000 places supplémentaires seront pérennisées au niveau national à l'issue de la trêve. Cette annonce est nettement insuffisante pour répondre aux besoins d'une population de plus en plus stigmatisée et sciemment marginalisée quand il s'agit des étrangers. 
A Rennes, c'est une quarantaine de ménages (68 adultes et 92 enfants) qui sont concernés par cette échéance, une situation sans précédent !
A la veille d'une catastrophe annoncée, nous appelons à une journée d'action le samedi 28 mars pour exiger le respect du droit au logement et à l’accueil inconditionnel, quelle que soit la situation administrative des personnes :
11 h Votation citoyenne place Saint Anne pour réaffirmer que le droit à l'habitat est un droit fondamental : pas d'expulsion  sans relogement, respect du caractère inconditionnel du droit à l'hébergement, augmentation des places en CADA...
12 h Pique-nique solidaire place de la Mairie.
15 h Rassemblement place de la Mairie pour prises de paroles des associations et départ de la manifestation en centre-ville.
17 h Retour place de la mairie où sera dressé "Un village des exclus" et représentation en plein-air de "Au pire tu traces", un docu-fiction théâtral autour des jeunes en errance présenté par "la Compagnie Caravane"

samedi 21 mars 2015

Journée nationale de lutte pour le droit au logement



Comme chaque année le 31 mars sonne la fin de la trêve hivernale, la reprise des expulsions et la diminution du nombre de places en hébergement d'urgence (115), déjà très insuffisant (73 % de réponses négatives en janvier). 
Un collectif d'association, parmi lesquelles "Un toit, c'est un droit", La Fondation Abbé Pierre et le DAL 35, organise 


une journée d'actions contre le mal-logement le samedi 28 mars 

Au programme 

11 h place Sainte Anne : votation citoyenne pour réaffirmer que le droit à l'habitat est un droit fondamental : pas d'expulsion  sans relogement, respect du caractère inconditionnel du droit à l'hébergement, augmentation des places en CADA...

12 h place de la Mairie : pique-nique solidaire ( apportez votre pique nique)

15 h, place de la Mairie : manifestation en centre-ville

16 h 30 retour place de la mairie où sera dressé "Un village des exclus" (campement éphémère) 



17 h, "Au pire tu traces", un docu-fiction théâtral autour des jeunes en errance présenté par "la Compagnie Caravane"


NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN !






mardi 3 mars 2015

2 nouvelles réquisitions



Une maison située rue du Docteur Dordain et fils à Rennes occupée depuis le 14 février 2015 
par une famille congolaise avec 8 enfants. 



Une maison située au lieu-dit "Bel Air" sur la commune de Betton occupée depuis le 20 février 2014
par une vingtaine de migrants. 

dimanche 22 février 2015

Rassemblement à Rennes pour la venue de la ministre du logement

http://www.ouest-france.fr/visite-rennes-sylvia-pinel-ministre-du-logement-attendue-lundi-3201620

Sylvia Pinel, ministre du logement 

A l'occasion de la venue du ministre du logement 
lundi 23 février à Rennes, 
nous appelons à un rassemblement à 11h au métro Clémenceau pour dénoncer le mal-logement. 




mardi 17 février 2015

Exposition/ débat "avec les sans papiers". Pacé

Un toit c'est un droit vous invite à aller voir cette exposition, dont une majorité des photos ont été prises dans les squats gérés par l'association.

vendredi 13 février 2015

Soirée ciné débat Spartacus et Cassandra

Le MRAP 35 et "Un toit, c'est un droit" animeront un débat à l'issue de la projection du film "Spartacus et Cassandra" 

Mardi 17 février à 19h45 au cinéma l'Arvor



Spartacus, jeune Rrom de 13 ans et sa soeur Cassandra, 10 ans sont recueillis dans le chapiteau-squat de Camille, une drôle de fée trapéziste qui prend soin d’eux, leur offre un toit et leur montre le chemin de l’école. Mais le cœur des enfants est déchiré entre l’avenir qui s’offre à eux… Et leurs parents qui vivent encore dans la rue.

La bande annonce : https://vimeo.com/114113253

La soirée solidaire en images







mardi 3 février 2015

Réunion publique le 19 février à 20 h à la MIR 


L'association « Un toit c'est un droit » invite toutes les personnes préoccupées par la situation des sans-abris à venir discuter à la MIR (7 quai Chateaubriand à Rennes) le 19 février à partir de 20h.


Ce sera l'occasion de faire un retour sur la situation rennaise depuis cet été et de travailler sur l'organisation d'actions d'interpellation des autorités pour la fin de la trêve hivernale fin mars.

Nuit solidaire du 12 février



34 associations nationales ont lancé un appel à une nuit de la solidarité avec les sans-abris le jeudi 12 février.


À Rennes, l'association « Un toit c'est un droit » appelle à
un rassemblement à partir de 18 h place de la Mairie.

Ce sera l'occasion d'une distribution de tracts pour informer la population et l'inviter à manifester pour le respect du droit fondamental à un logement.

Tous les modes d'expression seront les bienvenus : musique, jonglage, graphe, etc.
Nous comptons sur vous pour venir nombreux et faire circuler l'information autour de vous.

Un toit c'est un droit !