samedi 30 janvier 2016

Rapport d'activité 2015 de Un toit c'est un droit

Rapport d'activité 2015 de l'Association Un Toit c'est Un Droit







Week-end du 7-8 février nouvelle maison à Villejean

Maison petite mais bien isolée, 1 grande pièce en bas avec petit coin cuisine et salle de bain, 2 chambres en haut
Une famille congolaise avec 8 enfants s’y installe. Nous officialisons le 16 février. Ils y sont toujours.


34 associations nationales ont lancé un appel à une nuit de la solidarité avec les sans-abris le jeudi 12 février.

Kevin accroche une banderole sur la grue, Galaz fait un graph, soupe chaude…
(À Rennes, l'association « Un toit c'est un droit » appelle à un rassemblement à partir de 18 h place de la Mairie très peu de monde)

Lundi 16 février 2015 : réunion inter assoc/mairie

Horaires d'ouverture abri de nuit insuffisants, localisation, inconfort total. Point sur COORUS : intéressant mais insuffisant.

Mardi 17 février à 19h45 au cinéma l'Arvor


Le MRAP 35 et "Un toit, c'est un droit" ont animé un débat à l'issue de la projection du film "Spartacus et Cassandra".


L'association « Un toit c'est un droit » invite toutes les personnes préoccupées par la situation des sans-abris à venir discuter à la MIR (7 quai Chateaubriand à Rennes) le 19 février à partir de 20h. Décision d’organiser manifestation 28 mars avec votation citoyenne.


20 Février une nouvelle maison nous accueille à Betton

Une maison située sur la commune de Betton réquisitionnée par une vingtaine de migrants.
Mercredi 25 février, officialisation car VALLS vient à Betton le 27 février. Par la suite, ce squat va devenir une convention avec la mairie de Betton.



A l'occasion de la venue du ministre du logement, nous avons participé à un rassemblement à 11h au métro Clémenceau pour dénoncer le mal-logement.


Comme chaque année le 31 mars sonne la fin de la trêve hivernale, la reprise des expulsions et la diminution du nombre de places en hébergement d'urgence (115), déjà très insuffisant (73 % de réponses négatives en janvier).
Un collectif d'association, parmi lesquelles "Un toit, c'est un droit", La Fondation Abbé Pierre et le DAL 35, organise une journée d'actions contre le mal-logement le samedi 28 mars

11 h place Sainte Anne : votation citoyenne pour réaffirmer que le droit à l'habitat est un droit fondamental : pas d'expulsion sans relogement, respect du caractère inconditionnel du droit à l'hébergement, augmentation des places en CADA...

12 h place de la Mairie : pique-nique solidaire

15 h, place de la Mairie : manifestation en centre-ville

16 h 30 retour place de la mairie où était dressé "Un village des exclus" (campement éphémère)

17 h, "Au pire tu traces", un docu-fiction théâtral autour des jeunes en errance présenté par "la Compagnie Caravane"

Mercredi 1 avril 2015 fermeture de l'Abri de Nuit

Ce matin, une quinzaine d'adhérents et de sympathisants de « Un toit c'est un droit » et du DAL se sont retrouvés à 5 h du matin devant l'abri de nuit pour protester contre son démantèlement aujourd'hui, du fait de la fin de la trêve hivernale. Après une courte occupation, ils ont été expulsés par les forces de l'ordre vers 6 h.


« En une semaine, 10 enfants ont connu la rue. »

Le jeudi 9 avril évacuation de Quineleu

Le 9 avril s'est déroulée l'évacuation "négociée" de l'immeuble situé 23 rue Quineleu, occupé depuis le 8 janvier 2014 successivement par plusieurs familles. Le DAL et Un toit c'est un Droit vont gérer chacun une convention pour les familles évacuées du squat.


Le vendredi 10 avril, ouverture de Chartres

Des demandeurs d'asile majoritairement somaliens, ont officialisé l'ouverture d'un nouveau lieu situé 112 rue de la Chaussairie, au lieu-dit "La Belle Épine", sur la commune de Chartres de Bretagne.

Philippe Bonnin, maire de la commune, est venu sur place rencontrer les occupants. Après quelques échanges avec les demandeurs d'asile, il les a autorisés à se maintenir provisoirement dans les lieux à condition de ne pas accueillir pour l'instant de nouveaux occupants convention d'occupation a été signée avec "Un toit, c'est un droit". Le maire a fait rétablir l'eau et l'électricité dans la maison.


Jeudi 23 avril Ciné débat à L'Arvor


le MRAP 35, un Toit c’est un droit, la L.D.H, la Fondation Abbé Pierre et la FNARS (La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion) ont organisé la projection du film "L'Abri" de Fernand Melgar (Suisse - 2015 - 1h41) le jeudi 23 avril au cinéma l'Arvor.

A l’issue de la projection, rencontre sur le thème: « l’hébergement d’urgence : un droit fondamental bafoué»

Jeudi 30 avril, réunion des familles à Villejean

Quelles solutions pour les personnes déboutées qui doivent quitter leur logement ? les familles, et aussi quelques personnes seules, ont répondu à l'invitation: 37 personnes, représentant 26 foyers, et 40 enfants. Chacune avec son histoire et son angoisse.


Le mardi 5 mai 2015 à 19h00 - Moi je suis avec la mariée

2 autres séances sont programmées :
Le mercredi 6 mai 2015 à 20h20 - Cinéma Vers Le Large à Dinan (22) Le jeudi 7 mai 2015 à 20h20 - Salle de l’Odyssée à Dol-de-Bretagne

30 avril : début de l'affaire MARYVONNE




A la boîte noire = 40 m3.

Appel à rénion inter-assoc le 2 juin

A 18 h 30 dans les locaux de la Fondation Abbé Pierre, boulevard Beaumont. → on était tout seul, mais on a rédigé une lettre de demande d'audience à Mme APPERE, restée sans réponse à ce jour.



L'action prévue mercredi 10 juin pour dénoncer les conditions de scolarisation des enfants de migrants a été perturbée par l'actualité le squat de Thorigné a été expulsé le matin ), mais elle a cependant réuni de nombreuses familles étrangères.

Jeudi 2 juillet évacuation Noyal Châtillon.

Après concertation avec les autorités (gendarmerie, huissier, 115), rendez-vous était pris le lundi 22 juin pour acter le fermeture de la maison : squat entièrement vidé et nettoyé, personnes prêtes à partir, attendant sagement sur le trottoir avec leurs maigres bagages. Tout était donc prêt ... sauf le relogement, les autorités affirmant qu'il n'avait pas lieu d'être, "les personnes quittant le lieu de leur plein gré" ! Une seule famille, avec 2 enfants en bas âge et un papa nécessitant des soins médicaux journaliers était hébergée par le 115. Devant cette situation ubuesque, et n'ayant aucune autre solution, les personnes décidaient de rester dans la maison. Dix jours dans une maison vidée de tous meubles, sans eau, sans électricité, par un temps de canicule !
Jeudi 2 juillet a pris fin l'expulsion à rebondissements de la maison de Noyal-Chatillon occupée depuis plus d'un an par des sans-abris

1o juin  octobre : Somaliens ( cf ci-dessous)

6 juillet : réunion inter assoc/mairie


Cette réunion se déroule juste après l'évacuation du campement somalien du Vieux-Saint-Etienne. M. Bourcier déclare : " il n'y aura pas de campement à Rennes cet été." Le soir même, le campement des Gayeulles s'installe et y restera jusqu'en octobre.

SAMEDI 26 SEPTEMBRE Manifestation de soutien aux migrants


12 novembre : AG ouverte à Carrefour 18

Un quarantaine de personnes, dont des migrants et des représentants de plusieurs orgas ont participé à cette réunion. Une nouvelle réunion a été programmée pour la semaine suivante pour organiser une action commune autour du CADA toujours vide à la Poterie. Mais le lendemain avaient lieu les attentats de Paris, et la proclamation de l'Etat d'Urgence nous a amenés à annuler cette réunion.

15 novembre une nouvelle maison à Bécherel

Un propriétaire privé signe une convention. Une maison de 3 niveaux pour 3 familles soit 12 personnes. Le 18 novembre, elles emménagent. Depuis la vie suit son cours et tout se passe plutôt bien.

premier Décembre

Les occupants du 44 Avenue du Canada quittent les lieux dans une grande tristesse. La convention avec le secours populaire se termine. L'appartement a été vendu. La famille sera hébergée à Bourgbarré.


Décembre

Pour finir l'année en action, nous sommes sollicités par un groupe de demandeurs d'asile afghans. Hébergement solidaire, accompagnement à Coallia, appel au 115, accompagnement à l'ADSAO, au resto social, visite à l'accueil de nuit après plusieurs témoignages de tension entre SDF français et migrants….

Les SOMALIENS

10 juin 2015 : Le squat de Thorigné-Fouillard est évacué laissant une vingtaine de demandeurs d'asile somaliens sans solution de relogement. Ils passent leur première nuit d'errance au "40 m cube», un squat désaffecté d'où ils sont chassés dès le lendemain matin.

Les 18 Somaliens se sont donc retrouvés à la rue avec leurs maigres bagages. Accompagnés par "Un toit, c'est un droit", ils se sont rendus à la préfecture où un rassemblement de soutien avait lieu contre l'expulsion d'une famille mongole, puis ils ont rejoint la place de la Mairie où une seconde action était prévue pour dénoncer les conditions de scolarisation des enfants de migrants.

En fin de journée, le groupe s'est réfugié au "40 m cube", un squat abandonné par ses occupants, dont l'expulsion est déjà prononcée. Une nuit au chaud, mais dès le lendemain matin, la police municipale leur demande de partir.

11 juin 2015 : Un camp de fortune est dressé dans l'urgence au cœur de Rennes devant le théâtre du Vieux Saint Etienne.

13 juin 2015 : Les demandeurs d'asile somaliens sont tous relogés dans le dispositif hôtelier par les services de l'Etat, pour une durée indéterminée. Le campement est démontré... Après 15 jours de mise à l'abri, ils sont remis à la rue.

Samedi 13 juin, après 2 nuit au cœur du centre-ville de Rennes, les services de l'Etat se déplacent sur le campement et demandent à tous les Somaliens de se présenter à la PADA (plate-forme d'accueil des demandeurs d'asile) pour leur faire des propositions de relogement selon leur situation administrative. La préfecture semble découvrir qu'ils sont tous demandeurs d'asile, soit en cours de procédure, soit dans l'attente d'une convocation au service asile pour entamer leurs démarches. Le soir même, ils sont tous relogés via le 115, majoritairement dans des hôtels, le représentant de la DDCSPP s'engageant à ce que ce dispositif soit pérenne. Le campement est démonté.

29 juin 2015 : Nouveau camp de fortune dressé devant le théâtre du Vieux Saint Etienne.

3 juillet 2015 : La police évacue manu militari le campement et confisque le matériel. Les demandeurs d'asile somaliens tentent alors d'investir un squat à Chartres de Bretagne où quelquescompatriotes ont trouvé refuge depuis avril 2015, mais la gendarmerie s'y oppose. Philippe Bonnin, maire de Chartres de Bretagne, leur ouvre une salle municipale pour les accueillir durant le week-end.

6 juillet 2015 : Après des négociations infructueuses avec la Ville de Rennes et la préfecture, un nouveau campement est implanté dans le parc des Gayeulles.

24 juillet 2015 :

La Ville de Rennes, propriétaire de la parcelle occupée dans le parc des Gayeulles, saisit la juridiction administrative et demande l'expulsion de tous les occupants : Audience au TA le 4 septembre 2015 à 10 h

13 août 2015 :

Dans la nuit du 12 au 13 août, 3 demandeurs d'asile somaliens sont victimes d'une agression vers 4h : "2 tentes ont été lacérées pour y introduire un liquide irritant et nauséabond, type lacrymogène, provoquant de vives brûlures au niveau des yeux et des irritations sur tout le corps" selon le PV de la police. Les 3 victimes ont été très choquées par cet acte lâche et haineux en plein sommeil, qui rappelle l'agression raciste déjà subie l'été dernier par les migrants qui occupaient alors un terrain à Cleunay. Une plainte a été déposée.


vendredi 28 Août :


Belle participation à ce pique-nique solidaire.

Vendredi 4 septembre 2015 :



"Un toit, c'est un droit" a été contacté lundi 7 septembre par le responsable de la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations) qui avouait être bien embêté par la décision du juge administratif de ne rendre son délibéré que dans 1 mois pour les demandeurs d'asile somaliens qui campent aux Gayeulles.


Pour la Préfecture d'Ille et Vilaine, comme pour la Ville de Rennes, c'était plié d'avance, le juge rendrait sa décision dans les 48h et n'accorderait aucun délai.

Ben non... Ce sursis accordé par le TA n'arrange pas la préfecture qui avait prévu une mise à l'abri par le 115 à partir du mardi 8 septembre.

mardi 15 septembre 2015 :


lundi 5 octobre:


Du 19 au 23 octobre :

6 Somaliens dont l'hébergement n'a pas été prolongé trouvent refuge à Carrefour 18. Puis ils trouveront un abri en hébergement solidaire, qui va se prolonger très longtemps pour certains.



mardi 19 janvier 2016

AG annuelle de UTUD le 28 janvier à 18h30 à la MIR

L'association "Un toit c'est un droit" est heureuse de vous inviter à son AG annuelle


le Jeudi 28 janvier prochain à la MIR (7 quai Chateaubriand), à 18h30.

Nous ferons le point sur la situation de l'hébergement des sans-abris à Rennes et sur les perspectives d'actions.
Le droit au logement, qui est un droit fondamental, n'est pas respecté par l'État qui en a pourtant la charge.
De nombreuses familles ont quitté ou doivent quitter les logements gérés par Coallia....
D'autres sont logés à l’hôtel et doivent errer dehors toute la journée....

Ce sera aussi l'occasion de préciser nos modalités d'organisation afin que chacun puisse trouver sa place dans l'association, notamment pour les nouveaux adhérents qui nous ont rejoints récemment.

Nous vous invitons également, si ce n'est déjà fait , à adhérer à l'association. Le principe d'une cotisation minimum de 5 euros a été retenu.

Durant cette assemblée générale, nous renouvellerons le CA. N'hésitez pas à nous faire part de votre candidature. Nous avons besoin de vous.

Comptant sur votre présence.

Solidairement

Rennes, Un Toit C'est un Droit !
Contact :  untoitundroit35@gmail.com

Comment adhérer, c'est ici

Manifestation à Rennes le 23 janvier contre l'état d'urgence

APPEL À MANIFESTER
APPEL À SE RASSEMBLER

Sur la base de nombreux appels qui sont publiés et discutés par les organisations ouvrières et démocratiques, par des collectifs et des individus, par des intellectuels et différents mouvements, nous nous rassemblerons et nous manifesterons à Rennes

le samedi 23 janvier 2016 à 14 heures
sur la dalle Kennedy à Villejean (métro Kennedy)

Contre l'état d'urgence
pour nos libertés, contre les lois sécuritaires et l'État policier.

Contre les assignations et la déchéance de nationalité

Contre les interventions militaires
en Syrie et ailleurs, dont les populations civiles sont toujours les victimes.

Pour nos revendications et nos luttes

Parce que l'état d'urgence a pour conséquence de nous isoler, de nous museler.
Parce que pendant l'état d'urgence tous les plans de licenciements restent actifs, toutes les contre-réformes sont toujours à l’œuvre, toutes les menaces sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes sont accentuées, tous les actes racistes sont encouragés.

état d'urgence ou pas, rassemblons-nous
et défendons nos libertés

samedi 23 janvier 2016

à 14 heures : sur la dalle Kennedy à Villejean (métro Kennedy)
témoignages,

à 15 heures : départ en manifestation vers le centre ville,
prises de paroles.
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Premiers signataires (19 janvier 2016) : Acrimed 35, AL 35, Attac 35, CADTM, CNT 35,
Collectif antifasciste rennais, Ensemble ! 35, La Sociale-FA, MJCF 35, Mouvement de la Paix, NPA 35, PG 35, Parti pirate, SDAS-FO 35, Solidaires 35, Solidaires étudiant-e-s Rennes, Sud-éducation- 35, Un toit c'est un droit.          

mardi 15 décembre 2015

Un Somalien malade menacé d'expulsion vers la Hongrie

B. été présenté lundi 14 décembre devant le TA pour contester son renvoi en Hongrie et son placement en rétention. 

Le parcours migratoire de B. en Europe

B. est arrivé en Hongrie en juin 2013. Après 3 mois d'enfermement dans un centre pendant sa demande d'asile, il a obtenu un titre de séjour de 10 ans. 

Une vidéo édifiante sur les conditions d'accueil pour les demandeurs d'asile en Hongrie

https://www.amnesty.org/fr/press-releases/2015/09/hungary-deplorable-images-in-asylum-seekers-reception-centre/

Les conditions de vie pour les réfugiés étant déplorables en Hongrie, B. a décidé de continuer son périple migratoire vers l'Allemagne. Il est renvoyé en Hongrie en décembre 2013.

Après quelques semaines, il tente cette fois sa chance en France. Il rend ses empreintes illisibles afin de ne pas être refoulé en Hongrie et fait une nouvelle demande d'asile à Rennes. 
En France, les conditions d'accueil sont également difficiles pour les demandeurs d'asile, notamment les célibataires jugés "non vulnérables" par la préfecture. B. fait partie du groupe de Somaliens contraints de dormir durant tout l'été dans un camp de fortune aux Gayeulles. 


Victime d'un malaise, B. est hospitalisé en urgence le 20 octobre 2015. Un diabète de niveau 1 est diagnostiqué. Il est insulinodépendant et doit subir 4 injections par jour.  Il reste plus d'un mois au CHU. A sa sortie, il lui faut un hébergement stable pour stocker au frais ses médicaments et suivre son traitement. Il est pris en charge au foyer ADSAO. 

Fatigué par toutes les démarches administratives et affaibli par la maladie (importante perte de poids), il se rend seul à la préfecture de Rennes et accepte de donner ses empreintes. La borne Eurodac révèle plusieurs identités sous lesquelles il a fait des demandes d'asile en Hongrie, en Allemagne et en France...La préfecture contacte les autorités hongroises qui confirment que B. est titulaire d'une carte de séjour valide jusqu'en 2023. Il est arrêté au guichet et placé en rétention. 

L'audience au TA

L'audience devant le TA a été très technique. Etant titulaire déjà titulaire d'un titre de séjour, il ne s'agit pas d'une réadmission dans le cadre du règlement Dublin, mais d'une remise aux autorités hongroises. Les nombreuses insuffisances relevées par l'avocate dans la procédure n'ont pas suffi à convaincre le juge qui a confirmé l'enfermement de B., afin de procéder à son renvoi vers la Hongrie malgré son état de santé.

La Hongrie n'est pas un pays sous-développé, il existe un traitement contre le diabète, mais pour les réfugiés l'accès aux soins est très aléatoire . Renvoyer B. en Hongrie serait criminel !

Bulhan sera présenté devant le JLD (6e étage cité judiciaire) 
mardi 15 décembre à 14h30 

Dernière minute : B vient d'être libéré par la préfecture 
avant l'audience devant le JLD. 


mardi 3 novembre 2015

AG ouverte le 12 novembre à Carrefour 18

Nous vous convions à participer à notre prochaine AG ouverte le 


Jeudi 12 novembre à 20h à Carrefour 18*

Cette réunion sera l'occasion de faire le point et d'échanger sur :

La situation des Somaliens, les squats, les conventions, la période hivernale...

Venez nombreux, nous avons besoin de vous ! 








mardi 27 octobre 2015

Des nouvelles des Somaliens...

Contraints par la préfecture d'Ille et Vilaine de continuer leur parcours d'errance, quelques Somaliens ont trouvé refuge la semaine dernière au centre social Carrefour 18. 
Cette occupation aura duré une semaine puis, dans le souci de ne pas perturber durablement le fonctionnement de la structure, il a été décidé de l'évacuer. Que les personnels soient ici chaleureusement remerciés pour la gentillesse de leur accueil.

La situation aujourd'hui 


  • 4 demandeurs d'asile sont hébergés à l'hôtel à l'Hermitage jusqu'à lundi prochain
  • 6 autres sont été provisoirement accueillis dans des familles françaises
  • 6 autres sont toujours dans une maison sous convention avec la Ville de Chartres de Bretagne mais doivent quitter prochainement. 

Dans le même temps, le CADA de la Poterie, entièrement équipé depuis plusieurs mois et chauffé ... reste obstinément fermé !

Besoin d'aide 

Dans l'urgence, nous avons besoin de reconstituer une liste de personnes sensibles aux droits humains et qui auraient la possibilité d'héberger ponctuellement une ou deux personnes. Merci d'avance à tous.

Nécessité d'action politique 

Nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation. Il est donc impératif de prévoir, dans les semaines à venir, des actions d'interpellation des pouvoirs publics. Une date sera prochainement proposée. 


mardi 20 octobre 2015

6 Somaliens trouvent refuge à Carrefour 18



Après avoir vécu tout l'été sur un campement de fortune aux Gayeulles, les Somaliens ont évacué le terrain le 5 octobre.
Ils ont été relogés par la préfecture dans des hôtels à Redon, Montfort et St Malo. 

A la fin de la première semaine, ceux de Redon ont été envoyés à St Malo et ceux de Montfort ont été maintenus dans le même hôtel pour une semaine supplémentaire. 

Lundi 19 octobre, nouvelle rotation du 115 : Ceux de St Malo ont été envoyés à L'Hermitage et ceux de Montfort ont été remis à la rue. 

Ils sont 6 Somaliens à avoir trouvé refuge au centre social Carrefour 18, qui a accepté de les accueillir tant que les services de l'État seront défaillants...

Cette occupation nécessite une présence militante jour et nuit. N'hésitez pas à nous faire part de vos disponibilités, si vous pouvez assurer quelques heures de permanence à Carrefour 18. 

dimanche 18 octobre 2015

Hébergement d’urgence, l’Etat remplit les hôtels

http://www.liberation.fr/politiques/2015/10/12/hebergement-d-urgence-l-etat-remplit-les-hotels_1402639

Le 22 juillet 2015 dans un hôtel Formule 1, proche de Paris, accueillant des familles ayant fait appel au 115. Julien Mignot  

Alors que la ville de Paris s’engage pour l’accueil des réfugiés, les associations dénoncent le coût et l’inefficacité du recours à l’hôtellerie dans le processus de réinsertion.

  Hébergement d’urgence, l’Etat remplit les hôtels
Un hôtel Formule 1, en bordure du périphérique parisien : le prix de la chambre s’affiche sur un écran lumineux et change chaque jour, en fonction du taux de remplissage. Ce soir-là, au milieu de l’été, il faut compter 49 euros la nuit pour la chambre de deux ou trois personnes. Un couple de retraités grimpe au cinquième d’un coup d’ascenseur. Ils sont de passage pour visiter la capitale. Devant la porte, un jeune homme fume sa cigarette, la tête dans ses pensées. Il rentre du boulot, un chantier de désamiantage dans le VIIIe arrondissement ; son patron lui a réservé une chambre pour plusieurs nuits. Deux hommes discutent à quelques mètres de lui. Eux dorment dans cet hôtel depuis des mois. Ils vivent ici avec femme et enfants. L’un depuis un an, l’autre depuis cinq semaines. «Allez voir au rez-de-chaussée et au premier étage, vous verrez, des comme nous, il y en a plein.» Des familles sans abri, logées dans cet hôtel par le Samu social de Paris qui répond pour le compte de l’Etat au 115, le numéro d’hébergement d’urgence.

Environ 35 000 personnes sont ainsi hébergées chaque nuit dans 538 hôtels de la capitale et de sa banlieue ; ce qui représente 15 % de l’offre hôtelière de la région Ile-de-France, parmi les plus touristiques du monde. «Nous sommes arrivés à saturer le marché des hôtels économiques… Le parc est aujourd’hui insuffisant pour répondre aux besoins», affirme Christine Laconde, la directrice générale du Samu social de Paris.

«Mise en concurrence»
Le système d’hébergement d’urgence se craquelle de partout, et surtout en Ile-de-France. La ministre du Logement, Sylvia Pinel, a bien lancé un plan pour trouver des solutions alternatives à ces hébergements en hôtel, en janvier, basé entre autres sur l’incitation faite aux bailleurs privés de mettre leur logement en location. Mais «cela ne suffira pas, les objectifs fixés ne seront pas atteints, il y a de trop gros blocages sur le marché du logement», assure la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars). Et Philippe Martel, le président de l’association Interlogement 93 qui gère le 115 en Seine-Saint-Denis, est amer : «Avec ce plan, l’Etat a fixé un plafond de nuitées hôtelières à ne plus dépasser… Sauf que, comme les alternatives ne suivent pas, on laisse de plus en plus de personnes à la rue.» Pour la seule nuit du 1er octobre, 248 ont dormi dehors en Seine-Saint-Denis. Ces dernières semaines, la crise des migrants a obligé les politiques à ouvrir les yeux. «Au moins, cela aura permis de donner de la visibilité au besoin d’hébergement d’urgence dans notre pays. Maintenant, on espère un effet de levier pour que cela profite à tous les sans-abri», explique Florent Guéguen, le directeur général de la Fnars. Il s’inquiète d’une «mise en concurrence» des publics : «Quand on voit que 20 000 nouvelles places ont été trouvées en quinze jours face à la crise des réfugiés… cela interroge. Tous les lits doivent être mis dans le pot commun.» Lundi, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a annoncé de nouvelles mesures pour l’hébergement des migrants (lire l’encadré ci-contre).

Dans la région parisienne, on compte 40 000 places dans les structures d’urgence (les centres d’hébergement et les centres d’insertion sociale) gérées par des associations, mais très peu sont adaptées à l’accueil des familles. Or depuis la fin des années 90, il y a une explosion du nombre de parents à la rue avec leurs enfants. Des couples ou des mères seules avec des enfants, sans ressources ni logement. En grande partie des étrangers, souvent sans papiers, et donc sans autorisation de travail. Pour éviter de laisser des enfants dormir à la rue, le Samu social a recours à l’hôtel, avec l’aval de l’Etat qui finance. «Cela a commencé il y a une dizaine d’années, mais la croissance a vite été exponentielle», soupire Christine Laconde.

Le recours à l’hôtel représente un coût de 180 millions d’euros par an sur les 212 millions du budget du Samu social de Paris. Depuis 2007, il existe même un «pôle de réservation hôtelière» dans les locaux du Samu, à Ivry-sur-Seine. Dix salariés, en permanence, ratissent les hôtels, négocient tarifs et conditions d’accueil.

«Hôtels sociaux»
La directrice générale parle de «drogue dure» : «Réserver des chambres, c’est bien plus facile que de construire des centres. C’est une offre immédiatement disponible, avec une élasticité qui permet de s’adapter à la demande. Mais cela repose sur deux leurres. Le premier, c’est de croire que l’hébergement hôtelier est provisoire et réversible.» L’histoire prouve le contraire. On est passé de 2 500 nuitées en moyenne en 2005 à 14 fois plus aujourd’hui. Parce que la demande d’aide a explosé au fil des années, mais aussi parce que sortir de l’hôtel n’est pas simple.

La chaîne qui mène de l’hébergement au logement est embourbée. D’autant plus compliqué que les familles placées à l’hôtel se retrouvent isolées, sans accompagnement social, et galèrent dans les démarches. «C’est le deuxième leurre, explique Christine Laconde. Croire que l’hôtel coûte moins cher que de construire des centres.» La nuit à l’hôtel est négociée 17,50 euros en moyenne par personne (adulte ou enfant), là où une place en centre d’hébergement varie entre 24 et 41 euros la nuit. Mais les prestations ne sont pas comparables. Les centres incluent l’accompagnement social, la nourriture, là où l’hôtel se résume à un lit. Dans le meilleur des cas, le gestionnaire met à disposition un micro-ondes dans un bout de couloir. Tout dépend du type de structures.

Il y a ce qu’on appelle «les hôtels sociaux», qui ne tournent qu’avec des familles du 115. Souvent, il s’agit de petits établissements d’une ou deux étoiles dans le nord de Paris - 500 familles y vivent depuis plus de cinq ans. Ces hôteliers-là concèdent parfois quelques aménagements, pour cuisiner par exemple. Ce qui n’empêche pas des conditions d’hébergement difficiles, les lieux étant souvent peu (ou pas) entretenus.

A l’inverse, d’autres établissements refusent catégoriquement tout aménagement : souvent des chaînes, acceptant seulement les sans-abri en période creuse pour s’assurer un taux de remplissage… Le Samu social loue des chambres dans 78 hôtels de chaînes. Formule 1, Campanile, Première Classe, Balladins, etc. Inspirés des motels américains, ils sont souvent situés dans les zones commerciales, subissent la concurrence de plateformes internet comme Airbnb.

L’hébergement d’urgence est une part importante de leurs recettes, même si ce n’est pas toujours assumé. «Oui, on travaille avec le 115 depuis plusieurs années : une vingtaine d’hôtels en Ile-de-France, mais cela varie beaucoup en fonction de nos disponibilités», répond le groupe Accor, qui ne veut pas parler du chiffre d’affaires. Les chaînes refusent souvent que les chambres soient occupées plus de quelques jours consécutifs, pour éviter que les familles ne s’installent.

Étages réservés
Dans l’hôtel Formule 1 où nous nous sommes rendus, le gestionnaire a découpé son établissement en deux. «Les familles du 115» habitent le rez-de-chaussée et le premier étage. Les deux autres sont réservées à la clientèle classique. Drôle d’ambiance. Des portes qui claquent, à l’aube, quand les travailleurs décollent des étages supérieurs. Tandis que le rez-de-chaussée s’anime le soir venu.

Assises dans le couloir, Cynthia, 17 ans et Nadia, 15 ans, papotent. «Revenez vers 20 heures-21 heures. Là, c’est tout mort.» Elles racontent qu’«ici, il y a des enfants et des jeunes dans toutes les chambres». Que «tout le monde se connaît», que l’ambiance est «super sympa».

Des poussettes sont garées devant les portes. Kassian, 15 ans, déboule. Il tient à souligner qu’il est «l’un des plus anciens» ici. Cinq ans qu’il vit dans cette chambre avec sa mère et sa sœur. Il montre un grand lit, un deuxième, suspendu en travers. Un lavabo, pas de placard, les habits sont entassés dans des valises. Dans la chambre voisine, une mère avec son bébé dans les bras a branché un stérilisateur à la prise du sèche-cheveux.

D’autres hôteliers n’acceptent que des courts séjours, préférant réserver leurs chambres à leur clientèle «classique» en cas de forte demande. «L’offre hôtelière varie en fonction des périodes de l’année, voire de la semaine, explique Christine Laconde. Les soirs de match, par exemple, les hôtels aux abords du Stade de France sont pleins.» Chaque événement organisé dans la capitale réduit la capacité d’accueil du 115. Des familles avec des enfants se retrouvent alors à la rue. «Nous appréhendons beaucoup la Cop 21 qui se tient à Paris en décembre. On va perdre des centaines de chambres», s’inquiète Philippe Martel. La semaine dernière, rien qu’à Paris, 195 enfants ont dormi dehors.

Marie Piquemal - Libération le 12 octobre 2015.

lundi 12 octobre 2015

17 octobre 2015 : 29e journée mondiale du refus de la misère

Ne laissez personne derrière : 
participons à la construction d'un monde sans pauvreté ni discrimination

Notre modèle de développement actuel, fondé sur la course à la croissance, à la compétition exacerbée et au bien être à tout prix ne permet pas aux plus fragiles de se faire un chemin dans la vie.

Le groupe rennais de préparation du 17 octobre dénonce cette logique du « toujours plus », qui laisse au bord de la route ceux pour qui la vie est la plus difficile. C'est pourquoi l'équipe a choisi cette année le thème : « Ne laisser personne derrière, participons à la construction d'un monde sans pauvreté ni discrimination ».

Pour cela un groupe de pilotage est constitué autour d'ATD Quart Monde avec plusieurs partenaires :

la Fondation Abbé Pierre
l’association AGIR abcd
le MRAP 35
l’association « Un toit c'est un droit »
le Centre Avicenne

Seront mises en avant des actions collectives, où, épaulés par plusieurs associations, les habitants de différents quartiers rennais attestent qu'il est possible :

de vivre la mixité dans la convivialité comme à Maurepas où s'est déroulée en septembre une manifestation sur le thème : « mixer les saveurs et les couleurs »

d'encourager le lien social comme à Beauregard où un film sur une expérience vécue dans les halls d'immeubles montre comment les habitants apprennent à vivre ensemble leurs différences.

de découvrir l'autre dans sa différence, à travers une expo photos consacrée à la vie des roms à Rennes.

de permettre à plusieurs familles volontaires du Blosne de partager des vacances communautaires.

Un moment fort d'échanges et de débat sera animé par le Centre Avicenne autour d'un thé citoyen.
Il y aura aussi des chants,du théâtre et peut être des danses.
Cette journée du refus de la misère fera place au témoignage de migrants qui vivent des situations angoissantes et très difficiles.

PROGRAMME DU 17 OCTOBRE 2015 SUR LE MAIL MITTERRAND A RENNES 

14H ouverture des stands et animations
14H30 jeu du « Pas en avant »
15H30 prise de parole « sens du 17 octobre aujourd’hui »
16H00 thé citoyen
17H00 moment scénique : théâtre, musique, chant
18H00 clôture

Flyer : file:///C:/Users/live/Pictures/Un%20toit/flyer%20journ%C3%A9e%20mondiale%20refus%20de%20la%20mis%C3%A8re%202015.pdf

mardi 6 octobre 2015

A voir ou revoir...

Actualité oblige, Arte rediffuse le 7 octobre à 1h30  "Rennes, ville ouverte", un reportage réalisé en 2013 sur l'accueil des migrants dans la capitale bretonne :

http://www.arte.tv/guide/fr/050220-000/arte-reportage

Visible pendant 7 jours en replay. 

Les demandeurs d'asile somaliens provisoirement relogés à l'hôtel

Alors qu'un rassemblement était annoncé en soirée en soutien aux demandeurs d'asile somaliens, la préfecture d'Ille et Vilaine, via la DDCSPP, leur faisait dès le matin de nouvelles propositions d'hébergement :

Des places à l'hôtel attribuées par le 115 pour "la durée nécessaire à stabiliser leur situation administrative" selon le jargon préfectoral. 

Après discussion collective, une douzaine de Somaliens ont accepté cette proposition : 8 sont partis à Redon, 3 à Montfort et 1 à Saint Malo, les autres ayant choisi de poursuivre leur parcours migratoire vers d'autres horizons ...

Dans les 3 villes accueillantes, des militants ont été contactés pour accueillir les Somaliens et leur apporter du soutien matériel (aide alimentaire, transport..)

Le campement des Gayeulles a été démonté. 


dimanche 4 octobre 2015

Quelles solutions pour les demandeurs d'asile somaliens menacés d'expulsion aux Gayeulles ?




L'évacuation du campement des Gayeulles est donc imminente.

Afin de faire le point sur la situation et d'envisager de nouvelles actions pour mettre à l'abri les demandeurs d'asile somaliens, nous appelons à un

rassemblement lundi 5 octobre à 18 h devant les Champs Libres. 

Venez nombreux, ils ont besoin de vous !

lundi 21 septembre 2015

SOLIDARITE avec les MIGRANTS
OUI à une solution d'ACCUEIL DIGNE pour TOUS,
dans une prise en compte globale du VIVRE ENSEMBLE.
Non à l'Europe Forteresse et aux discours xénophobes,
OUI à l'HOSPITALITE et à un monde plus JUSTE et SOLIDAIRE.

Devant le chaos qui bouleverse notre planète :
- les guerres
- le dérèglement économique
- l'insécurité alimentaire
- la crise climatique
- la misère
- le manque de démocratie et les dictatures, ...
la RESPONSABILITE de TOUS, citoyens et acteurs publics, EST ENGAGEE pour préserver la dignité et l'avenir de chacun.

Aujourd'hui, la France doit sans délais adopter des positions
PLUS COURAGEUSES et DEBLOQUER les moyens nécessaires :
- pour les migrants se trouvant déjà sur le territoire français (logement, accès aux soins et à l'éducation, ...)
- pour les personnes se trouvant actuellement aux portes de l'Europe ou désirant y entrer.

MANIFESTATION
SAMEDI 26 SEPTEMBRE à 15h,
PLACE DE LA MAIRIE à RENNES

N'AYONS PAS PEUR et ENGAGEONS-NOUS
POUR UN ACCUEIL OUVERT!

Bienvenue!, CCFD-Terre Solidaire, le Cercle de Silence de Rennes, Chato Sans Frontières, la CIMADE, le Conseil des Migrants, le DAL, la Fondation Abbé Pierre, la LDH Pays de Redon,
le Mouvement pour la Paix, le MRAP, Québriac Migrants, RESF35, le Secours Catholique,
Un Toit c'est un Droit, La Vie Nouvelle.


Ne pas jeter sur la voie publique

mardi 15 septembre 2015

Le campement des Gayeulles accueille des familles

6 familles, soit 15 adultes et 12 enfants, sont venues rejoindre le campement de fortune des Somaliens aux parc des Gayeulles. Une nouvelle famille avec 4 enfants est annoncée dès demain...




Ces personnes étaient hébergées à  l'hôtel par la Ville de Rennes, dans le cadre du dispositif complémentaire au 115 pour les familles avec enfants mineurs, mais elles ont été remises à la rue en raison pour certaines de leur "comportement inadapté à l'hébergement hôtelier" et de la saturation des hôtels engendrée par les participants au SPACE. Ce salon de l'agriculture mobilise chaque année à la même période l'ensemble des hôtels de la région rennaise.

Nous déplorons le manque d'anticipation de la Ville de Rennes, déjà confrontée l'année dernière à la même situation, et nous demandons l'ouverture d'un lieu municipal pour accueillir temporairement et dignement ces familles.