jeudi 25 mai 2017

Retour en vidéo sur le Conseil Municipal du 22 mai 2017


La question posée par UTUD et la réponse apportée par M. Bourcier sur les relogements proposés par la mairie pour les migrant.e.s de la Poterie.

Nous en retenons deux choses :
1) La Mairie fait le même constat que nous sur l'immobilisme de la Préfecture, bloquant les perspectives des migrant.e.s.
2) "Quelques hypothèses très concrètes" nous ont été communiquées lors de notre réunion de travail avec M. Bourcier le mardi 23 mai.

Conclusion :
La Mairie semble vouloir avancer sur le sujet. C'est tard, mais c'est encourageant : la mobilisation ouvre sur quelque chose !
Si les lignes bougent, c'est bien grâce à tou.te.s celles et ceux qui ont marché, chanté, dansé, crié à nos côtés.

Mais la route est encore longue pour arriver au relogement complet des migrant.e.s de la Poterie, et le temps s'amenuise bien trop vite.
Accélérons et approfondissons la mobilisation ! Les résultats tombent par-ci par-là, mais une seule solution est envisageable : 

LE RELOGEMENT ET LES RÉGULARISATIONS DE TOU.TE.S !

Prochain RDV : pic-nic solidaire devant la Préfecture, mercredi 31 mai à 12h ! La Mairie s'est (enfin !) décidée à bouger, à la Préfecture d'en faire autant !

Comme le dit J., représentante des migrant.e.s lors de nos réunions avec M. Bourcier : "Si on ne bouge pas, on aura rien !"




Pic-Nic solidaire à la Préfecture - Mercredi 31 mai à 12h

Le 31 mai, il restera un mois et 17 jours.

Un mois et 17 jours pour rappeler à la Préfecture d'Ille-et-Vilaine que son devoir est de trouver des solutions de logements aux migrant.e.s de la Poterie et pour exiger leur régularisation.

Après notre rassemblement devant la Mairie lundi 22 mai, après deux rendez-vous avec des élu.e.s pour tenter de débloquer la situation, après une mobilisation sans appel des rennais.e.s pour soutenir les migrant.e.s de la Poterie, une porte reste résolument close à nos revendications : celle de la Préfecture.

Nous invitons donc tous nos soutiens, et plus largement, tou.te.s les rennais.e.s, à partager avec nous un pic-nic revendicatif devant la Préfecture d'Ille-et-Vilaine, mercredi 31 mai à 12h.
Qu'il ne leur soit pas possible de nous ignorer, à défaut de nous répondre !

Nous pourrons partager un repas cordial, et chanter ensemble une chanson de notre composition :
🎼 " Z'avez pas vu Mirmand?!! " 🎶



Venez nombreuses et nombreux, ramenez de quoi vous sustenter, et de quoi nous amuser !
Plus on est nombreu.ses.x, plus on fait du bruit, plus on fait du bruit, mieux on est entendu.e.s !


RELOGEMENT ET REGULARISATION DE TOU.TE.S LES MIGRANT.E.S DE LA POTERIE !

mardi 23 mai 2017

Retour sur le Rassemblement du lundi 22 mai

Du monde hier après-midi pour exprimer du soutien aux migrant.e.s de la Poterie !

Une centaine de personnes s'est réunie sous les fenêtres de la salle du conseil municipal pour faire entendre la mobilisation rennaise aux élu.e.s.

Les tentes 3sec étaient de sortie, pour faire comprendre aux passant.e.s qu'à l'heure actuelle, elles constituent la prochaine "maison" des familles migrantes de la Poterie.

Nous avons pu interpeller directement la Maire sur ce qu'elle comptait proposer en termes de relogement et sur son engagement de campagne qu'il n'y ait aucun enfant à la rue sous son mandat.
Si sa réponse rappelle la responsabilité de la Préfecture dans le relogement et la régularisation, permettant de relativiser celle de la Mairie, il n'empêche que le dialogue est bien engagé, et que des voies sont ouvertes.
Nous remercions les élu.e.s qui nous ont soutenu dans notre démarche.

Aujourd'hui mardi 23 mai : 2ème réunion pour étudier les solutions de relogement des migrant.e.s de la Poterie. Nous y allons avec la ferme intention de faire avancer le dossier, et d'obtenir des garanties !

   Crédit Photo : Ouest-France

DES PAPIERS, DES LOGEMENTS, POUR TOU.TE.S

mercredi 17 mai 2017

Rassemblement festif pour le relogement des migrant.e.s de la Poterie


Le 17 juillet, c'est dans deux mois.

On a manifesté, chaque mois depuis novembre.
On a envoyé des dizaines de lettres recommandées.
On a organisé des concerts de soutien.
On a recolté des signatures de Rennais.e.s par pétition.

170 personnes dont la moitié de d'enfants vont se retrouver à la rue le 17 juillet. Et toujours pas de nouvelle de la Préfecture, (répresentante de l'Etat garant du droit au logement) malgré nos multiples demandes.

Mais où se cache donc Monsieur Mirmand, notre cher préfet ?!!

La Mairie commence un peu à se remuer: nous avons eu une première réunion de travail et des pistes ont été soulevées. Alors lundi on veut être nombreux.ses pour crier haut et fort: "Nathaliiie !! On est avec toi, c'est dans ce sens là qu'il faut aller ! Allez continue ! Et surtout, chope nous un rendez vous avec le Préfét avec qui tu as bientôt ton rendez vous mensuel ! "
Et pour ca on vous prépare quelques petites surprises, musique et arts au programme...
On vous invite à venir avec vos instruments de musique, et si vous n'en avez pas, une casserole et une cuillere en bois ;)

Alors RDV pour le rassemblement devant la Mairie lundi 22 mai à 17h, heure de début du conseil municipal.

Faisons entendre nos voix et revendications à celles et ceux qui ont un toit, et qui peuvent en trouver pour les migrant.e.s de la Poterie.


Des papiers et des logements, POUR TOU.TE.S !


lundi 8 mai 2017

Inter-organisations du 11 mai

6 Manifestations, des soirées de soutien, une pétition, des courriers, des interpellations, des tractages, et 39 organisations de soutien !
Au bout du compte, toujours rien de concret pour les migrant.e.s de la Poterie, alors que le 17 juillet (date fatidique de la fin des Jardins) arrive demain !
Si l'on peut se réjouir de la mobilisation qui se fait autour de nous, il est urgent de penser collectivement de nouvelles perspectives de lutte. Le silence de la Préfecture doit cesser !
Un Toit c'est Un Droit et le Conseil des Migrant.e.s de la Poterie vous invitent à venir penser avec nous et nos allié.e.s les suites envisageables au combat des migrant.e.s : 
RELOGEMENT ET REGULARISATION !
Cette réunion se veut ouverte : plus nous serons, plus nous aurons de poids !
A jeudi, 18h30 aux Jardins !

UTUD

mercredi 3 mai 2017

Concert solidaire - Collectif Micronomade & EarPlug + Bonus : DJ Party

Ça bouge encore et toujours à la Poterie !
9 semaines. C'est le temps qu'il reste aux familles de la Poterie avant de devoir quitter les Jardins. C'est court, très court. Pour autant, pas question de se résigner, montrons-nous fort.e.s et solidaires, dans la rue comme pour la fête ! C'est donc avec grand plaisir que l'association Un Toit c'est Un Droit et que les migrant.e.s de la Poterie vous accueillent, vendredi 12 mai, à l'occasion d'un concert de soutien. Vous pourrez entendre en première partie le collectif Micronomade, une chorale montée par les migrant.e.s de la Poterie. En seconde partie, le groupe Earplug jouera ses propres compositions : chanson française, sur musique rock, funk, blues. En fin de soirée, une DJ Party sera organisée : les musiques choisies avec soin par les migrant.e.s résonneront jusqu'à 00h30 ! Les dons recueillis lors de cet événement serviront à accompagner les migrant.e.s dans leurs démarches :
Des papiers et des logements pour les migrant.e.s de la Poterie !

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour ce concert !

29 avril Une Belle manifestation


Une belle manifestation, la sixième, s'est déroulée samedi 29 avril après-midi sur les quais entre le pont PASTEUR et la place de Bretagne. Plusieurs centaines de personnes, soutenant les migrant.e.s, exigeaient que la situation de chacun d'entre eux soit examinée tant au niveau de leur relogement qu'au niveau de leur régularisation.



Merci à tou.te.s de les avoir rejoint et soutenus. Merci aux 39 organisations qui nous soutiennent dans cette lutte, et merci à la fanfare d'avoir assuré l'ambiance !

pétition entre signatures papier et en ligne 648 signatures !
C'est génial, mais pas suffisant ! Objectif : 1000 ! diffuser auprès de vos amis. Pas un enfant à la rue le 17 Juillet
=> signer la pétition

près de 70 salariés de la CARSAT manifestent leur solidarité aux migrants de la POTERIE

« C'était tellement beau qu'on n'avait pas envie d'y toucher ! Vraiment incroyable ce qu'ils nous ont préparé ! On a essayé de goûter à tout parce qu'on sentait qu'ils avaient mis un point d'honneur à faire dans l'excellence… mais c'était juste impossible ! ». Sur les tables nappées de blanc et ornées de petits bouquets, s'étale l'art culinaire du monde : Mongolie, Tchétchénie, Albanie, Afrique, Géorgie, Afghanistan, Kosovo,...

Ce jeudi 27 avril, près de 70 salariés de CARSAT (la caisse de retraite voisine des Jardins de la Poterie) étaient invités par les migrants à venir y déjeuner, chaque convive ayant participé à la hauteur du prix d'un repas « normal ». Depuis la veille, tout le monde était en effervescence, le matin même, certaines dames s'étaient levées à 4 h du matin pour être sûres d'être dans les temps, les hommes s'occupant de l'installation et de la déco : « On sait que ce sont des gens qui travaillent, il faut absolument qu'on respecte les horaires et puis on veut que ce soit parfait ». Chaque communauté s'était cotisée pour abonder le budget prévu, quitte à se priver ensuite sur son propre quotidien et hors de question de se faire rembourser : « On veut faire le maximum parce qu'on veut vraiment remercier toutes les personnes qui nous aident ».

Les discussions allaient bon train autour des tables autour de la situation des migrants, des perspectives de relogement après le 17 juillet, de comment faire pour aider, etc. « On peut avoir un discours théorique sur les migrants mais les avoir en face de soi, c'est autre chose. Voir les yeux des enfants, le sourire éblouissant des cuisinières… On ne peut pas ressortir d'ici comme on est entré... ». « En fait, ce sont les migrants qui nous rappellent le terme de fraternité de notre devise ».


Une belle journée, pleine de chaleur humaine pour tous.

une délégation de la ville de Rennes aux Jardins de la poterie

Ce 25 avril, les résidents s'étaient mis sur leur trente-et-un pour recevoir une délégation de la ville de Rennes constituée du CCAS au grand complet et d'élus (M Bourcier, Mmes Briand, Faucheux, Hakni-Robin et Marchandise). Les tables étaient nappées de blanc, des petits bouquets de fleurs avaient été cueillis dans les jardins, le café était prêt. Un drapeau français avait même été accroché au-dessus du tableau des activités, comme une affirmation de leur volonté de s'intégrer dans ce pays qui pourtant, jusqu'à présent, ne leur avait guère fait de cadeaux… Étaient également présents plusieurs représentants des associations du collectif de soutien aux Jardins de la Poterie : CCFD Terre solidaire, Fondation Abbé Pierre, Si on s'alliait, représentant de l'intersyndicale CGT-CNT-SUD solidaires des travailleurs sociaux, ...

Après un exposé du fonctionnement du lieu par l'association Un toit c'est un droit et un point financier (pour le premier semestre, l'apport de la Fondation Abbé Pierre et des résidents eux-mêmes, via notamment l'organisation des concerts, a permis de couvrir tous les frais), une résidente prenait la parole pour remercier la mairie et lui rappeler que tous comptaient sur son aide pour l'après 17 juillet, date fixée pour l'évacuation du lieu.

Un point était fait également sur la situation administrative des résidents et l'attitude de la préfecture imposant sans arrêt de nouvelles exigences pour la régularisation des personnes, comme la nécessité d'avoir une promesse d'embauche, ce qui ne figure nulle part dans les circulaires ministérielles. Une habitante prenait alors la parole pour expliquer les choses : « Beaucoup d'entre nous sommes ici depuis plusieurs années, parfois même 6 ou 7 ans, nous avons des enfants nés en France qui sont tous scolarisés. Certains d'entre nous ont même eu des autorisations de travail qui ont ensuite été supprimées pour des motifs arbitraires : à la préfecture de Rennes, il y a toujours un papier qui manque ou un papier, hier considéré comme valable, qui brusquement ne convient plus. Nous ne devrions pas être ici : nous devrions être au travail et rentrer le soir chez nous, comme tout le monde ».



L'association Un toit c'est un droit rappelait que l'État avait obligation d'héberger les personnes mais que le 115 était totalement saturé : « Avec ses 141 places sur Rennes, une demande sur deux est aujourd'hui rejetée et ce n'est pas avec les 36 places supplémentaires qui vont être créées qu'il pourra faire face, le 17 juillet prochain, à la mise à la rue des 170 résidents des Jardins de la Poterie, dont 78 enfants. Hors, aujourd'hui, la préfecture refuse de recevoir les associations pour discuter de l'après 17 juillet ! ».

M Bourcier, adjoint à la solidarité, rappelait que la Maire de Rennes resterait fidèle à son engagement de campagne : « Pas d'enfants à la rue ». Il annonçait ensuite la volonté de la mairie de mettre en place des réunions de travail tous les 15 jours afin de trouver des solutions pour la sortie de la Poterie, expliquant que beaucoup de communes avaient réservé des logements pour des réfugiés syriens qui n'étaient jamais arrivés et qu'il existait aussi dans le parc privé des bâtiments vacants, en attente de projets immobiliers. « Nous ne partons pas de rien : aujourd'hui nous avons l'expérience des commodats, sur le plan légal, et l'expérience de la gestion de ce lieu par l'association ». Une militante faisait alors remarquer que ça faisait 5 ans que l'on parlait de conventions avec les promoteurs immobiliers mais que rien n'avait été fait et qu'il avait fallu l'ouverture du squat de la Poterie pour qu'enfin les choses bougent : « Cette fois nous n'avons pas droit à l'erreur : le 17 juillet c'est demain, on a déjà pris beaucoup de retard ».


La délégation de la ville de Rennes partait ensuite visiter les locaux, invitée par les résidents à entrer dans les chambres.

samedi 22 avril 2017

6ème rendez-vous : MANIFESTATION Samedi 29 avril Départ à 15h00 Place de la République


MANIFESTATION Samedi 29 avril Départ à 15h00 Place de la République
VIVRE SANS PAPIERS, VIVRE SANS LOGEMENT : IMPOSSIBLE ! VIE DE GALÈRE !
Le 14 juin 2016, des personnes étrangères sans papiers et sans logement, soutenues par l’association Un toit c’est un droit, trouvaient refuge dans une ancienne maison de retraite désaffectée, dans le quartier de la Poterie.
Aujourd’hui, le lieu abrite plus de 160 personnes, essentiellement des familles. 70 enfants y dorment chaque nuit avant de se rendre dans les écoles du quartier !

En août dernier, la Justice avait accordé un délai de six mois. Un accord a ensuite été signé entre le propriétaire (le groupe Lamotte-Constructeur) et l'association Un toit c'est un droit  permettant aux occupants d'y rester jusqu’au 17 juillet 2017. La ville de Rennes a également signé une convention pour la prise en charge des fluides.
Ce lieu est un symbole de la situation actuelle du logement à Rennes (et ailleurs). Tous les soirs, d’autres personnes à la rue y viennent pour tenter de trouver un abri.
Le 115 (numéro d’hébergement d’urgence) est saturé : il n’y a pas assez de places pour tout le monde.


Depuis plusieurs mois, grâce à l’association Un toit c’est un droit, de nombreuses initiatives ont été mises en place pour soutenir le lieu (cours, concerts, animations, repas…). De nombreuses autres associations, des lycéens, des étudiants et bien des habitants du quartier multiplient les actes de solidarité. 

Mais, dans l'état actuel des choses, aucune solution de relogement n'étant envisagée par les autorités, ce sont donc plus de 160 personnes, dont 70 enfants, qui se retrouveront à la rue le 17 juillet. Il y a donc urgence :

Montons d'un cran dans la mobilisation !

L’obtention de papiers et l’accès à un logement sont deux conditions urgentes pour que les habitants des Jardins de la Poterie ne se retrouvent pas à la rue en juillet prochain. En solidarité avec les habitants, nous avons donc décidé d’interpeller les pouvoirs publics sous diverses formes et de manifester tous les mois. Après plus de 6 mois de manifestations,  nous continuons de demander :

Des papiers et des logements pour les habitants des Jardins de la Poterie !!!
6ème rendez-vous :
MANIFESTATION
Samedi 29 avril
Départ à 15h00
Place de la République

Signataires : Alternative Libertaire Rennes – Bienvenue ! – CADTM – Châto sans frontières – Cimade 35 – CCFD Terre solidaire 35 – Conseil des migrants – Cridev – D’ici ou d’Ailleurs Rennes – DAL 35 – Ensemble! 35 – EELV Rennes – FA-Groupe la sociale – Fédération Secours Populaire Français 35 – FSU 35 – Fondation Abbé Pierre Bretagne – MIDAF – MIR – MJCF 35 – Langophonies – LDH Rennes – MRAP – Mouvement de la paix – NPA Rennes – Nuit Debout Rennes – Open School For Refugees – Parti Pirate - PCF Rennes métropole – PG Comité Rennes – Québriac migrants solidarité – RESF 35 - Si on s’alliait ? – Solidaires étudiant-e-s Rennes – UTUD – Union Locale CGT de Rennes – Union Locale CNT 35.

lundi 10 avril 2017

Lundi 17 avril 2017 à 19h00 Lundi de Pâques Folk

Lundi de Pâques 19h00 folk jardins de la Poterie
Vous avez raté le blues. Vous n'êtes pas disponible le samedi

Prochain spectacle à ne pas manquer....Entrée gratuite. Dons acceptés pour payer charges et produits entretien... Venez soutenir les accueillis de la Poterie. Faites circuler...

Country  Lundi 17 Avril 2017 à 19h00 Lundi de Pâques. Jardins de la Poterie Artistes solidaires

Slim Wild Board & Bad Blood Mood

Un folk blues ténébreux parsemé d’éclats western et rockabilly, qui revendique un son roots et défend sa dimension artisanale et bricolo. Des morceaux qui pourraient être issus du fin fond des États-Unis et joués par des allumés qui entretiendraient une tradition ancestrale à grand renfort de voix écorchée, guitares lumineuses et balades crépusculaires


vous vous offrez 2 heures de voyage ...

vous aimez le folk...
Ce duo rennais nous offre un set authentique et chaleureux...


invitez vos amis...








mercredi 5 avril 2017

Samedi 8 avril 2017 20h30 Jardins de la Poterie Artistes solidaires Two men in blues

Prochain spectacle à ne pas manquer....Entrée gratuite. Dons acceptés pour payer charges et produits entretien... Venez soutenir les accueillis de la Poterie. Faites circuler...

Blues samedi 8 avril 2017 20h30 Jardins de la Poterie Artistes solidaires Two men in blues:
vous vous offrez 2 heures de voyage dans les Bayous...

vous aimez le blues
guitare acoustique, stomp au pied,dobro en bandouliere,harmonica à portée de bouche et voix grave à l'unisson,le duo rennais nous offre un set authentique et chaleureux...(article blues sur le zinc,mars 2017)
invitez vos amis...




















Rennes, Un Toit C'est un Droit !Pour nous écrire :  untoitundroit35@gmail.com
pour suivre l'actualité de notre mouvement : http://untoitundroit35.blogspot.fr/

lundi 20 mars 2017

Vendredi 24 mars 20h30 les jardins de la poterie concert
Votre participation permettra de participer aux charges (eau, electricité, chauffage)

mardi 7 mars 2017

L'actualité des Jardins de la Poterie

Le squat a accueilli vendredi 3 mars la chanteuse Angie Goma pour un nouveau concert de soutien aux migrants des Jardins de la Poterie. 



Samedi 4 mars, la manifestation mensuelle, soutenue par une trentaine d'organisations rennaises pour le droit des migrants. La manifestation devait se terminer  vers 17 h devant l'hôtel Pasteur, où débutait parallèlement la lecture marathon de l'Encyclopédie des migrants.


Nous apprenions alors qu'un groupuscule d'une quinzaine d'individus d'extrême droite se revendiquant du GUD s'était rassemblé à République et manifestait son intention d'en découdre avec notre rassemblement :


La décision fut alors prise de raccompagner les migrants, en cortège, jusqu'à une autre station de métro.
Certes, la police a contenu le « rassemblement » place de la République et a escorté notre cortège jusqu'au métro mais nous apprenions, quelques dizaines de minutes plus tard, que les fascistes étaient ensuite allés défiler en toute impunité dans le centre-ville puis s'étaient attaqués à un groupe de marginaux place Sainte Anne.

Ce samedi soir 4 mars se déroulaient à Rennes deux événements simultanés de solidarité avec les migrants : un concert au bar le « Papier Timbré » et la lecture de l'Encyclopédie des migrants à Pasteur. Face aux risques et à l'absence manifeste de réaction des forces de l'ordre, une chaîne de solidarité et de surveillance se mettait immédiatement en place dans le centre et autour des bâtiments abritant des migrants.

Un contexte délétère 

Dans la nuit du 27 au 28 janvier, entre minuit et 2 h du matin, à l'occasion du match Rennes-Nantes, un groupe de néo-nazis avait déjà fait quelques « percées » à République et au Colombier et répandu la panique rue de St Malo, allant jusqu'à poursuivre les gens dans les commerces et blessant plusieurs personnes. Malgré plusieurs dizaines d'appels aux forces de l'ordre, celles-ci n'étaient pas intervenues (une pétition des commerçants en direction des autorités locales, face à leur silence, avait d'ailleurs été rédigée par la suite).

Tandis qu'à Nantes, le samedi 4 mars, 4 participants à la manifestation contre l'extrême droite étaient interpellés, dont certains pour « attroupement avec visages dissimilés », à Rennes, au même moment, les néo-nazis (pourtant eux aussi casqués et masqués pour quelques-uns d'entre eux !) pouvaient, après un rapide contrôle d'identité, repartir en toute tranquillité manifester et attaquer des gens dans le centre-ville !
Nous le savons, depuis plusieurs mois, le centre-ville de Rennes est systématiquement interdit aux manifestations : ainsi, par exemple, la manifestation prévue le 8 mars pour les droits des femmes a-t-elle été interdite ! Que ce soit pour des rassemblements à revendication sociale ou contre les violences policières, la répression s'est également régulièrement abattue sur les manifestants. Par contre, il semblerait que l'extrême droite, elle, ait tous les droits !
Cette situation est totalement inadmissible ! Les démocrates se verront-ils désormais contraints d'assurer eux-mêmes leur propre sécurité ?

Le droit de manifester fait partie des libertés fondamentales et les organisations démocratiques doivent pouvoir le retrouver (y compris dans le centre-ville). 

L'incitation à la haine est un délit. 
Elle doit être sanctionnée et la population doit être protégée.

lundi 6 mars 2017

Préparation du départ 17 juillet 2017: nous recherchons....

APPEL POUR LES JARDINS DE LA POTERIE
Le squat ouvert en juin dernier par des migrants à la rue, dans l'ancienne maison de retraite des Jardins de la Poterie, a été légalisé en décembre dernier, permettant aux résidents (dont 50 % d'enfants) d'avoir immédiatement le chauffage et d'y séjourner demanière tout à fait officielle. Des conventions ont été signées avec la ville de Rennes et la Fondation Abbé Pierre pour la prise en charge des frais (eau, électricité, chauffage),permettant aux résidents (qui apportent également leur contribution, dans la mesure deleurs faibles revenus) d'avoir un moment de respiration. L'objectif est bien sûr d'en sortir par le haut avec des régularisations et un relogement à terme : pour faire entendre nos exigences aux autorités (c'est à dire, en fait, le simple respect de la loi), chaque mois, une trentaine d'organisations appelle à manifester. Toutefois, la convention d'occupation signée avec le propriétaire prévoit un départ le 17 juillet à 10 h : tout matériel restant dans le lieu serait déposé en garde-meuble… à la charge de l'association « Un toit c'est un droit » qui accompagne les résidents ! Il nous faut donc anticiper dès maintenant.

Préparation du départ
•Nous cherchons des lieux de stockage (garages, granges, etc)
• Nous souhaitons organiser un parrainage matériel : une famille française veillant soit à l'écoulement du matériel d'une famille migrante (Bon Coin, Donnons.org, etc), soit offrant une possibilité de stockage des affaires personnelles.
Un ou deux vide-maisons seront organisés sur place (ce qui permettra aux gens de gagner un peu d'argent) : les dates seront communiquées ultérieurement, vraisemblablement toute fin juin et/ou début juillet. • Nous aurons également besoin de beaucoup de main d’œuvre, camionnettes, voitures entre le 7 et le 17 juillet pour assurer le transport du matériel. Nous comptons donc beaucoup sur la mobilisation des Rennais, comme ça a été le cas durant toute cette année aux Jardins.

N'hésitez pas à faire circuler le présent appel et à nous signaler vos disponibilités sur le mail de l'association.

 Et, en attendant, n'oubliez pas que la saison culturelle continue à la Poterie ! Vous trouverez la programmation des concerts sur le site de l'association « Un toit c'est un droit » : http://untoitundroit35.blogspot.fr/

vendredi 24 février 2017

Mal-logés, sans-papiers... SOLIDARITE : Concert de soutien à UTUD




A l'heure du repli identitaire en Europe ou ailleurs et de la montée de l'extrême-droite la plus
décomplexée, nous devons montrer notre solidarité envers les personnes migrantes qui viennent chercher un avenir meilleur chez nous, n'en déplaise à ces théoriciens paranoïaques du "grand remplacement" et ces prédicateurs du choc des civilisations.
Et non, ces gens fuyant la guerre, la misère, les persécutions ne sont pas illégaux. La France, soit disant pays des droits de l'homme, La France, terre d'Asile ne joue pas son rôle. l’État fuit ses responsabilités, abandonnant aux militant-es, aux associations comme UTUD _Un Toit c'est Un Droit_et à leurs bénévoles, le soin d'accueillir, héberger, orienter de nombreux demandeurs d'asile,réfugié-es et mineur-es isolé-es.

A Rennes, 160 personnes dont 70 enfants ont trouvé refuge dans un squat dans le quartier de la Poterie. Plusieurs mobilisations ont permis notamment de payer le chauffage, pour que ces familles puissent vivre plus dignement. Cette mise à l'abri est temporaire et il est urgent qu'elles obtiennent des papiers et des logements décents et pérennes.

Il est aussi lamentable que des centaines de personnes vivent dans la rue à Rennes, alors que de nombreux logements sont vacants, assujettis entre autres, à la spéculation immobilière.

Modestement, la CNT35 souhaite participer à cette solidarité et organise un concert de soutien à l'association UTUD, le 4 mars au Papier Timbré, avec La Dernière Mesure (Hip-Hop de Paname) 

Pour découvrir La Dernière Mesure :

https://ladernieremesure.bandcamp.com/album/gu-rilla-fant-me-2

mercredi 15 février 2017

Le programme des prochains séminaires de l'EHESP autour de santé / migration



http://www.ehesp.fr/campus/agenda/les-seminaires-du-mardi/

Les prochains séminaires du mardi (13h à 14h) sur autour 
de la thématique santé/migration auront lieu : 

21 mars : Nathalie Simonnot, directrice adjointe du réseau international de médecins du monde "Etats de santé des personnes accueillies dans les centres de santé de Médecins du monde et partenaires."

4 avril : Daria Rostirolla, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Ehess « Santé mentale des migrants : enjeux de l’ interprétariat »

25 avril : Clélia Gasquet, enseignante-chercheure, département Sciences humaines et sociales, EHESP. "Grossesse et migration : l’accès aux soins en question"

9 mai : Céline Gabarro, Unité de Recherche Migrations et Société (Urmis), "Accès aux soins des étrangers en situation irrégulière"

Tous ces séminaires sont ouverts au public. 

L’Encyclopédie des migrants : Remise officielle et marathon de lecture à Rennes – 4 et 5 mars 2017


Après 3 années de travail qui ont mobilisé plus de 700 personnes, L’Encyclopédie des migrants voit enfin le jour ! Les villes de Brest, Rennes, Nantes, Gijón, Porto, Lisbonne, Cadix et Gibraltar accueillent un exemplaire imprimé de L'Encyclopédie qui réunit 400 témoignages de personnes migrantes. 

À Rennes, la remise officielle aux représentants de la ville aura lieu le samedi 4 mars à 11h30 au Triangle, en présence de Nathalie Appéré, maire de Rennes, et de membres de l’équipe du projet.

 
Remise officielle 
le samedi 4 mars 2017 à 11h30
Le Triangle, boulevard de Yougoslavie, 35200 Rennes


La remise officielle de ce livre imposant – 1782 pages, 3 volumes grand format, reliure artisanale, lettrage d’or – sera suivie d’un marathon de lecture, auquel participera une équipe de plus de cent lecteurs volontaires, à L’Hôtel Pasteur, avec l’ambition de lire les témoignages de A à Z en 24 heures.

Marathon de lecture 
du samedi 4 mars 
• 18 h — au dimanche 5 mars 2017 • 18 h
L'Hôtel Pasteur, 2 place Pasteur, 35000 Rennes
Manifestations gratuites ouvertes à tous
 
Pour être bénévole et/ou lecteur, contactez Claire Bizien : administration@agedelatortue.org ou 09 50 18 51 65

dimanche 29 janvier 2017

Ça bouge autour du squat ! (4)

La "saison culturelle" du squat de la Poterie se poursuit...

"Quand le jazz est là, la déprime s'en va..."


Le dimanche 22 janvier, les 7 musiciens de Tutti Combo sont venus partager leur répertoire de jazz, variétés et quelques compositions. 

Le mercredi 25 janvier, 3e manifestation de soutien avec les occupants du squat
 pour qu'ils obtiennent des papiers et des relogements ! 



Et le prochain spectacle à ne pas manquer !



mardi 17 janvier 2017

Ça bouge autour du squat ! (3)

De l'émômtion, du rêve et beaucoup de plaisir au concert jeune public de Marion Rouxin !


Dimanche 8 janvier s'est déroulé aux Jardins de la Poterie le concert jeune public de Marion : un vrai délice (« Miam, miam, miam ! ») pour les petits et les grands (aussi !). Salle comble comme d'habitude et beaucoup de dons pour aider les résidents à payer le « loyer » de ce qui n'est désormais plus un squat (il va falloir s'habituer à changer de vocabulaire !).

Prochains spectacles programmés 
  • dimanche 22/01 à 17 h : Tutti Combo


Ce groupe de 7 musiciens interpréteront des standards de jazz, de variétés, et quelques compositions.

  • samedi 4/02 à 20 h 30 : Double casquette Swing
  • vendredi 3/03 à 20 h 30 : Fest-Noz Christophe Grandjean 


samedi 31 décembre 2016

Pour l'application du droit à l'hébergement et à l'inconditionnalité de l'accueil

Source Cimade - 22 décembre 2016

http://www.lacimade.org/publication/pour-lapplication-du-droit-a-lhebergement-et-a-linconditionnalite-de-laccueil/

La loi française prévoit que « toute personne sans abri a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y demeurer jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée. »
Pourtant, lors des permanences de la Cimade en Bretagne-Pays de Loire, nous rencontrons de nombreuses personnes étrangères qui se retrouvent à la rue ou en situation de mal logement. Ces personnes sont en détresse sociale et doivent bénéficier, elles aussi, de la loi française.


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La loi française prévoit que « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d’hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation. » (article L.345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles)
Pourtant, lors des permanences de la Cimade en Bretagne-Pays de Loire, nous rencontrons de nombreuses personnes étrangères (demandeurs d’asile, mineurs isolés étrangers, déboutés de l’asile, étrangers malades….) qui se retrouvent à la rue ou en situation de mal logement (rue, squat, abri de fortune, hébergement chez des tiers…). Ces personnes sont en détresse sociale et doivent bénéficier, elles aussi, de la loi française.

ÊTRE DEMANDEUR D’ASILE ET DORMIR À LA RUE


Les services de l’État ont fait de réels efforts ces dernières années en ouvrant de nouvelles places dans les centres d’accueil pour les demandeurs d’asile (CADA) ; néanmoins, celles-ci restent nettement insuffisantes. En effet, dans toutes les villes de la région, des demandeurs d’asile dorment encore à la rue (dans le Morbihan ou au Mans par exemples) ou dans des squats (à Nantes, Rennes et Brest). Ils n’ont toujours pas accès à un hébergement et à des conditions d’accueil dignes, au mépris de la législation française[1] et européenne[2].
Faute de places suffisantes, des critères de vulnérabilité ont été introduits. Mais un hébergement doit être proposé à l’ensemble des demandeurs d’asile, et pas uniquement aux personnes vulnérables. Or, en ne permettant pas à tout demandeur d’asile d’accéder à un CADA, les services de l’État créent une réelle inégalité dans l’accompagnement proposé.

SORTIR D’UN CADA SANS SOLUTION D’HÉBERGEMENT


La loi prévoit que dès que les personnes sont déboutées de leur demande d’asile, elles doivent quitter leur hébergement en CADA (lorsqu’elles ont eu la chance d’en obtenir un) dans un délai d’un mois.
Dans un contexte de durcissement légal pour les personnes déboutées de l’asile, le ministère de l’Intérieur a invité les préfets dans une note du 6 mai 2016 à mettre en œuvre la procédure du référé mesures utiles[3] pour la sortie des déboutés, en vue de désengorger le dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile. La note précise que les dispositions du code des procédures civiles d’exécution ne s’appliquent pas dans ces circonstances (et notamment la « trêve hivernale »).
Depuis septembre 2016, on a vu les premières procédures d’expulsion accélérée des CADA en Vendée et en Loire-Atlantique. Mais, alors que la loi le prévoit, aucune solution alternative d’hébergement n’est proposée aux personnes concernées.
Concernant les familles déboutées avec des enfants mineurs, même si ce sont les services de l’État qui ont la responsabilité principale de les héberger (article L.345-2 du CASF), dans l’ensemble des départements de la région, les services de l’Aide Sociale à l’Enfance ne prennent même pas la peine de répondre aux demandes et n’assument ainsi pas leur responsabilité supplétive au titre de la protection de l’enfance. En agissant ainsi, ils portent une atteinte grave à l’intérêt supérieur de l’enfant
Enfin, certaines préfectures semblent donner des consignes au 115 pour que les personnes déboutées du droit d’asile ne puissent pas accéder à l’hébergement d’urgence, ce qui constitue une atteinte grave au principe d’inconditionnalité de l’accueil.
La gestion de la pénurie des places d’urgence ne doit se faire ni au détriment des personnes étrangères en situation administrative précaire, ni au détriment d’aucune autre population concernée. La Cimade Bretagne-Pays de Loire rappelle que toute personne en situation de précarité, y compris étrangère en situation irrégulière, a des droits auxquels elle doit pouvoir accéder : hébergement, aide alimentaire, soins, scolarisation.
Les personnes déboutées ne font pas le choix de rester dans des hébergements réservés aux demandeurs d’asile. Elles ne souhaitent simplement pas se retrouver à la rue, dans l’indignité. Si une autre proposition d’hébergement durable leur était proposée, elles partiraient de leur plein gré.

ÊTRE MINEUR ISOLÉ ET DORMIR DANS LA RUE


Dans l’ensemble des villes de la région, des mineurs isolés étrangers errent. Lors de leur arrivée dans un département, les jeunes étrangers isolés sont pris en charge provisoirement pendant cinq jours, le temps d’une « évaluation » de leur minorité par les services départementaux de l’Aide sociale à l’enfance ou une association délégataire. A Nantes, pour cette période, les jeunes sont seuls dans des hôtels. Ensuite, si leur minorité est contestée, ils se retrouvent à la rue : c’est le cas à Brest, où ils ont rejoint des familles de demandeurs d’asile déboutées ou en procédure « Dublin » dans des squats. C’est également le cas à Saint-Brieuc où le milieu associatif se débrouille pour leur trouver des hébergements alternatifs en attendant que les procédures menées par des avocats rétablissent ces jeunes dans leurs droits. C’est aussi le cas à Nantes où les militants ont ouvert des squats « mineurs »…
Le second temps où ces jeunes se retrouvent à la rue est leur arrivée à la majorité : pris en charge par les services départementaux de l’Aide sociale à l’enfance, les démarches pour l’ouverture de droits à leur majorité ne sont pas toujours entamées, loin s’en faut.
La Cimade Bretagne-Pays de Loire, sollicitée parfois en amont, et parfois trop tard, par des travailleurs sociaux démunis, plaide pour une meilleure formation des travailleurs sociaux en charge des mineurs isolés étrangers et des instructions claires dans les services départementaux.
Enfin, les contrats « jeunes majeurs », qui permettent la prise en charge des jeunes afin qu’ils puissent continuer leurs études lorsqu’ils arrivent à la majorité, sont délivrés au compte-goutte. Les autres jeunes sont mis à la rue. Comment suivre des études quand on dort à la rue ?

VIVRE EN SQUAT


À Rennes, le squat de la Poterie est occupé depuis le 14 juin 2016 par 160 migrants de 14 nationalités dont 70 enfants. Les conditions de vie y sont difficiles, notamment par l’absence de chauffage alors que le froid est arrivé.
À Brest, une quarantaine de migrants, dont 15 enfants d’origine roumaine, macédonienne ou albanaise occupaient le squat de Forestou depuis le printemps 2016. Le 20 octobre 2016, ce squat a été évacué laissant des familles à la rue.
À Nantes, plus de 200 migrants se serrent dans différents squats, dont des mineurs isolés. Le 22 novembre 2016, près de 70 personnes qui vivaient dans l’ancien presbytère de Doulon depuis plus de 2 ans ont été expulsées. Parmi elles, des demandeurs d’asile, des réfugiés, des déboutés. Après avoir opéré un « tri » des personnes en fonction de leurs situations administratives, des solutions d’hébergement ont été proposées à la plupart, toutefois sans visibilité sur leur pérennité. Une inquiétude particulière demeure sur la continuité de l’hébergement proposé aux personnes sans titre de séjour.
En squat, les conditions de vie sont très précaires (absence d’eau chaude, de chauffage..), la situation sanitaire est difficile (puces, cafards..), la menace d’une expulsion est quotidienne. Tout cela met en péril la santé, la scolarisation, l’accès aux droits et la sécurité des personnes.
Face aux expulsions de squat sans proposition d’hébergement digne proposée, nous dénonçons un traitement public plus sécuritaire qu’humain qui ne fait qu’aggraver la situation des personnes concernées.
Si ces personnes sont aujourd’hui contraintes de vivre en squat, c’est bien faute de proposition d’hébergement et de logement !

VIVRE HÉBERGÉS CHEZ DES TIERS


Face à la complexité des dispositifs, des critères et des filières de priorité, les personnes sont souvent perdues. Parfois, elles ne sollicitent plus les dispositifs, elles n’appellent plus le 115, découragées de devoir toujours rappeler et par la rareté des réponses positives. Elles se replient alors sur des solutions individuelles : hébergement chez des tiers (amis, famille, compatriotes) ou d’hébergement-citoyen.
En Vendée, le réseau WELCOME a accueilli une soixantaine de personnes depuis sa création en octobre 2015. Si l’entraide-citoyenne existe, elle ne saurait se substituer à l’application de la loi et aux prérogatives de l’État.
Le caractère temporaire de ces solutions d’hébergement et la contrainte que subissent à la fois les personnes hébergées et les hébergeurs maintiennent une réelle précarité.
L’hébergement par des tiers ne peut pas être une variable d’ajustement invisible à la crise de l’offre publique d’hébergement et de logement.
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Nous, bénévoles de la Cimade Bretagne Pays-De-Loire, qui voyons chaque jour les conditions d’accueil des personnes migrantes et les principes de l’action sociale bafoués, demandons que toute personne sans hébergement sur le territoire, y compris celles qui ne possèdent pas de titre de séjour, puissent bénéficier d’un hébergement adapté et durable en vertu de l’article L.345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles. Ce droit à l’hébergement, dans son effectivité, est bien trop souvent bafoué !
Le dispositif d’hébergement est aujourd’hui sous pression. Il ne permet pas de répondre à toutes les situations de précarité et d’exclusion[4] rencontrées sur le territoire. Ceci n’est pas acceptable.

Aussi nous demandons:

La création de places d’hébergement en CADA
La création de places d’hébergement de droit commun.
Le respect du principe d’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence, hissé au rang de liberté fondamentale par le Conseil d’État[5]
L’arrêt des expulsions de CADA sans proposition d’hébergement accompagné digne et durable
L’arrêt des expulsions de squat, sans proposition d’hébergement accompagné digne et durable
Par ailleurs, d’autres solutions pérennes sont possibles. Elles nécessitent un effort de tous les acteurs institutionnels (État et collectivités), détenteurs de locaux et de moyens financiers, en liaison avec les acteurs sociaux. Les moyens existent pour faire reculer la précarité dans notre région, il s’agit de le vouloir.


[1]              Loi du 29 Juillet 2015- Chapitre IV : conditions d’accueil des demandeurs d’asile
[2]              Directive 2013/33/UE du 26 Juin 2013
[3]              article L.744-5 du CESEDA
[4] Le baromètre du 115 de la FNARS indique que le taux de réponses négatives pour absence de places disponibles atteint 77% en juillet 2016.
[5]              Ordonnance du Conseil d’État, 10 février 2012